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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

Le haut-débit en Corée

Bien qu’elle bénéficie déjà d’infrastructures de télécommunications de pointe, la Corée poursuit sa politique volontariste en faveur de l’internet haut-débit fixe et mobile. Ainsi, équipementiers, opérateurs et gouvernement unissent leurs efforts et leurs investissements pour maintenir l’avance de la Corée et continuer à nourrir la croissance de son industrie des télécoms.

Fin 2009, on recensait 16,3 M d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée, un chiffre en croissance moyenne de 6% par an depuis 2003. Le pays compte désormais 37 M d’usagers de l’internet fixe, soit 77% de la population. Il s’agit du 10ème taux de pénétration mondial mais surtout du 1er parmi les pays de plus de 20 M d’habitants.

Concernant les types d’accès, la fibre jusqu’au bâtiment (FTTB LAN) et le câble dominent avec respectivement 34% et 32% des abonnés. Les technologies DSL sont en recul (20%), alors que la fibre optique jusqu’au foyer (FTTH) connaît une croissance rapide avec 15% de part de marché en 2009 contre 11% en 2008.

Répartition des abonnés à l’internet haut-débit fixe par type de connexion et par opérateur, KCC, 2009

La dernière étude State of the Internet d’Akamai, rapporte un débit observé supérieur à 5 Mbps pour 74 % des connexions coréennes (60% au Japon), et un débit observé supérieur à 25 Mbps dans 16% des cas (2% au Japon). Ce sont de loin les débits moyens les plus rapides au monde.

Côté mobile, les abonnés aux offres 3G WCDMA, qui peuvent accéder à l’internet mobile en haut-débit, sont plus de 21 M (opérateurs, juin 2009), soit 45% de la clientèle. Lancée en 2006, l’offre Wibro, version coréenne du Wimax, permettant d’accéder à l’internet en très haut-débit en situation de mobilité (20 à 40 Mbps en liaison descendante), comptait 250 000 clients fin 2009.

La Korea Communications Commission, régulateur coréen des télécommunications, a initié le projet BCN (Broadband Convergence Network), pour le déploiement et la convergence des réseaux très haut débit fixes et mobiles. Son objectif pour 2013 est de permettre à 14,5 M d’usagers de bénéficier d’une connexion fixe entre 50 et 100 Mbps en 2013, et à 46 M d’usagers de profiter d’une connexion mobile entre 1 ou 2 Mbps. Ce plan prévoit également le lancement commercial en 2012 de l’ultra haut-débit, de l’ordre d’1 Gbps en fixe et de 10 Mbps en mobile.

Grâce à ces infrastructures toujours plus performantes, les usages les plus consommateurs de bande passante vont continuer à se développer. Ce sont d’ores et déjà près de 30% des internautes coréens qui partagent des fichiers en ligne, 40% qui regardent la télévision en ligne, et 46% qui regardent des films en ligne selon l’enquête annuelle Survey on the Internet usage conduite par l’agence nationale pour le développement d’internet (NIDA).

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La concurrence entre iPhone et Android dynamise le segment des smartphones en Corée

Sans revenir sur les obstacles qui ont retardé le lancement de l’iPhone en Corée, il est possible aujourd’hui de faire un premier bilan de l’introduction de cet appareil dans la péninsule. Un mois et demi après sa sortie le 28 novembre 2009, 240 000 exemplaires du téléphone d’Apple avaient été écoulés, un incontestable succès pour Apple comme pour Korea Telecom, le second opérateur mobile du pays qui bénéficie de l’exclusivité de sa distribution.

Si l’introduction de l’iPhone dans le pays fut très tardive, sa prochaine évolution (OS 4.0), pourrait être disponible en Corée dès le mois de juin, au moment attendu du lancement international. Comptant sur cette nouvelle version, KT annonce un objectif de 500 000 unités vendues d’ici fin 2010. L’iPhone, particulièrement apprécié pour son ergonomie et son offre d’applications téléchargeables, suscite semble-t-il un regain d’intérêt pour les smartphones en Corée. De plus, il est proposé par KT à des prix variables selon les forfaits, mais globalement abordables, par exemple 80 EUR pour la version 8 Giga et un forfait moyen.

