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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

Le marché du livre électronique en Corée

Dans le cadre d’un plan global pour encourager la production de contenus digitaux, le ministère coréen de la culture a annoncé en avril 2010 un investissement de 54 M USD en faveur de l’édition et la promotion de publications électroniques. En partenariat avec le ministère, la Korea Electronic Publishing Association (KEPA) proposera parallèlement aux éditeurs et auteurs des formations à la réalisation et la distribution de publications électroniques avec pour objectif d’en publier 100 000 par an. Ils s’ajouteront aux 250 000 ouvrages issus des librairies nationales qui doivent être numérisés d’ici 2014. Grâce à ces efforts, les livres électroniques pourraient représenter 20% des publications en 2012 contre 5% aujourd’hui selon la KEPA.

Les usagers semblent eux prêts à adopter de nouvelles habitudes de consommation. Ainsi, plus de 40% des personnes sondées par la Korea Internet and Security Agency dans son enquête 2009 sur les usages de l’internet en Corée affirmaient avoir déjà lu des livres ou magazines en ligne, et même plus d’une fois par semaine pour 40% d’entre eux.

Devant les promesses de ce marché, les fabricants de terminaux mobiles, distributeurs et éditeurs collaborent pour développer une offre locale de lecteurs et de contenus. Le plus célèbre des fabricants de terminaux, Samsung, a lancé un premier lecteur, le Papyrus, en juillet 2009, en partenariat avec le libraire Kyobo qui donne accès à 65 000 titres en coréen. C’est avec ce même partenaire que le fabricant iRiver, spécialiste des PMP, a lancé le Story en septembre 2009, un lecteur aujourd’hui exporté vers l’Allemagne et la Russie. LG, grand rival de Samsung, fournit quant à lui des écrans pour les lecteurs de marque iRiver, Sony ou Apple via sa filiale LG Display ; celle-ci développe simultanément un support alternatif : le papier électronique couleur pliable. Mais les fabricants de terminaux attendent surtout l’arrivée prochaine en Corée de l’iPad d’Apple qui pourrait, en cas de succès, obliger la concurrence à proposer des terminaux aux fonctionnalités plus riches.

Du côté des contenus, c’est Yes24 qui est leader avec 30% de parts de marché sur les publications électroniques, suivi par Interpark, Kyobo et Aladdin. Si Yes24, Kyobo et Aladdin se veulent avant tout des distributeurs de publications électroniques, Interpark, à l’image d’Amazon, a fait le choix de commercialiser son propre lecteur, le Biscuit, dont la fabrication est assurée par LG Innotek. Les opérateurs de télécoms s’intéressent également de près à ce marché, à l’image de KT qui a lancé en avril 2010 le service QOOK book café sur le modèle des plateformes de téléchargement d’applications pour mobile. QOOK book café propose des contenus pour les lecteurs dédiés mais aussi pour les smartphones et ordinateurs personnels.

Copyright : Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de la Mission Economique (adresser les demandes à remy.pascal@ubifrance.fr)

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La concurrence entre iPhone et Android dynamise le segment des smartphones en Corée

Sans revenir sur les obstacles qui ont retardé le lancement de l’iPhone en Corée, il est possible aujourd’hui de faire un premier bilan de l’introduction de cet appareil dans la péninsule. Un mois et demi après sa sortie le 28 novembre 2009, 240 000 exemplaires du téléphone d’Apple avaient été écoulés, un incontestable succès pour Apple comme pour Korea Telecom, le second opérateur mobile du pays qui bénéficie de l’exclusivité de sa distribution.

Si l’introduction de l’iPhone dans le pays fut très tardive, sa prochaine évolution (OS 4.0), pourrait être disponible en Corée dès le mois de juin, au moment attendu du lancement international. Comptant sur cette nouvelle version, KT annonce un objectif de 500 000 unités vendues d’ici fin 2010. L’iPhone, particulièrement apprécié pour son ergonomie et son offre d’applications téléchargeables, suscite semble-t-il un regain d’intérêt pour les smartphones en Corée. De plus, il est proposé par KT à des prix variables selon les forfaits, mais globalement abordables, par exemple 80 EUR pour la version 8 Giga et un forfait moyen.

