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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

Profil SK Telecom

Sur le marché coréen de la téléphonie mobile, 49,6 M d’abonnés au 30 juin 2010, SK Telecom est l’opérateur leader avec 50% de parts de marché. En 2009, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10 Mds USD.

SKT a forgé et maintient sa domination grâce à une gamme particulièrement attrayante de terminaux et une offre de contenus riche combinés à un marketing performant et des prix sensiblement équivalents à ceux de ses concurrents KT et LG U+.

Pour maintenir son avance, SK Telecom investit environ 200 M USD chaque année en recherche et développement interne tout en coopérant avec de nombreux partenaires coréens et étrangers qui lui permettent de proposer des solutions innovantes à ses clients.

 Actuellement, la stratégie d’innovation du groupe est orientée vers :

-les technologies de réseaux : WCDMA, HSPA+, Wibro, LTE

-les technologies de communication en champ proche : NFC, ZigBee

-les chipsets intelligents : paiement via USIM, ZigBee sur carte SD, contenus sur SIM

-l’image et la vidéo : IPTV, conversion 2D-3D, réalité augmentée

-les applications pour smartphones : SNS, LBS, jeux, outils de traduction, banque

-l’offre B2B : bureau mobile, cloud-computing, plateforme de partage d’informations.

En 2011, comme en 2010, l’entreprise investira 1,2 Md EUR dans ses infrastructures réseaux. SK Telecom prévoit notamment le lancement en Corée du réseau LTE commercial au deuxième semestre 2011. L’opérateur se tourne également vers les pays voisins : Chine, Mongolie et Vietnam.

SK Telecom s’est par ailleurs fixé comme priorité le développement de sa base d’utilisateurs de smartphones qui devrait atteindre 3 M en fin d’année contre 500 000 en janvier. L’ARPU de l’opérateur sur les smartphones est de 55 000 KRW (35 EUR) contre 35 000 KRW (23 EUR) pour les terminaux ‘’classiques’’. Dans cette gamme, l’OS Androïd devrait prendre une part prépondérante comme l’indique l’accord passé avec Google pour appliquer la facturation des applications sur la facture mensuelle de l’abonné. L’opérateur travaille également au développement de son propre OS open-source en interne.

Enfin, si sa stratégie est largement tournée vers le mobile, il ne faut pas oublier que SK Telecom est le deuxième fournisseur d’accès à l’internet fixe en Corée (23% de parts de marché) et le deuxième opérateur de lignes téléphoniques fixes (10% de parts de marché).

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Le haut-débit en Corée

Bien qu’elle bénéficie déjà d’infrastructures de télécommunications de pointe, la Corée poursuit sa politique volontariste en faveur de l’internet haut-débit fixe et mobile. Ainsi, équipementiers, opérateurs et gouvernement unissent leurs efforts et leurs investissements pour maintenir l’avance de la Corée et continuer à nourrir la croissance de son industrie des télécoms.

Fin 2009, on recensait 16,3 M d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée, un chiffre en croissance moyenne de 6% par an depuis 2003. Le pays compte désormais 37 M d’usagers de l’internet fixe, soit 77% de la population. Il s’agit du 10ème taux de pénétration mondial mais surtout du 1er parmi les pays de plus de 20 M d’habitants.

Concernant les types d’accès, la fibre jusqu’au bâtiment (FTTB LAN) et le câble dominent avec respectivement 34% et 32% des abonnés. Les technologies DSL sont en recul (20%), alors que la fibre optique jusqu’au foyer (FTTH) connaît une croissance rapide avec 15% de part de marché en 2009 contre 11% en 2008.

Répartition des abonnés à l’internet haut-débit fixe par type de connexion et par opérateur, KCC, 2009

La dernière étude State of the Internet d’Akamai, rapporte un débit observé supérieur à 5 Mbps pour 74 % des connexions coréennes (60% au Japon), et un débit observé supérieur à 25 Mbps dans 16% des cas (2% au Japon). Ce sont de loin les débits moyens les plus rapides au monde.

Côté mobile, les abonnés aux offres 3G WCDMA, qui peuvent accéder à l’internet mobile en haut-débit, sont plus de 21 M (opérateurs, juin 2009), soit 45% de la clientèle. Lancée en 2006, l’offre Wibro, version coréenne du Wimax, permettant d’accéder à l’internet en très haut-débit en situation de mobilité (20 à 40 Mbps en liaison descendante), comptait 250 000 clients fin 2009.

