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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

La fin du WIPI obligatoire suffira-t-elle à ouvrir le marché coréen du mobile aux fabricants étrangers ?

Depuis le 1er avril 2009, les fabricants de téléphones portables n’ont plus l’obligation d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché coréen. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability) est une plateforme logicielle, spécifique à la Corée, qui sert d’environnement d’exécution pour les programmes et applications sur les mobiles. Les seuls terminaux non équipés du WIPI disponibles en Corée : HTC Dual Touch,  Blackberry étaient jusqu’alors réservés à la clientèle professionnelle.

Même s’il perd son caractère obligatoire, les fabricants coréens pourraient continuer à utiliser ce standard. En effet, il facilite la création de contenus et leur diffusion en rendant les applications tierces compatibles avec tous les terminaux et quelque soit l’opérateur. En revanche, la suppression du WIPI marque un tournant pour les fabricants étrangers qui, à l’exception de Motorola, se refusaient jusqu’à présent à produire des terminaux spécifiques pour le marché coréen. Désormais ils pourront proposer les mêmes produits qu’ailleurs dans le monde.

Si la suppression du WIPI, synonyme d’ouverture du marché, est un progrès, elle ne doit pas laisser penser aux fabricants étrangers qu’elle leur suffira pour s’imposer sur le marché coréen. En effet, la compétition reste inégale tant les 3 fabricants coréens sont dominants. Samsung, le n°2 mondial capte 50% du marché local, suivi de LG (28%), et Pantech & Curitel (18%). Par ailleurs, les fabricants étrangers doivent garder à l’esprit que les attentes des consommateurs coréens en termes de fonctionnalité sont particulièrement élevées (télévision mobile personnelle, solution de paiement, etc).

En revanche, le marché naissant (1% des ventes de terminaux mobiles en 2008), mais prometteur, des smartphones, offre de belles perspectives. Pour concurrencer le Samsung T-Omnia, et le LG Incite, Nokia et Sony-Ericsson viennent respectivement d’introduire leurs modèles Navigator 6210 et Xperia. En revanche, bien qu’attendu depuis des mois, l’iPhone d’Apple manque toujours à l’appel. Il faut cependant relativiser le potentiel des smartphones. En effet, s’ils séduisent les opérateurs télécoms qui voient dans les nouveaux usages complémentaires à la téléphonie (Internet, VOD, etc) un relais de croissance, les consommateurs ne les ont pas encore adoptés massivement car leurs prix restent élevés (450 à 750 USD).

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Nokia, Blackberry and Sony Ericsson to be distributed in Korea ?

As previously said with the iPhone 3G example, the Korean mobile phone market is getting more open for foreign brands.

Indeed SK Telecom which has recently released the Touch Dual of Taiwanese HTC, plans to offer its customers two Nokia handsets and a Blackberry by RIM. SK Telecom is also said to be close to Sony Ericsson.

However the local technical standards (WIPI) still make uncertain the release of a large range of foreign handsets in the country.

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