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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

Profil SK Telecom

Sur le marché coréen de la téléphonie mobile, 49,6 M d’abonnés au 30 juin 2010, SK Telecom est l’opérateur leader avec 50% de parts de marché. En 2009, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10 Mds USD.

SKT a forgé et maintient sa domination grâce à une gamme particulièrement attrayante de terminaux et une offre de contenus riche combinés à un marketing performant et des prix sensiblement équivalents à ceux de ses concurrents KT et LG U+.

Pour maintenir son avance, SK Telecom investit environ 200 M USD chaque année en recherche et développement interne tout en coopérant avec de nombreux partenaires coréens et étrangers qui lui permettent de proposer des solutions innovantes à ses clients.

 Actuellement, la stratégie d’innovation du groupe est orientée vers :

-les technologies de réseaux : WCDMA, HSPA+, Wibro, LTE

-les technologies de communication en champ proche : NFC, ZigBee

-les chipsets intelligents : paiement via USIM, ZigBee sur carte SD, contenus sur SIM

-l’image et la vidéo : IPTV, conversion 2D-3D, réalité augmentée

-les applications pour smartphones : SNS, LBS, jeux, outils de traduction, banque

-l’offre B2B : bureau mobile, cloud-computing, plateforme de partage d’informations.

En 2011, comme en 2010, l’entreprise investira 1,2 Md EUR dans ses infrastructures réseaux. SK Telecom prévoit notamment le lancement en Corée du réseau LTE commercial au deuxième semestre 2011. L’opérateur se tourne également vers les pays voisins : Chine, Mongolie et Vietnam.

SK Telecom s’est par ailleurs fixé comme priorité le développement de sa base d’utilisateurs de smartphones qui devrait atteindre 3 M en fin d’année contre 500 000 en janvier. L’ARPU de l’opérateur sur les smartphones est de 55 000 KRW (35 EUR) contre 35 000 KRW (23 EUR) pour les terminaux ‘’classiques’’. Dans cette gamme, l’OS Androïd devrait prendre une part prépondérante comme l’indique l’accord passé avec Google pour appliquer la facturation des applications sur la facture mensuelle de l’abonné. L’opérateur travaille également au développement de son propre OS open-source en interne.

Enfin, si sa stratégie est largement tournée vers le mobile, il ne faut pas oublier que SK Telecom est le deuxième fournisseur d’accès à l’internet fixe en Corée (23% de parts de marché) et le deuxième opérateur de lignes téléphoniques fixes (10% de parts de marché).

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Le marché du livre électronique en Corée

Dans le cadre d’un plan global pour encourager la production de contenus digitaux, le ministère coréen de la culture a annoncé en avril 2010 un investissement de 54 M USD en faveur de l’édition et la promotion de publications électroniques. En partenariat avec le ministère, la Korea Electronic Publishing Association (KEPA) proposera parallèlement aux éditeurs et auteurs des formations à la réalisation et la distribution de publications électroniques avec pour objectif d’en publier 100 000 par an. Ils s’ajouteront aux 250 000 ouvrages issus des librairies nationales qui doivent être numérisés d’ici 2014. Grâce à ces efforts, les livres électroniques pourraient représenter 20% des publications en 2012 contre 5% aujourd’hui selon la KEPA.

Les usagers semblent eux prêts à adopter de nouvelles habitudes de consommation. Ainsi, plus de 40% des personnes sondées par la Korea Internet and Security Agency dans son enquête 2009 sur les usages de l’internet en Corée affirmaient avoir déjà lu des livres ou magazines en ligne, et même plus d’une fois par semaine pour 40% d’entre eux.