En réponse, SK Telecom, l’opérateur mobile leader, et Samsung ont revu la tarification de l’Omnia, principal concurrent de l’iPhone. La stratégie fonctionne, les ventes du smartphone de Samsung qui plafonnaient autour de 1400 unités/jour avant le lancement de l’iPhone s’approchent des 6000 unités/jour depuis début décembre. Depuis début janvier, les ventes de ce modèle dépassent même celles de l’iPhone pour un total de 300 000 exemplaires écoulés depuis son lancement, antérieur il est vrai à celui de l’iPhone.

Mais la principale riposte de SK Telecom se nomme Android. Ainsi, sur 15 smartphones programmés par SK en 2010, 13 seront équipés de l’OS open-source de Google, à commencer par le Motorola Motoroi qui sera disponible en février. Afin de ne pas passer à côté des avantages d’Android, mais aussi pour éviter une trop grande dépendance à l’iPhone, KT proposera également plusieurs modèles équipés de ce système d’exploitation. Plébiscités par les deux principaux opérateurs du pays, Android devrait logiquement équiper une majorité des smartphones commercialisés en Corée cette année.

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La présence coréenne et les tendances du CES 2010

La dernière édition du salon Consumer Electronics Show (CES) 2010 de l’électronique grand public qui s’est tenue du 7 au 10 janvier dernier à Las Vegas aux Etats-Unis fut une nouvelle fois l’occasion pour les grands fabricants de présenter leurs dernières nouveautés et innovations. Même si une cinquantaine d’entreprises coréennes étaient présentes sur le salon, ce sont essentiellement les grands rivaux Samsung Electronics et LG Electronics qui ont fait parler d’eux.

Parmi les grandes tendances de ce salon on note la montée en puissance des téléviseurs à rétro éclairage LED, Samsung annonce vouloir en vendre 10 M d’exemplaires en 2010. La 3D est également à l’honneur : téléviseur, lecteur Blu-ray, lunettes. Samsung comme LG ont annoncé un objectif de 2 M d’unités chacun sur cette gamme de téléviseurs. Enfin les téléviseurs deviennent « intelligents ». Chez LG on remarque les téléviseurs équipés du logiciel Skype permettant de passer des appels vocaux et vidéo par internet. Samsung met l’accent sur sa plateforme d’applications Samsung Apps depuis laquelle les utilisateurs peuvent télécharger des applications et contenus divers depuis leur télévision via internet.

En informatique, on retient surtout les tablettes et livres électroniques. Après les netbooks et les smartbooks, ce sont les tablettes et livres électroniques qui tiennent le devant de la scène cette année. Samsung annonce 2 modèles de livre électronique (6 et 10 pouces) disposant d’un accès par wifi à la bibliothèque en ligne de Google, d’un clavier coulissant et surtout de la reconnaissance de l’écriture manuscrite. Samsung profite également du salon pour présenter un netbook à l’écran OLED transparent de 14 pouces des plus futuristiques.

Côté téléphonie mobile, les écrans AMOLED, la télévision mobile digitale, le système d’exploitation Android et les technologies de 4e génération LTE et Wimax concentrent l’attention.

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Bilan 2009 : l’année du mobile en Corée

Réglementation :

• Depuis avril, il n’est plus obligatoire d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local, ce qui facilite l’accès pour les fabricants étrangers.

• A la fin de l’été 2009, la pression du régulateur permet d’aboutir à une baisse d’environ 8% du prix des communications mobiles, jusqu’alors plus élevé en Corée que la moyenne de l’OCDE.

• Le débat se poursuit sur la recherche d’un modèle économique rentable pour la DMB, télévision mobile. 20 millions de terminaux compatibles ont été vendus à ce jour en Corée.

Marché et concurrence :

• En mars, Sony-Ericsson fait son entrée sur le marché coréen. Nokia fait son retour en avril, après six ans d’absence.

• La progression de Samsung et LG à l’international permet à la Corée de passer la barre des 30% du marché mondial des terminaux au second trimestre. Samsung est leader en France.

• Tout au long de l’année, de nouveaux contrats pour l’export de la technologie Wibro (WiMAX) sont signés en Russie, Iran, Arabie Saoudite. Cette technologie est lancée au Rwanda en décembre.

• Les ventes de netbooks relancent l’offre de service Wibro qui enregistre 250 000 abonnés en août.

• On assiste à une concentration du secteur des télécoms avec la fusion entre les opérateurs KT et KTF, puis entre trois entités du groupe LG : LG Telecom, LG Dacom et LG Powercom.

• La pénétration de la 3G s’accélère avec plus de 40% des abonnés.

