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La filière photovoltaïque en Corée

Depuis plusieurs années déjà la Corée développe l’énergie solaire photovoltaïque. Grâce à l’ambitieux plan prévoyant d’équiper 100 000 toits à l’horizon 2012 et un programme très incitatif de subventions en faveur des particuliers et des établissements publics, les installations PV ont connu un développement rapide au cours des 2 dernières années. Alors qu’elle n’était que de 80 MW en 2007, la capacité installée a atteint 520 MW fin 2009. Selon les scénarios, cette capacité pourrait atteindre 1,5 GW à 3 GW en 2013.

Si la demande en installations PV augmente rapidement, l’offre coréenne est également en plein boom. Alors qu’elle n’était que de 160 MW en 2007, la capacité de production de cellules PV des fabricants coréens pourrait atteindre 1,8 GW à la fin de l’année 2010 et 4,5 GW en 2012, pour l’essentiel destiné à l’export. La capacité de production de modules PV était d’environ 700 MW fin 2009 contre 200 MW en 2007.

Des entreprises coréennes sont présentes aux différents stades de la filière, depuis la production de silicone (Hankook Silicon, LG Chemical, Samsung Chemical, etc) à la fabrication de cellules PV (Hyundai Heavy Industries, LG Electronics, Shinsung, Samsung Electronics, Hanwha Chemical, STX Solar, etc) et jusqu’à l’assemblage de modules et panneaux solaires (LG Display, Samsung SDI, S-Energy, Hyundai Heavy Industries, etc).

Copyright : Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de la Mission Economique (adresser les demandes à remy.pascal@dgtpe.fr)

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Le marché du carbone en Corée

En 2007, la Corée a émis 489 Mt de CO2, ce qui en fait le 9ème émetteur au monde et le 6ème au sein de l’OCDE. C’est surtout le membre dont les émissions croissent le plus vite, avec une progression de +113% depuis 1990. De plus, le pays est le 6ème importateur de pétrole brut, et le deuxième importateur de GNL, sa dépendance aux énergies fossiles est forte.

Même si la Corée n’est pas signataire du protocole de Kyoto, et n’est donc pas tenue à un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement vient d’annoncer vouloir réduire ses émissions de 4% à l’horizon 2020, par rapport au niveau de 2005.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé il y a plusieurs mois déjà son Green New Deal, un plan de 88 Mds d’USD sur 5 ans, soit environ 2% du PIB chaque année, qui met l’accent sur le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficience énergétique des transports et des habitations, ou encore de technologies de captage et de stockage du carbone (CSC).

Le contrôle des émissions passe aussi par la mise en place d’un marché du carbone. Depuis 2007, les réductions volontaires sont enregistrées par le Korean Greenhouse Gaz Emission Registry Center. Cet organisme gouvernemental émet des certificats de droits à émissions (Korea Certified Emission Reductions).

Actuellement, les certificats proviennent de projets de CDM ou mécanismes de développement propre. Une des principales initiatives visant à promouvoir ces investissements est celle de l’Exim Bank qui a injecté 15 Mds de KRW (8,7 M d’EUR) dans un fonds destiné à acheter les certificats générés par les projets de CDM coréens. Ce fonds devrait rapidement peser 100 Mds de KRW (58 M d’EUR) avec la contribution d’entités privées. Fin 2008, 126 projets avaient donné droit à des KCER, pour un volume de 2,87 Mt de gaz. Récemment KEMCO (Korea Energy Management Corporation) a par exemple investi dans une centrale hydraulique au Vietnam (réduction d’un équivalent 16 346 t de CO2), et dans une centrale photovoltaïque à Sechan en Corée (réduction de l’équivalent de 8 342 t de CO2).

D’autre part, une bourse du carbone, marché domestique de négociation et d’échange des certificats (cap-and-trade) pourrait voir le jour en 2012, dans le cadre de la loi fondamentale sur la croissance verte en discussion au parlement.

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La Corée devient un acteur majeur dans la production de cellules photovoltaïques

La situation énergétique de la Corée se caractérise par sa pauvreté en énergies fossiles avec plus de 96% des énergies primaires importées en 2007. Il s’agit principalement du pétrole (46%), du charbon (24%) et du GNL (14%). Si les énergies renouvelables représentent moins de 2% de la consommation coréenne d’énergie électrique, leur utilisation a progressé de 50% entre le premier semestre 2008 et le premier semestre 2009. Parmi ces énergies, la production photovoltaïque (PV) présente l’un des plus forts potentiels. Selon les derniers chiffres de l’association européenne pour l’industrie PV, en 2008, avec 274 MW, la Corée s’est classé en 4ème position du classement des pays membres de l’IEA pour les nouvelles installations PV, derrière l’Espagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. La capacité de production installée cumulée a atteint 351 MW à la fin de l’année.

Cette progression rapide des installations est due en partie à l’ambitieux plan 100 000 toits équipés à l’horizon 2012, et son programme très incitatif  de subventions en faveur des particuliers et des établissements publics. Le potentiel de croissance des installations PV demeure cependant très important. D’ici 2012, la Corée devrait produire 1,3 GW d’électricité d’origine solaire, puis 2,7 GW en 2013 selon l’institut de recherche coréen Display Bank.

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Si la demande en installations PV augmente rapidement, l’offre coréenne est également en plein boom. Ainsi, les installations PV coréennes utilisent de plus en plus de modules, mais aussi de cellules solaires produites en Corée. Selon les chiffres du ministère de l’économie, les cellules fabriquées localement comptent à présent pour 30% des cellules utilisées dans les installations locales, soit 50% de plus qu’en 2008. Cette évolution se fait au détriment des importations d’origine japonaise (Sharp, Kyocera). En effet, même s’ils ne se sont pas lancés les premiers dans l’aventure du PV, les chaebols Samsung, LG et Hyundai rattrapent rapidement leur retard grâce à des armées de chercheurs et de grandes ressources financières qui leur permettent d’ouvrir de nouvelles lignes de production à un rythme élevé. Après avoir triplé entre 2007 et 2008, la capacité de production de cellules des fabricants coréens continue d’augmenter rapidement en 2009 et cette dynamique rappelle la course aux équipements dans l’industrie des semi-conducteurs il y a quelques années.

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De plus, les industriels collaborent étroitement avec les universités et instituts de recherche du pays : Korean Institute of Energy Research (KIER), Korea Electronics Technology Institute (KETI), Korea Institute of Science and Technology (KIST), Korea Research Institute of Chemical Technology (KRICT), Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI) ou encore Korea Electric Power Research Institute (KEPRI) pour introduire régulièrement des procédés innovants. Enfin, on peut noter qu’en janvier 2008, l’entreprise coréenne Jusung Engineering a signé un accord de collaboration avec le Commissariat à l’Énergie Atomique français (CEA) portant sur le développement de cellules solaires silicium à haut rendement.

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