La Korea Communications Commission, régulateur coréen des télécommunications, a initié le projet BCN (Broadband Convergence Network), pour le déploiement et la convergence des réseaux très haut débit fixes et mobiles. Son objectif pour 2013 est de permettre à 14,5 M d’usagers de bénéficier d’une connexion fixe entre 50 et 100 Mbps en 2013, et à 46 M d’usagers de profiter d’une connexion mobile entre 1 ou 2 Mbps. Ce plan prévoit également le lancement commercial en 2012 de l’ultra haut-débit, de l’ordre d’1 Gbps en fixe et de 10 Mbps en mobile.

Grâce à ces infrastructures toujours plus performantes, les usages les plus consommateurs de bande passante vont continuer à se développer. Ce sont d’ores et déjà près de 30% des internautes coréens qui partagent des fichiers en ligne, 40% qui regardent la télévision en ligne, et 46% qui regardent des films en ligne selon l’enquête annuelle Survey on the Internet usage conduite par l’agence nationale pour le développement d’internet (NIDA).

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Bilan 2009 : l’année du mobile en Corée

Réglementation :

• Depuis avril, il n’est plus obligatoire d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local, ce qui facilite l’accès pour les fabricants étrangers.

• A la fin de l’été 2009, la pression du régulateur permet d’aboutir à une baisse d’environ 8% du prix des communications mobiles, jusqu’alors plus élevé en Corée que la moyenne de l’OCDE.

• Le débat se poursuit sur la recherche d’un modèle économique rentable pour la DMB, télévision mobile. 20 millions de terminaux compatibles ont été vendus à ce jour en Corée.

Marché et concurrence :

• En mars, Sony-Ericsson fait son entrée sur le marché coréen. Nokia fait son retour en avril, après six ans d’absence.

• La progression de Samsung et LG à l’international permet à la Corée de passer la barre des 30% du marché mondial des terminaux au second trimestre. Samsung est leader en France.

• Tout au long de l’année, de nouveaux contrats pour l’export de la technologie Wibro (WiMAX) sont signés en Russie, Iran, Arabie Saoudite. Cette technologie est lancée au Rwanda en décembre.

• Les ventes de netbooks relancent l’offre de service Wibro qui enregistre 250 000 abonnés en août.

• On assiste à une concentration du secteur des télécoms avec la fusion entre les opérateurs KT et KTF, puis entre trois entités du groupe LG : LG Telecom, LG Dacom et LG Powercom.

• La pénétration de la 3G s’accélère avec plus de 40% des abonnés.

Smartphones :

• Les ventes de smartphones décollent, accompagnées par le lancement de plates-formes de téléchargement d’applications par les opérateurs (SK Telecom, KT), mais aussi par les fabricants de terminaux (Samsung).

• Samsung et LG font le choix de commercialiser des téléphones équipés de systèmes d’exploitation open-source comme Android. En décembre, Samsung présente officiellement ‘Bada’, son OS mobile.

• L’iPhone débarque enfin en Corée fin novembre. C’est un succès commercial, 90 000 terminaux sont écoulés les deux premières semaines.

Innovations :

• En mars, des téléphones alimentés à l’énergie solaire sont présentés par Samsung et LG. Samsung commercialise un modèle depuis juin.

• En juillet, Ericsson annonce un investissement de 1,5 milliard de dollars [USD] dans un centre de R&D en Corée.

• En octobre, SK Telecom et Bell signent un MoU pour le développement commun de technologies post 4G.

• En novembre, KT commercialise un mobile compatible Wibro, WCDMA et Wi-Fi.

• Samsung fournit les clés USB (dongles) à l’opérateur TeliaSonera dans le cadre de l’activation en Suède et en Norvège du premier réseau commercial 4G LTE au monde, en décembre.

• Les écrans AMOLED se démocratisent.

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Corée : La KCC : régulateur tout puissant des télécoms et de l’audiovisuel

En février 2008, une des premières mesures du président de la République LEE Myung-bak fut de fusionner le ministère de l’information et de la communication (MIC) et la commission audiovisuelle coréenne (KBC) pour créer la KCC, commission coréenne des communications. Cette fusion s’explique par la volonté d’en finir avec l’inertie due aux conflits entre les différents organes de régulation, mais aussi par une volonté forte d’accélérer la convergence des plateformes, des services et des terminaux de télécommunications et audiovisuels.