Smartphones :

• Les ventes de smartphones décollent, accompagnées par le lancement de plates-formes de téléchargement d’applications par les opérateurs (SK Telecom, KT), mais aussi par les fabricants de terminaux (Samsung).

• Samsung et LG font le choix de commercialiser des téléphones équipés de systèmes d’exploitation open-source comme Android. En décembre, Samsung présente officiellement ‘Bada’, son OS mobile.

• L’iPhone débarque enfin en Corée fin novembre. C’est un succès commercial, 90 000 terminaux sont écoulés les deux premières semaines.

Innovations :

• En mars, des téléphones alimentés à l’énergie solaire sont présentés par Samsung et LG. Samsung commercialise un modèle depuis juin.

• En juillet, Ericsson annonce un investissement de 1,5 milliard de dollars [USD] dans un centre de R&D en Corée.

• En octobre, SK Telecom et Bell signent un MoU pour le développement commun de technologies post 4G.

• En novembre, KT commercialise un mobile compatible Wibro, WCDMA et Wi-Fi.

• Samsung fournit les clés USB (dongles) à l’opérateur TeliaSonera dans le cadre de l’activation en Suède et en Norvège du premier réseau commercial 4G LTE au monde, en décembre.

• Les écrans AMOLED se démocratisent.

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La Corée devient un acteur majeur dans la production de cellules photovoltaïques

La situation énergétique de la Corée se caractérise par sa pauvreté en énergies fossiles avec plus de 96% des énergies primaires importées en 2007. Il s’agit principalement du pétrole (46%), du charbon (24%) et du GNL (14%). Si les énergies renouvelables représentent moins de 2% de la consommation coréenne d’énergie électrique, leur utilisation a progressé de 50% entre le premier semestre 2008 et le premier semestre 2009. Parmi ces énergies, la production photovoltaïque (PV) présente l’un des plus forts potentiels. Selon les derniers chiffres de l’association européenne pour l’industrie PV, en 2008, avec 274 MW, la Corée s’est classé en 4ème position du classement des pays membres de l’IEA pour les nouvelles installations PV, derrière l’Espagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. La capacité de production installée cumulée a atteint 351 MW à la fin de l’année.

Cette progression rapide des installations est due en partie à l’ambitieux plan 100 000 toits équipés à l’horizon 2012, et son programme très incitatif  de subventions en faveur des particuliers et des établissements publics. Le potentiel de croissance des installations PV demeure cependant très important. D’ici 2012, la Corée devrait produire 1,3 GW d’électricité d’origine solaire, puis 2,7 GW en 2013 selon l’institut de recherche coréen Display Bank.

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Si la demande en installations PV augmente rapidement, l’offre coréenne est également en plein boom. Ainsi, les installations PV coréennes utilisent de plus en plus de modules, mais aussi de cellules solaires produites en Corée. Selon les chiffres du ministère de l’économie, les cellules fabriquées localement comptent à présent pour 30% des cellules utilisées dans les installations locales, soit 50% de plus qu’en 2008. Cette évolution se fait au détriment des importations d’origine japonaise (Sharp, Kyocera). En effet, même s’ils ne se sont pas lancés les premiers dans l’aventure du PV, les chaebols Samsung, LG et Hyundai rattrapent rapidement leur retard grâce à des armées de chercheurs et de grandes ressources financières qui leur permettent d’ouvrir de nouvelles lignes de production à un rythme élevé. Après avoir triplé entre 2007 et 2008, la capacité de production de cellules des fabricants coréens continue d’augmenter rapidement en 2009 et cette dynamique rappelle la course aux équipements dans l’industrie des semi-conducteurs il y a quelques années.

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De plus, les industriels collaborent étroitement avec les universités et instituts de recherche du pays : Korean Institute of Energy Research (KIER), Korea Electronics Technology Institute (KETI), Korea Institute of Science and Technology (KIST), Korea Research Institute of Chemical Technology (KRICT), Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI) ou encore Korea Electric Power Research Institute (KEPRI) pour introduire régulièrement des procédés innovants. Enfin, on peut noter qu’en janvier 2008, l’entreprise coréenne Jusung Engineering a signé un accord de collaboration avec le Commissariat à l’Énergie Atomique français (CEA) portant sur le développement de cellules solaires silicium à haut rendement.