Devant les promesses de ce marché, les fabricants de terminaux mobiles, distributeurs et éditeurs collaborent pour développer une offre locale de lecteurs et de contenus. Le plus célèbre des fabricants de terminaux, Samsung, a lancé un premier lecteur, le Papyrus, en juillet 2009, en partenariat avec le libraire Kyobo qui donne accès à 65 000 titres en coréen. C’est avec ce même partenaire que le fabricant iRiver, spécialiste des PMP, a lancé le Story en septembre 2009, un lecteur aujourd’hui exporté vers l’Allemagne et la Russie. LG, grand rival de Samsung, fournit quant à lui des écrans pour les lecteurs de marque iRiver, Sony ou Apple via sa filiale LG Display ; celle-ci développe simultanément un support alternatif : le papier électronique couleur pliable. Mais les fabricants de terminaux attendent surtout l’arrivée prochaine en Corée de l’iPad d’Apple qui pourrait, en cas de succès, obliger la concurrence à proposer des terminaux aux fonctionnalités plus riches.

Du côté des contenus, c’est Yes24 qui est leader avec 30% de parts de marché sur les publications électroniques, suivi par Interpark, Kyobo et Aladdin. Si Yes24, Kyobo et Aladdin se veulent avant tout des distributeurs de publications électroniques, Interpark, à l’image d’Amazon, a fait le choix de commercialiser son propre lecteur, le Biscuit, dont la fabrication est assurée par LG Innotek. Les opérateurs de télécoms s’intéressent également de près à ce marché, à l’image de KT qui a lancé en avril 2010 le service QOOK book café sur le modèle des plateformes de téléchargement d’applications pour mobile. QOOK book café propose des contenus pour les lecteurs dédiés mais aussi pour les smartphones et ordinateurs personnels.

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Le plan smart-grid coréen

Au début de l’année 2010, la Corée a annoncé un investissement de 24 Mds USD sur 20 ans en faveur du smart-grid. Au cours des 2 premières années, 1,1 Md USD sera consacré au développement et aux tests. Puis, entre 2012 et 2020, 7,8 Mds USD seront investis dans les premiers déploiements d’infrastructures à grande échelle. Enfin, la 3ème phase du projet, dotée d’un budget de 15 Mds USD, aura pour objectif la couverture totale du pays à l’horizon 2030.

Le projet phare du premier volet de ce plan est l’installation pilote de l’île de Jeju au sud de la péninsule. Cette initiative qui concerne 6000 foyers et regroupe 170 industriels est dotée d’un budget de 240 M USD, dont ¼ d’origine public.

Elle s’articule autour de 4 axes principaux :

Un réseau de distribution d’électricité « intelligent » : grâce à des équipements de transmission et de distribution de nouvelle génération (sous-stations, réseaux de capteurs), il est possible d’optimiser la gestion de la distribution, d’ajuster la production et de prévenir à distance les disfonctionnements éventuels du réseau. Le consommateur bénéficie également d’une tarification adaptée en temps réel qui rend compte au mieux de l’équilibre entre l’offre et la demande. C’est principalement KEPCO, qui dispose du monopole de la distribution électrique en Corée, qui est en charge de cet axe.

Les compteurs électriques « intelligents » : les compteurs électriques « intelligents » qui équipent les maisons peuvent échanger des données avec le réseau. Ils mesurent la consommation puis la communiquent aux centres de contrôle qui optimisent alors la distribution de l’électricité. Aux côtés de KEPCO, les opérateurs télécoms SK et KT et le fabricant de matériel électronique LG Electronics participent activement au développement des équipements nécessaires.

Le rechargement des véhicules électriques : le plan smart-grid prévoit également de créer un réseau de stations de rechargement pour les véhicules électriques. Ces stations prévues principalement pour le rechargement des véhicules permettront également d’utiliser les batteries des véhicules comme source d’énergie d’appoint pour la maison en cas de besoin. KEPCO, SK Energy et GS Caltex les développent actuellement.

Les énergies renouvelables : des installations photovoltaïques et éoliennes individuelles permettent de couvrir tout ou partie des besoins en électricité d’une maison jusqu’à la rendre énergétiquement indépendante. Le smart-grid prévoit de les raccorder au réseau national pour que le surplus d’électricité éventuel puisse être redistribué. KEPCO, Hyundai Heavy Industries et POSCO ICT participent à ces développements à Jeju.