En réponse, SK Telecom, l’opérateur mobile leader, et Samsung ont revu la tarification de l’Omnia, principal concurrent de l’iPhone. La stratégie fonctionne, les ventes du smartphone de Samsung qui plafonnaient autour de 1400 unités/jour avant le lancement de l’iPhone s’approchent des 6000 unités/jour depuis début décembre. Depuis début janvier, les ventes de ce modèle dépassent même celles de l’iPhone pour un total de 300 000 exemplaires écoulés depuis son lancement, antérieur il est vrai à celui de l’iPhone.

Mais la principale riposte de SK Telecom se nomme Android. Ainsi, sur 15 smartphones programmés par SK en 2010, 13 seront équipés de l’OS open-source de Google, à commencer par le Motorola Motoroi qui sera disponible en février. Afin de ne pas passer à côté des avantages d’Android, mais aussi pour éviter une trop grande dépendance à l’iPhone, KT proposera également plusieurs modèles équipés de ce système d’exploitation. Plébiscités par les deux principaux opérateurs du pays, Android devrait logiquement équiper une majorité des smartphones commercialisés en Corée cette année.

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Automobile : bilan de l’année 2009 en Corée

L’industrie automobile mondiale a connu une année 2009 difficile. La situation en Corée a été relativement plus favorable même si tous les constructeurs n’ont pas connu le même sort.

Pénalisées par une demande atone sur les marchés américains et d’Europe de l’Est, les exportations ont chuté de 20,1% sur un an à 2,1 millions d’unités. Cette diminution s’explique également par l’augmentation des capacités de production des constructeurs coréens en République tchèque, Chine et Inde. La progression de la demande sur les marchés Asie-Pacifique et Amérique latine ainsi que la dévaluation du won ont cependant permis d’amortir la chute des exportations. De plus l’amélioration continue de la réputation des fabricants coréens s’est traduite par des gains de parts de marché, en particulier aux Etats-Unis où Hyundai et Kia ont profité des difficultés des constructeurs de Detroit.

Pour ajuster la production domestique à la baisse de la demande sur les marchés extérieurs, les constructeurs ont donc ralenti la production de 8,2%, et 3,5 millions de véhicules sont sortis des usines de la péninsule.

En revanche, sur le marché coréen, les ventes ont progressé de 20,7% sur un an pour un total de 1,4 million de véhicules dont les plus populaires sont les Hyundai Sonata et Tucson, Renault-Samsung SM3 et SM5, Kia K7 et Daewoo Matiz. Les meilleures ventes ont eu lieu entre mai à décembre grâce à la prime à la casse de 1 400 euros, mise en place par le gouvernement sur cette période. Le mécanisme a concerné 37% des immatriculations, soit 381 875 unités, un chiffre largement supérieur à l’objectif initial de 250 000 véhicules. Le groupe Hyundai-Kia reste l’intouchable leader avec 80% de parts de marché sur l’exercice. Renault-Samsung est l’autre grand gagnant de l’année avec 133 630 ventes. En se rapprochant des 10% de parts de marché, le constructeur franco-coréen dépasse ainsi GM Daewoo, historiquement 2e constructeur en Corée. L’avenir de Ssangyong s’est assombri après sa mise en faillite et de longues semaines de grève qui ont bloqué ses usines l’an dernier.

Enfin, 60 993 véhicules importés ont trouvé preneur, un ordre de grandeur stable. Les marques allemandes Audi, BMW, Mercedes-Benz et Volkswagen confirment leur domination. Peugeot importe 1 056 véhicules. A moyen terme, dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Corée, le démantèlement progressif des tarifs douaniers sur les véhicules automobiles, entre 3 et 5 ans selon la cylindrée, devrait logiquement profiter aux exportations européennes vers la Corée.