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Les usages de la RFID en Corée du Sud

Le rôle déterminant de l’Etat et des organismes publics

Depuis 2004, le développement parallèle de la technologie RFID (Radio Frequency Identification) et des réseaux de capteurs USN (Ubiquitous Sensor Networks) est activement encouragé par l’Etat coréen au travers de différents ministères : économie, commerce et industrie, défense, pêche et affaires maritimes, environnement, santé, réunification qui ont tous participé au financement de projets pilotes dans leurs domaines de compétences respectifs. Le service des achats des administrations, les services vétérinaires, les musées, les aéroports (Incheon, Gimpo, Jeju), et les ports (Busan, Incheon) ont également beaucoup investi dans ces technologies.

Les villes ubiquitaires : un terrain d’expérimentation

Le développement des technologies RFID/USN est aussi étroitement lié au concept coréen de villes ubiquitaires (U-cities). Il s’agit de villes nouvelles désignées par le gouvernement fortement équipées en RFID/USN. Il y en a déjà une soixantaine. Ces installations y complètent idéalement les infrastructures de communication internet à très haut-débit (fibre optique, Wibro) pour donner accès à une multitude de services publics améliorés (sécurité, santé, circulation, parking, etc) qui caractérisent ces « villes du futur ».

Les chaebols : commanditaires et maîtres d’œuvres

Parallèlement aux initiatives publiques, les industriels coréens contribuent aussi au développement des technologies RFID/USN, en tant que fournisseurs privilégiés mais aussi en tant que consommateurs pour leurs propres besoins, portant l’investissement total à 740 millions d’euros en 2008, soit deux fois plus qu’en 2007. Les industriels coréens de l’électronique ou de l’automobile se sont par exemple équipés pour optimiser la gestion de leur chaîne logistique.

La demande, émanant du secteur public comme du privé, a offert d’importants débouchés aux industriels coréens maîtres d’œuvres : Daewoo Information System, LG Hitachi, Samsung SDS, Samsung S1, SKT, KTF, KT Future Technology, Hyundai Information Technology, CJ Systems, KPC, Cyberlogitech, KMI et quelques 240 entreprises coréennes. L’augmentation rapide de la demande en équipement a permis à ces industriels, déjà spécialistes de la micro-électronique, d’industrialiser leur processus de fabrication et de diminuer leurs coûts pour être compétitif sur les marchés internationaux. Ainsi, alors que le prix d’une étiquette RFID fabriquée en Corée était d’environ 1,6 USD en 2004, il est aujourd’hui de moins de 0,15 USD.

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Les plateformes d’applications logicielles pour terminaux mobiles en Corée du Sud

Avec 95% de la population équipée d’un téléphone portable, le marché coréen des équipements de téléphonie mobile arrive à saturation. En revanche, la démocratisation de la 3G (40% des abonnés), des forfaits data illimités à tarif réduit (trois millions d’abonnés), et l’éclosion du marché des smartphones, nourrissent une forte croissance de la demande en contenus, services et applications logicielles pour le mobile. Bien que certains services fournis par les opérateurs comme la télévision mobile personnelle par satellite (deux millions d’abonnés), la VoD (vidéo à la demande), les jeux en réseau ou le paiement mobile soient bien développés, il n’existe en revanche pas encore de place de marché pour les applications logicielles pour mobile mettant en relation directe développeurs tiers et usagers.

Alors que les grands fabricants de terminaux mobiles comme Nokia, Sony Ericsson, RIM et Palm ont déjà ou s’apprêtent à lancer leur service, les Coréens Samsung, LG et Pantech & Curitel hésitent à se lancer sur le marché domestique. En effet, le succès de ce type de plateforme dépend pour beaucoup des contenus disponibles et donc de l’intérêt des développeurs. Or nombre d’entre eux se détournent du marché local pour développer des applications en anglais destinées au marché international, où, au passage, ils rencontrent un certain succès. De plus, pour les jeux, marché principal en Corée, certains éditeurs peuvent être découragés par l’examen du Game Rating Board, commission du ministère de la Culture, qui applique une censure stricte selon l’âge de l’utilisateur.

Devançant les fabricants de terminaux, c’est SK Telecom, l’opérateur mobile leader, qui a décidé le premier de lancer sa plateforme, en test à partir de juin, puis en version commerciale en septembre 2009. A la différence d’Apple, SK proposera des applications multi-terminaux, multi-marques et multisystèmes d’exploitation. KT, son principal concurrent, pourrait suivre dans l’été. Enfin, le ministère de la culture, l’agence pour la promotion de l’industrie du logiciel (KIPA), et le fournisseur d’accès à internet Dreamline collabore au développement d’une plateforme de contenus multi-opérateurs http://www.wapool.co.kr

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La fin du WIPI obligatoire suffira-t-elle à ouvrir le marché coréen du mobile aux fabricants étrangers ?

