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Les véhicules propres en Corée

Au 5ème rang mondial des constructeurs automobiles en 2009, la Corée a choisi de développer intensivement la filière des ”véhicules propres” et notamment les voitures électriques. Le pays s’est fixé pour objectif de  devenir le 4ème constructeur mondial de véhicules propres avec 10% de parts de marché en 2015. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de soutenir la filière en investissant 350 M USD d’ici 2014 dans la recherche et le développement des véhicules propres. Par ailleurs, la réglementation concernant les émissions de CO2 imposera un seuil d’émissions de 140 g de CO2/km et une efficacité énergétique de 17 km/l en 2015 incitant les constructeurs à développer une nouvelle gamme de véhicules moins polluants.

En 2009, la commercialisation de véhicules hybrides a débuté en Corée (Hyundai). Celle de modèles électriques est prévue à partir de 2011. Dans le sillage de Hyundai-Kia, le franco-coréen Renault-Samsung et GM Daewoo ont annoncé leur intention de produire des véhicules électriques. Par ailleurs, le constructeur indépendant CT&T émerge avec une offre de petits véhicules électriques de quartier. Des véhicules équipés de piles à combustible sont parallèlement développés par Hyundai-Kia et ses partenaires. Pour les batteries, les industriels ont opté principalement pour la technologie lithium-ion. La Corée est le 2ème producteur mondial derrière le Japon. Les fabricants locaux de batteries rechargeables fournissent les plus grands constructeurs mondiaux. Samsung SDI (JV avec Bosch) a été choisi par BMW, LG Chem (JV avec Hyundai) par Hyundai, General Motors, Chang’an Motors et Eaton et SK Energy par Daimler. Enfin, des exploitants de réseaux de stations-service comme GS Caltex/KT, Hyundai Heavy Industries et SK Energy développent des stations de rechargement.

Copyright : Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de la Mission Economique (adresser les demandes à remy.pascal@dgtpe.fr)

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La filière air en Corée

Au nom de l’impératif de croissance, les questions environnementales ont longtemps été éclipsées en Corée. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), avec un total de 489 Mt en 2007, la Corée était le 9ème émetteur de gaz carbonique par combustion fossile au monde, et le 6ème au sein de l’OCDE, alors qu’elle n’est que la 13ème économie. Entre 1990 et 2007, ces émissions ont progressé de 113%, la plus forte progression des pays de l’OCDE. La Corée fait également partie des plus gros émetteurs de CO2 relativement à sa production avec 0,69 kg/USD de PIB (0,25kg/USD pour la France). Des niveaux élevés d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre et de particules sont par ailleurs observés dans l’air.

La forte urbanisation (90%), la part importante des énergies fossiles dans la consommation énergétique et la croissance rapide du parc industriel et automobile en sont largement responsables. Le trafic routier est ainsi tenu pour responsable de 33% des pollutions atmosphériques. La production énergétique (16%) et l‘industrie (15%) constituent les principales autres sources.

Les autorités ont aujourd’hui pris conscience du problème. Avant le sommet de Copenhague, la Corée a annoncé son objectif de réduire de 30% d’ici à 2020 ses émissions de GES par rapport au niveau de 1990, ou 4 % par rapport à 2005. Pour y parvenir et pour développer de nouvelles industries, le gouvernement soutient diverses initiatives. Dans les transports, l’accent est mis sur la recherche pour améliorer l’efficacité énergétique des véhicules essence et diesel et développer les véhicules électriques et hybrides. En parallèle, le plafond d’émissions autorisées par véhicule sera abaissé à 140 gr/km d’ici 2015. Le pays affiche également de grandes ambitions dans le développement des énergies renouvelables, éoliennes et solaires en particulier, afin de réduire à la fois ses émissions de GES et sa dépendance énergétique. L’objectif annoncé est de couvrir grâce aux EnR 11% de la demande énergétique en 2030 contre moins de 3% aujourd’hui. La Corée compte par ailleurs beaucoup sur l’installation de 8 nouvelles centrales nucléaires dans les 10 prochaines années. Parmi les autres initiatives on peut également citer le programme de R&D sur les technologies de Captage et Stockage du Carbone ou la mise en place d’un marché de permis d’émission de GES.

En 2007, le marché domestique du contrôle de la pollution de l’air était estimé à 3,3 Mds USD (16% du secteur environnement). En 2009, la Corée a par exemple importé pour 77 M USD d’analyseurs de gaz et de fumées dont 2 M USD depuis la France. Plus largement, toute les grandes industries (automobile, construction navale, nouvelles technologies, etc) cherchent à réduire les pollutions liées à leur activité et s’intéressent aux dispositifs et équipements alternatifs de production ou de recyclage.

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Le marché du carbone en Corée

En 2007, la Corée a émis 489 Mt de CO2, ce qui en fait le 9ème émetteur au monde et le 6ème au sein de l’OCDE. C’est surtout le membre dont les émissions croissent le plus vite, avec une progression de +113% depuis 1990. De plus, le pays est le 6ème importateur de pétrole brut, et le deuxième importateur de GNL, sa dépendance aux énergies fossiles est forte.

Même si la Corée n’est pas signataire du protocole de Kyoto, et n’est donc pas tenue à un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement vient d’annoncer vouloir réduire ses émissions de 4% à l’horizon 2020, par rapport au niveau de 2005.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé il y a plusieurs mois déjà son Green New Deal, un plan de 88 Mds d’USD sur 5 ans, soit environ 2% du PIB chaque année, qui met l’accent sur le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficience énergétique des transports et des habitations, ou encore de technologies de captage et de stockage du carbone (CSC).

Le contrôle des émissions passe aussi par la mise en place d’un marché du carbone. Depuis 2007, les réductions volontaires sont enregistrées par le Korean Greenhouse Gaz Emission Registry Center. Cet organisme gouvernemental émet des certificats de droits à émissions (Korea Certified Emission Reductions).

Actuellement, les certificats proviennent de projets de CDM ou mécanismes de développement propre. Une des principales initiatives visant à promouvoir ces investissements est celle de l’Exim Bank qui a injecté 15 Mds de KRW (8,7 M d’EUR) dans un fonds destiné à acheter les certificats générés par les projets de CDM coréens. Ce fonds devrait rapidement peser 100 Mds de KRW (58 M d’EUR) avec la contribution d’entités privées. Fin 2008, 126 projets avaient donné droit à des KCER, pour un volume de 2,87 Mt de gaz. Récemment KEMCO (Korea Energy Management Corporation) a par exemple investi dans une centrale hydraulique au Vietnam (réduction d’un équivalent 16 346 t de CO2), et dans une centrale photovoltaïque à Sechan en Corée (réduction de l’équivalent de 8 342 t de CO2).

D’autre part, une bourse du carbone, marché domestique de négociation et d’échange des certificats (cap-and-trade) pourrait voir le jour en 2012, dans le cadre de la loi fondamentale sur la croissance verte en discussion au parlement.

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