Sources : KAMA, KAIDA

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La présence coréenne et les tendances du CES 2010

La dernière édition du salon Consumer Electronics Show (CES) 2010 de l’électronique grand public qui s’est tenue du 7 au 10 janvier dernier à Las Vegas aux Etats-Unis fut une nouvelle fois l’occasion pour les grands fabricants de présenter leurs dernières nouveautés et innovations. Même si une cinquantaine d’entreprises coréennes étaient présentes sur le salon, ce sont essentiellement les grands rivaux Samsung Electronics et LG Electronics qui ont fait parler d’eux.

Parmi les grandes tendances de ce salon on note la montée en puissance des téléviseurs à rétro éclairage LED, Samsung annonce vouloir en vendre 10 M d’exemplaires en 2010. La 3D est également à l’honneur : téléviseur, lecteur Blu-ray, lunettes. Samsung comme LG ont annoncé un objectif de 2 M d’unités chacun sur cette gamme de téléviseurs. Enfin les téléviseurs deviennent « intelligents ». Chez LG on remarque les téléviseurs équipés du logiciel Skype permettant de passer des appels vocaux et vidéo par internet. Samsung met l’accent sur sa plateforme d’applications Samsung Apps depuis laquelle les utilisateurs peuvent télécharger des applications et contenus divers depuis leur télévision via internet.

En informatique, on retient surtout les tablettes et livres électroniques. Après les netbooks et les smartbooks, ce sont les tablettes et livres électroniques qui tiennent le devant de la scène cette année. Samsung annonce 2 modèles de livre électronique (6 et 10 pouces) disposant d’un accès par wifi à la bibliothèque en ligne de Google, d’un clavier coulissant et surtout de la reconnaissance de l’écriture manuscrite. Samsung profite également du salon pour présenter un netbook à l’écran OLED transparent de 14 pouces des plus futuristiques.

Côté téléphonie mobile, les écrans AMOLED, la télévision mobile digitale, le système d’exploitation Android et les technologies de 4e génération LTE et Wimax concentrent l’attention.

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L’énergie éolienne en Corée

En Corée, territoire pauvre en énergies fossiles qui importe 90% de son énergie primaire, les sources d’énergies renouvelables comme l’éolien, font l’objet d’un intérêt particulier, d’autant plus que le potentiel énergétique éolien de la péninsule est important : 7,8 GW à terre et 18 GW offshore, selon le Korea Institute of Energy Research (KIER).

Fin 2008, environ 150 éoliennes étaient installés dans le pays, pour une capacité cumulée de 236 MW, soit 43 MW de plus qu’en 2007.

Source IEA Wind, 2008 annual report

En 2008, lorsque le gouvernement a lancé son 3ème plan pour les énergies renouvelables, la part de la demande électrique nationale couverte par l’éolien n’était que de 0,1%. L’objectif de ce plan est de couvrir 4,3% des besoins en 2015 puis 11% en 2030 grâce aux énergies renouvelables. L’éolien en représenterait alors 13% grâce à une capacité installée de 2 GW en 2012 puis 4,3 GW en 2015 et 7,3 GW en 2030. Pour y parvenir, l’ Etat accorde de larges subventions et réductions fiscales, et s’engage à acheter le kWh à 0,11 USD contre 0,05 USD pour le charbon ou le pétrole.

En 2008, seules quatre des éoliennes installées dans le pays avaient été développées et fabriquées localement. La Corée dépendait donc largement de ses importations, en particulier pour les pièces détachées. Les industriels locaux sont depuis plus nombreux à produire et à assembler les éoliennes sur place. Ainsi une première turbine de 750 kW produite par le Coréen Unison, a été livrée en 2008. De plus, 3 gros acteurs se sont lancés dans cette production : Hyundai Heavy Industries, Samsung Heavy Industries, et Hyundai-Rotem qui ont rejoint, entre autres, Unison, Hanjin Industry, Doosan Heavy Industries et Hyosung Heavy Industries. On remarque que les constructeurs navals s’imposent de plus en plus sur ce marché grâce à leur expérience dans l’assemblage de grandes pièces de métaux, et à leur collaboration avec leurs sous traitants métallurgistes. En effet, la fabrication de pales est proche de celle des hélices de navires.

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Bilan 2009 : l’année du mobile en Corée

Réglementation :

• Depuis avril, il n’est plus obligatoire d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local, ce qui facilite l’accès pour les fabricants étrangers.