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La concurrence entre iPhone et Android dynamise le segment des smartphones en Corée

Sans revenir sur les obstacles qui ont retardé le lancement de l’iPhone en Corée, il est possible aujourd’hui de faire un premier bilan de l’introduction de cet appareil dans la péninsule. Un mois et demi après sa sortie le 28 novembre 2009, 240 000 exemplaires du téléphone d’Apple avaient été écoulés, un incontestable succès pour Apple comme pour Korea Telecom, le second opérateur mobile du pays qui bénéficie de l’exclusivité de sa distribution.

Si l’introduction de l’iPhone dans le pays fut très tardive, sa prochaine évolution (OS 4.0), pourrait être disponible en Corée dès le mois de juin, au moment attendu du lancement international. Comptant sur cette nouvelle version, KT annonce un objectif de 500 000 unités vendues d’ici fin 2010. L’iPhone, particulièrement apprécié pour son ergonomie et son offre d’applications téléchargeables, suscite semble-t-il un regain d’intérêt pour les smartphones en Corée. De plus, il est proposé par KT à des prix variables selon les forfaits, mais globalement abordables, par exemple 80 EUR pour la version 8 Giga et un forfait moyen.

En réponse, SK Telecom, l’opérateur mobile leader, et Samsung ont revu la tarification de l’Omnia, principal concurrent de l’iPhone. La stratégie fonctionne, les ventes du smartphone de Samsung qui plafonnaient autour de 1400 unités/jour avant le lancement de l’iPhone s’approchent des 6000 unités/jour depuis début décembre. Depuis début janvier, les ventes de ce modèle dépassent même celles de l’iPhone pour un total de 300 000 exemplaires écoulés depuis son lancement, antérieur il est vrai à celui de l’iPhone.

Mais la principale riposte de SK Telecom se nomme Android. Ainsi, sur 15 smartphones programmés par SK en 2010, 13 seront équipés de l’OS open-source de Google, à commencer par le Motorola Motoroi qui sera disponible en février. Afin de ne pas passer à côté des avantages d’Android, mais aussi pour éviter une trop grande dépendance à l’iPhone, KT proposera également plusieurs modèles équipés de ce système d’exploitation. Plébiscités par les deux principaux opérateurs du pays, Android devrait logiquement équiper une majorité des smartphones commercialisés en Corée cette année.

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Bilan 2009 : l’année du mobile en Corée

Réglementation :

• Depuis avril, il n’est plus obligatoire d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local, ce qui facilite l’accès pour les fabricants étrangers.

• A la fin de l’été 2009, la pression du régulateur permet d’aboutir à une baisse d’environ 8% du prix des communications mobiles, jusqu’alors plus élevé en Corée que la moyenne de l’OCDE.

• Le débat se poursuit sur la recherche d’un modèle économique rentable pour la DMB, télévision mobile. 20 millions de terminaux compatibles ont été vendus à ce jour en Corée.

Marché et concurrence :

• En mars, Sony-Ericsson fait son entrée sur le marché coréen. Nokia fait son retour en avril, après six ans d’absence.

• La progression de Samsung et LG à l’international permet à la Corée de passer la barre des 30% du marché mondial des terminaux au second trimestre. Samsung est leader en France.

• Tout au long de l’année, de nouveaux contrats pour l’export de la technologie Wibro (WiMAX) sont signés en Russie, Iran, Arabie Saoudite. Cette technologie est lancée au Rwanda en décembre.

• Les ventes de netbooks relancent l’offre de service Wibro qui enregistre 250 000 abonnés en août.

• On assiste à une concentration du secteur des télécoms avec la fusion entre les opérateurs KT et KTF, puis entre trois entités du groupe LG : LG Telecom, LG Dacom et LG Powercom.

• La pénétration de la 3G s’accélère avec plus de 40% des abonnés.