Cette nouvelle autorité de régulation dont le président a été nommé par le président de la république, s’est vue confier de nombreuses missions : du respect de la concurrence au développement technologique et commercial et à la convergence des services de télécommunications et medias. La KCC assure également la promotion à l’étranger des technologies locales : Wibro (Wimax coréen) et  DMB (télévision mobile), et plus largement la compétitivité du pays dans le secteur des télécommunications et des médias.

Une des décisions les plus marquantes de la commission fut de mettre fin, en avril 2009, à l’obligation pour les fabricants de téléphones portables d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local permettant à terme une concurrence accrue. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability), plateforme logicielle servant d’environnement pour les programmes et applications sur mobiles, limitait en effet l’accès au marché pour les fabricants étrangers.

Parmi les grands dossiers d’actualité de la KCC, on trouve le développement commercial de l’IPTV, la recherche d’un modèle économique rentable pour la télévision mobile, la dérégulation du secteur des médias par l’ouverture des entreprises audiovisuelles aux capitaux étrangers, la promotion des offres triple-play et quadruple-play (téléphonie fixe et mobile-Internet-TV), l’introduction de MVNO, le développement du Wibro, ou encore la couverture du pays en Internet très haut-débit (1 Gbps).

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Internet mobile et Wibro en Corée

En Corée, 40% des abonnés à la téléphonie mobile utilisent les réseaux mobiles de troisième génération (3G) et peuvent donc se connecter à l’internet haut-débit sur leur téléphone portable. Cependant, comme ailleurs, l’ergonomie des terminaux  et le coût du service constituent des freins à la migration des usages de l’internet fixe vers le mobile. Depuis un an environ, ces usages se développent grâce à un équipement croissant en téléphones à grand écran et smartphones d’une part, et d’autre part à la généralisation de forfaits data illimités à faible coût (4 à 6 euros par mois), auxquels ont déjà souscrit 3 millions d’abonnés.

Par ailleurs, la connexion des autres terminaux mobiles, en particulier les netbooks, se fait principalement par 3G, Wifi (20 000 hotspots) et Wibro (version coréenne du Wimax). Depuis son lancement en 2006, malgré des investissements importants, le Wibro a attiré seulement 170 000 abonnés, et les opérateurs hésitent à soutenir cette technologie de crainte de cannibaliser leurs services 3G.

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Internet en Corée du Sud en 2009, infrastructures et services

Les Coréens sont souvent perçus, à juste titre, comme des champions de l’internet. En janvier 2009, on recensait 15,5 millions d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée du Sud soit 5% de plus que l’année précédente. Ainsi 93% des foyers sont équipés d’une connexion à internet haut débit. De plus les PC Bang, ces 25 000 cybercafés du pays, sont aussi très fréquentés, en particulier par les amateurs de jeux vidéos en ligne. Les Coréens passent en moyenne 15 heures par semaine sur internet et s’y connectent à un débit moyen de 46 Mbps en réception.

Abonnés à l’internet haut-débit en Corée (en millions)

Untitled1Korea Communications Commission, mars 2009

Concernant les types d’accès à l’internet haut-débit fixe en Corée, c’est le câble et la fibre qui dominent,  avec respectivement 33% et 32% des abonnés, suivis par l’ADSL (24%), et la fibre optique (11%), alors que les connexions par satellite sont marginales. Depuis 2 ans, les opérateurs majeurs, dont le leader incontesté KT, investissent massivement dans les infrastructures de lignes FTTH (fibre optique) permettant des accès allant jusqu’à 100 Mbps. De plus, l’objectif du gouvernement est d’équiper, d’ici 2012, la totalité du pays d’un réseau de nouvelle génération (Broadband convergence Network) proposant un débit théorique de 1Gbps.

Paradoxalement, malgré des infrastructures de grande qualité, la Corée peut sembler moins mûre que la France sur le développement de la VOIP et de l’IPTV, ainsi que sur la convergence des différents services accès internet, VoIP et IPTV. Ainsi l’offre commerciale packagée de type « triple play » est relativement nouvelle. A partir d’un boîtier unique (set-top box), les prestataires locaux proposent aux clients de souscrire à la carte à 2, 3 services, ou plus : Internet, téléphonie fixe sur IP ou non, téléphonie mobile, Wibro (Wimax mobile) et IPTV. A titre indicatif, pour une période d’engagement longue, un service de type « triple play » incluant accès Internet + VOIP + IPTV peut être souscrit pour 35 000 wons ou environ 20 euros.

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