Depuis le 1er avril 2009, les fabricants de téléphones portables n’ont plus l’obligation d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché coréen. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability) est une plateforme logicielle, spécifique à la Corée, qui sert d’environnement d’exécution pour les programmes et applications sur les mobiles. Les seuls terminaux non équipés du WIPI disponibles en Corée : HTC Dual Touch,  Blackberry étaient jusqu’alors réservés à la clientèle professionnelle.

Même s’il perd son caractère obligatoire, les fabricants coréens pourraient continuer à utiliser ce standard. En effet, il facilite la création de contenus et leur diffusion en rendant les applications tierces compatibles avec tous les terminaux et quelque soit l’opérateur. En revanche, la suppression du WIPI marque un tournant pour les fabricants étrangers qui, à l’exception de Motorola, se refusaient jusqu’à présent à produire des terminaux spécifiques pour le marché coréen. Désormais ils pourront proposer les mêmes produits qu’ailleurs dans le monde.

Si la suppression du WIPI, synonyme d’ouverture du marché, est un progrès, elle ne doit pas laisser penser aux fabricants étrangers qu’elle leur suffira pour s’imposer sur le marché coréen. En effet, la compétition reste inégale tant les 3 fabricants coréens sont dominants. Samsung, le n°2 mondial capte 50% du marché local, suivi de LG (28%), et Pantech & Curitel (18%). Par ailleurs, les fabricants étrangers doivent garder à l’esprit que les attentes des consommateurs coréens en termes de fonctionnalité sont particulièrement élevées (télévision mobile personnelle, solution de paiement, etc).

En revanche, le marché naissant (1% des ventes de terminaux mobiles en 2008), mais prometteur, des smartphones, offre de belles perspectives. Pour concurrencer le Samsung T-Omnia, et le LG Incite, Nokia et Sony-Ericsson viennent respectivement d’introduire leurs modèles Navigator 6210 et Xperia. En revanche, bien qu’attendu depuis des mois, l’iPhone d’Apple manque toujours à l’appel. Il faut cependant relativiser le potentiel des smartphones. En effet, s’ils séduisent les opérateurs télécoms qui voient dans les nouveaux usages complémentaires à la téléphonie (Internet, VOD, etc) un relais de croissance, les consommateurs ne les ont pas encore adoptés massivement car leurs prix restent élevés (450 à 750 USD).

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La présence coréenne au CTIA Wireless 2009

A l’occasion du salon CTIA Wireless, qui s’est tenu du 1er au 3 avril dernier à Las Vegas, les fabricants coréens ont une fois de plus capté l’attention. Comme chaque année, Samsung et LG ont profité de l’évènement pour présenter plusieurs nouveaux terminaux. Cette année, de plus en plus de modèles sont dotés de grands écrans tactiles, de claviers Qwerty complets, et sont compatibles 3G/HSDPA.

Samsung a présenté trois terminaux équipés de claviers Qwerty : l’Impression, qui a fait sensation avec son écran AMOLED (active-matrix organic light-emitting diode)àla luminosité exceptionnelle, le Magnet, et le Propel Pro, smartphone équipé de Windows Mobile 6.1. Côté smartphones, le N°2 mondial a également annoncé, deux modèles équipés du système d’exploitation Android de Google pour cette année, dont un dès juin dans la plupart des pays européens. Par ailleurs, Samsung enrichira son offre de contenus avec des widgets Yahoo, Google et Accuweather.com (météo) préinstallés sur plusieurs modèles. Enfin, le fabricant coréen a dévoilé le Mondi, un terminal MID (Mobile Internet Device) à usage multimédia hors-voix, équipé de Windows Mobile 6.1, d’un clavier Qwerty et compatible Wimax.

A l’instar de son grand rival Samsung, LG a exposé ses modèles à claviers Qwerty : Xenon et Neon. Le N°3 mondial a également affiché sa volonté de s’attaquer plus sérieusement au marché des smartphones en annonçant plusieurs successeurs pour l’Incite, son premier terminal du genre. Enfin, LG a profité du salon pour exposer des mobiles et un netbook permettant de recevoir la télévision mobile en standard ATSC.

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