Smartphones :

• Les ventes de smartphones décollent, accompagnées par le lancement de plates-formes de téléchargement d’applications par les opérateurs (SK Telecom, KT), mais aussi par les fabricants de terminaux (Samsung).

• Samsung et LG font le choix de commercialiser des téléphones équipés de systèmes d’exploitation open-source comme Android. En décembre, Samsung présente officiellement ‘Bada’, son OS mobile.

• L’iPhone débarque enfin en Corée fin novembre. C’est un succès commercial, 90 000 terminaux sont écoulés les deux premières semaines.

Innovations :

• En mars, des téléphones alimentés à l’énergie solaire sont présentés par Samsung et LG. Samsung commercialise un modèle depuis juin.

• En juillet, Ericsson annonce un investissement de 1,5 milliard de dollars [USD] dans un centre de R&D en Corée.

• En octobre, SK Telecom et Bell signent un MoU pour le développement commun de technologies post 4G.

• En novembre, KT commercialise un mobile compatible Wibro, WCDMA et Wi-Fi.

• Samsung fournit les clés USB (dongles) à l’opérateur TeliaSonera dans le cadre de l’activation en Suède et en Norvège du premier réseau commercial 4G LTE au monde, en décembre.

• Les écrans AMOLED se démocratisent.

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Le prix des communications mobiles fait débat en Corée

Dans un récent rapport de l’OCDE qui compare les prix de la téléphonie mobile dans 30 pays en août 2008 pour différents paniers d’usages des utilisateurs (faible, moyen ou important), la Corée se distingue par des prix au dessus de la moyenne. L’étude montre par exemple que la facture annuelle des usagers moyens des pays membres s’élève à 336 USD, alors que les Coréens déboursent eux 343 USD.

Certes la Corée n’est pas classé de la même façon selon les différents profils d’usagers, et se positionne par exemple avantageusement sur le prix des messages textes (SMS), mais la tendance générale de prix élevés est confirmée par une étude de l’agence coréenne pour la consommation (KCA), qui compare les tarifs locaux à ceux pratiqués dans 15 pays (de l’OCDE, plus Hong-Kong et Singapour). Celle-ci place l’opérateur leader SK, qui détient plus de la moitié du marché en Corée, parmi les 3 opérateurs les plus chers du panel.

Or les Coréens dépensent 7% de leurs revenus dans les services de télécommunications, autrement dit 3 fois plus que la moyenne des habitants de l’OCDE. Et même si lors de sa campagne présidentielle en 2007, le président LEE Myung-Bak avait promis une baisse de 20% du prix des communications mobiles, celle-ci n’a pas eu lieu. Cet été, les médias et les autorités coréennes ont donc relancé le débat et accentué la pression sur les opérateurs SK Telecom, Korea Telecom, et LG Telecom. Ainsi, le régulateur des télécoms (KCC), veut promouvoir l’entrée de nouveaux acteurs, MVNO en particulier, pour renforcer la concurrence.

Si les opérateurs ne s’opposent pas au principe de diminution des prix, ils rejettent l’idée d’une réduction de leur marge opérationnelle, pourtant estimée par les analystes à 12% en 2008. En effet, ils mettent en avant les lourds investissements en infrastructures nécessaires pour maintenir l’avance de la Corée en termes de réseaux mobiles.

Le régulateur les invite donc à réduire leurs dépenses marketing qui représentent 40% de leurs coûts au deuxième trimestre 2009, alors que leurs homologues dans d’autres pays se limitent à 20%. Cette solution a ses limites. En effet, la diminution des budgets marketing est synonyme d’une réduction de la subvention opérateur sur les terminaux, autrement dit de l’augmentation du prix à l’achat des appareils pour le consommateur. Cette dernière option ne serait donc pas sans effet sur la fréquence de renouvellement des appareils. C’est donc toute l’industrie du mobile, dont les fabricants de terminaux Samsung et LG, qui est concernée par ce débat.

Finalement, une solution commerciale partielle émerge avec la multiplication d’offres quadruple-play internet-TV-téléphonie fixe-téléphonie mobile permettant d’accéder aux différents services à prix préférentiel.

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Les usages de la RFID en Corée du Sud

Le rôle déterminant de l’Etat et des organismes publics

Depuis 2004, le développement parallèle de la technologie RFID (Radio Frequency Identification) et des réseaux de capteurs USN (Ubiquitous Sensor Networks) est activement encouragé par l’Etat coréen au travers de différents ministères : économie, commerce et industrie, défense, pêche et affaires maritimes, environnement, santé, réunification qui ont tous participé au financement de projets pilotes dans leurs domaines de compétences respectifs. Le service des achats des administrations, les services vétérinaires, les musées, les aéroports (Incheon, Gimpo, Jeju), et les ports (Busan, Incheon) ont également beaucoup investi dans ces technologies.

Les villes ubiquitaires : un terrain d’expérimentation

Le développement des technologies RFID/USN est aussi étroitement lié au concept coréen de villes ubiquitaires (U-cities). Il s’agit de villes nouvelles désignées par le gouvernement fortement équipées en RFID/USN. Il y en a déjà une soixantaine. Ces installations y complètent idéalement les infrastructures de communication internet à très haut-débit (fibre optique, Wibro) pour donner accès à une multitude de services publics améliorés (sécurité, santé, circulation, parking, etc) qui caractérisent ces « villes du futur ».

Les chaebols : commanditaires et maîtres d’œuvres

Parallèlement aux initiatives publiques, les industriels coréens contribuent aussi au développement des technologies RFID/USN, en tant que fournisseurs privilégiés mais aussi en tant que consommateurs pour leurs propres besoins, portant l’investissement total à 740 millions d’euros en 2008, soit deux fois plus qu’en 2007. Les industriels coréens de l’électronique ou de l’automobile se sont par exemple équipés pour optimiser la gestion de leur chaîne logistique.

La demande, émanant du secteur public comme du privé, a offert d’importants débouchés aux industriels coréens maîtres d’œuvres : Daewoo Information System, LG Hitachi, Samsung SDS, Samsung S1, SKT, KTF, KT Future Technology, Hyundai Information Technology, CJ Systems, KPC, Cyberlogitech, KMI et quelques 240 entreprises coréennes. L’augmentation rapide de la demande en équipement a permis à ces industriels, déjà spécialistes de la micro-électronique, d’industrialiser leur processus de fabrication et de diminuer leurs coûts pour être compétitif sur les marchés internationaux. Ainsi, alors que le prix d’une étiquette RFID fabriquée en Corée était d’environ 1,6 USD en 2004, il est aujourd’hui de moins de 0,15 USD.

RFID

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Les plateformes d’applications logicielles pour terminaux mobiles en Corée du Sud

Avec 95% de la population équipée d’un téléphone portable, le marché coréen des équipements de téléphonie mobile arrive à saturation. En revanche, la démocratisation de la 3G (40% des abonnés), des forfaits data illimités à tarif réduit (trois millions d’abonnés), et l’éclosion du marché des smartphones, nourrissent une forte croissance de la demande en contenus, services et applications logicielles pour le mobile. Bien que certains services fournis par les opérateurs comme la télévision mobile personnelle par satellite (deux millions d’abonnés), la VoD (vidéo à la demande), les jeux en réseau ou le paiement mobile soient bien développés, il n’existe en revanche pas encore de place de marché pour les applications logicielles pour mobile mettant en relation directe développeurs tiers et usagers.

Alors que les grands fabricants de terminaux mobiles comme Nokia, Sony Ericsson, RIM et Palm ont déjà ou s’apprêtent à lancer leur service, les Coréens Samsung, LG et Pantech & Curitel hésitent à se lancer sur le marché domestique. En effet, le succès de ce type de plateforme dépend pour beaucoup des contenus disponibles et donc de l’intérêt des développeurs. Or nombre d’entre eux se détournent du marché local pour développer des applications en anglais destinées au marché international, où, au passage, ils rencontrent un certain succès. De plus, pour les jeux, marché principal en Corée, certains éditeurs peuvent être découragés par l’examen du Game Rating Board, commission du ministère de la Culture, qui applique une censure stricte selon l’âge de l’utilisateur.

Devançant les fabricants de terminaux, c’est SK Telecom, l’opérateur mobile leader, qui a décidé le premier de lancer sa plateforme, en test à partir de juin, puis en version commerciale en septembre 2009. A la différence d’Apple, SK proposera des applications multi-terminaux, multi-marques et multisystèmes d’exploitation. KT, son principal concurrent, pourrait suivre dans l’été. Enfin, le ministère de la culture, l’agence pour la promotion de l’industrie du logiciel (KIPA), et le fournisseur d’accès à internet Dreamline collabore au développement d’une plateforme de contenus multi-opérateurs http://www.wapool.co.kr

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Interview YunHo Chung, managing partner at Veyond Partners

I will start  with a really vast topic. Which are according to you the roots of Korea’s advance in telecoms ? The role of the successive governments, the large investments from the chaebols, the consumer habits ?

I think there can be several reasons of the Korean advance in the telecoms industry and I want to point out 3 things as the big factors. number 1 could be the role of the government, number 2 can be a strong telecom companies role, number 3 can be the very high demanding customers.

Number 1 can be the government sector. Government is very crucial especially for the telecoms related infrastructure. For 10 years, we have been thinking the broadband as a very utility kind of thing. It’s a very useful thing but at the same time we regard it as a social infrastructure. That means government should invest a lot of money and time and ressources and we thought that this kind of thing was very much led by the government. First, we developed our own technology, not only by the goal of the big companies but also by the Korean R&D organizations such as ETRI. ETRI is one of the leading telecom related R&D organization with very talented people. They created very strong technologies and provided them to the private sector. Another explanation is regulation. Regulation does not allowed many competitors to get to the market because it’s a very heavy investment. Every private company when they invest want to get a lot of ROI from there. So if there is a lot of players the investment will not be properly lay down. So for example in Korea we do not have MVNO. If there is a lot of MVNO out there the competition could be so tenace and not many people would be interested to lay down the infrastructure. In European arena there are such companies like Virgin Mobile, but in Korea, still MVNO is not allowed which means the private companies have the chance to make a lot of money and the government regulated to promote competition in a very efficient way.

Number 2 reason as  I told you can be the very active and strong role of private companies such as Samsung or LG. Those players sell a lot of handsets and new technologies. At the same time we got very big companies called KT and SK which are the service providers. There is a very good combination between the service providers and the manufacturers. Also Korea is a very concentrated country so it’s much easier to lay down the broadband infrastructure and make money from that.

The last thing can be the very high demand of the customers. Korean customers are well known for adopting new things compare to European or American people who are not very fascinated by the new technologies, Korean are very technology driven and at the same time we have the tendency to work very hard or very fast. In korean we have the word pali-pali. We have to work very hard and we are hastening in many ways, we dot no accept very slow things. This whole combination made Korea one of the leading country in terms of the telecom industry.

Recently Korea have seen KT, the leading landline phone operator, merge with its subsidiary KTF, the second mobile operator of the country, will we see more concentration in telecoms ?

I think that Korea is now nearly the ending stage of the consolidation. There is a very strong tendency that the telecom companies are trying to have everything under one roof, which means KT the biggest fixed line company is now embracing its subsidiary company KTF, the second largest mobile operator. Not only they have fixe et mobile, they also have IPTV, internet portals, things like that.

Number 2 group can be SK. They have a very strong presence in the mobile sector and also very strong in the internet sector because they have a subsidiary called  SK Communications widely known for its social network service named Cyworld. About one year ago they acquired a broadband company called Hanaro Telecom now renamed SK Broadband. So they have SK Broadband, SK Communications, SK Telecom, SK Telink for the long distance calls. These are the two big players.

The other possibility you can see is the consolidation of LG Group. LG has a very strong position in Electronics especially as a handset maker but at the same time they have the number 3 mobile network : LG Telecom, and they have a strong recent move to broadband using the bakcbone of the broadband called LG Powercom. What we can predict is these 3 big players will be competing and I don’t think there will be much more room for other players except KT, SK and LG will play a critical role and I think the consolidation is nearly done. Maybe there will be some new players, but they will be niche players, they cannot become the main driving force.

So this is about the operators, now what about the manufacturers ? Since the Wipi is not mandatory anymore in Korea, do you expect any significant change in the hierarchy of phone manufacturers in the local market ? Can Nokia or Sony-Ericsson gain significant market shares ? With traditional terminals or smarphones ?

I am asked this question very often by foreign experts, the correspondant of the Wall Street Journal asked me the same question last year. If I say the conclusion first, yes, I am sure there will be more possibilities for foreign players. When you talk about the 5 big handsets makers, Number 1 is Nokia, Number 2 is Samsung, Number 3 is LG, Number 4 is Motorola, Number 5 is Sony Ericsson. In Korea, Samsung and LG are dominating the market. There is no Nokia, there is no Sony Ericsson,  Motorola is in Korea but not that big.

But the point is the handset industry is changing a lot recently with the arrival of the iPhone. We are now moving away from the traditional handset to the smart handset. In Korea RIM (Blackberry) arrived and some specific smart handsets companies like HTC or Sony Ericsson with Experia. I think there is a good opportunity for the foreign players. But having said that, you have to understand that Samsung and LG are really strong players and having doing this business for many years and they do have also the bargaining power, they know the very demanding Korean consumers. There is not a very high possibility for players who are not able to fill their needs. Samsung and LG are testing their very good handsets in Korea while Nokia is competing in Korea with a very old outdated model. Why should koreans get interested in this old fashioned model. If they want to come to Korea, they have to come in a more appropriate way and I am sure for that reason, and this is my personal opinion, that RIM and the iPhone will make some good impact because they have very specific technologies edge and at the same time very good features. I don’t think others will be very powerfull especially Motorola, Sony Ericsson, or Nokia are not anymore sexy to people.

Between their high investments in Wibro and the little success of the service, Korean operators are in an uncomfortable position. What is the future of Wibro according to you ?

Wibro, in other words mobile Wimax has a mixed outcome in different countries. I think that Wibro will no perform very well in Korea because there is already good infrastructures. We have already FFTH, we are in the stage of 3.5G with HSDPA/HSUPA and also very strong connections with broadband, Wifi is very much deployed, so why should we use the Wibro ? Wibro is a Korean developed technology so the governent wants to make it a success but the private companies are not anymore interested by it because if they want to lay down the infrastructures it will cost a lot and it will not give the required ROI.

But when we talk about the emerging countries, such as India, China, Russia, Southern America many countries lack the broadband infrastructures. Using traditional bradband infrastructures cost a lot but Wimax is a relatively cheap and easy to use and already commercialy proven so it’s much better than LTE. LTE is still evolutionary and can’t be in the market before 3 or 4 years time. Wibro is growing very fast especially in countries of central Asia like Kazakhstan, Afghanistan so I think that even if it is not a success in Korea, it will work very well in other countries.

Despite a very high adoption rate, mobile TV can be considered as a commercial failure in Korea. According to you, what is the appropriate business model : subscription or advertising-based and why ?

Korea is well known as a pioneer of mobile TV and among the different technologies standard like DMB or DBBH, we adopted DMB. DMB technology can be divided in two categories. One is the satellite DMB operated by TU Media, again a subsidiary of SK Telecom and another which is terrestrial DMB operated by the traditional broadcasters.

S DMB and T DMB are operated under different models : T DMB uses the advertisement model which is quite natural for broadcasters but S DMB cannot rely on advertisment because mobile TV is a relatively new medium and not may advertisers will trust this one and in order to make the ROI they have to charge a lot subscribers. Mobile TV was successful in terms of the deployment but not in business terms because the companies who are operating the DMB are not making good money. The reason is that there is many alternatives out there. DMB is good when you are out on the move but mobile TV doesn’t provide you the full experience because it is a very small thing. The quality is very great but at the same time this has limits. I can use T DMB without paying so why people should use the S DMB which is at least 10 dollars a month.

I think the advertisement model will work well. One good example of success is American, even not from the mobile TV sector, it is the growing power of Hulu.com which is an advertisement based model. Hulu is free, driven by advertisement and provide really good content which is the good combination. People are becoming more and more picky so they are not going to pay. I personally think the advertisement model will work much better.

Even in a period of crisis when advertisers are cutting their budget ?

I have been studying in UK so I know the situation in UK quite well, people who wants to watch the English Premier league they cannot watch on BBC, they have to buy the SKY satellite and they pay a lot of money, but people are watching that because there is content. Content is always the king and if I am a big fan of English Premier League either I go to the pub or I buy satellite TV.

So paying model might work with very specific high quality content ?

Of course. There is someting very interesting in Korea. Koreans are very fascinating by baseball, TU Media had the exclusivity of the World Baseball Classics this year. At that time people subscribed a lot which means for exclusive content, people are willing to pay. I can predict that contents such as adult contents, such as specific news, let’s say Bloomberg will work as you cannot see on T DMB.

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La VOIP en Corée

Les opérateurs télécoms coréens ont également mis du temps à développer les services de VOIP pour le grand public. A partir de 2004, aux côtés des services de PC-to-phone (soft phone comme Skype et USB phone), des opérateurs spécialisés ont commencé à proposer la VoIP phone-to-phone sur des terminaux spéciaux (IP Phone). Puis en 2005, les opérateurs de téléphonie fixe classique ont obtenu des licences et sont donc entrés sur le marché avec l’obligation d’utiliser un préfixe spécifique pour la numérotation (070).

Mais c’est véritablement en 2008, avec la suppression de ce préfixe, et grâce à des politiques commerciales plus agressives de la part des opérateurs que le marché a décollé. Ainsi le nombre d’abonnés a été quasiment multiplié par 4 entre mars 2008 et mars 2009, à 3 millions de ménages abonnés, soit 12% des utilisateurs de la téléphonie fixe. Avec 1,3 millions d’abonnés, contre 74 000 fin 2007, l’opérateur leader LG Dacom s’octroie aujourd’hui 43% du marché. Samsung Networks (400 000 abonnés), KT (390 000) et SK Broadband (270 000) se partagent le reste du marché avec les câblo-opérateurs qui fournissent ce service à 400 000 foyers.

De plus, l’introduction dans les mois prochains de la portabilité du numéro devrait favoriser la croissance du marché local. La VOIP domestique pourrait ainsi atteindre 5 millions d’utilisateurs fin 2009. Selon une étude Maekyung Research, à moyen terme, près de 3 abonnés coréens à la téléphonie fixe sur 5 envisagent de passer à la VOIP, pour des raisons économiques mais aussi pour profiter des services additionnels proposés par les opérateurs, comme la vidéo-téléphonie.

Par ailleurs, les opérateurs cherchent à séduire les clients professionnels dont l’ARPU est supérieur à celui des ménages. Ainsi, aux côtés des opérateurs grands publics, des prestataires comme Samsung Networks et SK Telink s’intéressent plus particulièrement à ce marché, et se démarquent en proposant des services additionnels à leurs clients : messagerie d’entreprise, communication de groupe, ou encore appels vidéo.

En termes de revenus, le cabinet d’étude IDC Korea estimait le marché coréen des services de VOIP à  261 millions d’euros en 2008, soit 71% de plus qu’en 2007, et prévoit un marché de 851 millions d’euros à l’horizon 2012.

Marché coréen de la VOIP (en millions d’euros)

Untitled3IDC Korea, décembre 2008

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