• A la fin de l’été 2009, la pression du régulateur permet d’aboutir à une baisse d’environ 8% du prix des communications mobiles, jusqu’alors plus élevé en Corée que la moyenne de l’OCDE.

• Le débat se poursuit sur la recherche d’un modèle économique rentable pour la DMB, télévision mobile. 20 millions de terminaux compatibles ont été vendus à ce jour en Corée.

Marché et concurrence :

• En mars, Sony-Ericsson fait son entrée sur le marché coréen. Nokia fait son retour en avril, après six ans d’absence.

• La progression de Samsung et LG à l’international permet à la Corée de passer la barre des 30% du marché mondial des terminaux au second trimestre. Samsung est leader en France.

• Tout au long de l’année, de nouveaux contrats pour l’export de la technologie Wibro (WiMAX) sont signés en Russie, Iran, Arabie Saoudite. Cette technologie est lancée au Rwanda en décembre.

• Les ventes de netbooks relancent l’offre de service Wibro qui enregistre 250 000 abonnés en août.

• On assiste à une concentration du secteur des télécoms avec la fusion entre les opérateurs KT et KTF, puis entre trois entités du groupe LG : LG Telecom, LG Dacom et LG Powercom.

• La pénétration de la 3G s’accélère avec plus de 40% des abonnés.

Smartphones :

• Les ventes de smartphones décollent, accompagnées par le lancement de plates-formes de téléchargement d’applications par les opérateurs (SK Telecom, KT), mais aussi par les fabricants de terminaux (Samsung).

• Samsung et LG font le choix de commercialiser des téléphones équipés de systèmes d’exploitation open-source comme Android. En décembre, Samsung présente officiellement ‘Bada’, son OS mobile.

• L’iPhone débarque enfin en Corée fin novembre. C’est un succès commercial, 90 000 terminaux sont écoulés les deux premières semaines.

Innovations :

• En mars, des téléphones alimentés à l’énergie solaire sont présentés par Samsung et LG. Samsung commercialise un modèle depuis juin.

• En juillet, Ericsson annonce un investissement de 1,5 milliard de dollars [USD] dans un centre de R&D en Corée.

• En octobre, SK Telecom et Bell signent un MoU pour le développement commun de technologies post 4G.

• En novembre, KT commercialise un mobile compatible Wibro, WCDMA et Wi-Fi.

• Samsung fournit les clés USB (dongles) à l’opérateur TeliaSonera dans le cadre de l’activation en Suède et en Norvège du premier réseau commercial 4G LTE au monde, en décembre.

• Les écrans AMOLED se démocratisent.

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Le marché du carbone en Corée

En 2007, la Corée a émis 489 Mt de CO2, ce qui en fait le 9ème émetteur au monde et le 6ème au sein de l’OCDE. C’est surtout le membre dont les émissions croissent le plus vite, avec une progression de +113% depuis 1990. De plus, le pays est le 6ème importateur de pétrole brut, et le deuxième importateur de GNL, sa dépendance aux énergies fossiles est forte.

Même si la Corée n’est pas signataire du protocole de Kyoto, et n’est donc pas tenue à un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement vient d’annoncer vouloir réduire ses émissions de 4% à l’horizon 2020, par rapport au niveau de 2005.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé il y a plusieurs mois déjà son Green New Deal, un plan de 88 Mds d’USD sur 5 ans, soit environ 2% du PIB chaque année, qui met l’accent sur le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficience énergétique des transports et des habitations, ou encore de technologies de captage et de stockage du carbone (CSC).

Le contrôle des émissions passe aussi par la mise en place d’un marché du carbone. Depuis 2007, les réductions volontaires sont enregistrées par le Korean Greenhouse Gaz Emission Registry Center. Cet organisme gouvernemental émet des certificats de droits à émissions (Korea Certified Emission Reductions).

Actuellement, les certificats proviennent de projets de CDM ou mécanismes de développement propre. Une des principales initiatives visant à promouvoir ces investissements est celle de l’Exim Bank qui a injecté 15 Mds de KRW (8,7 M d’EUR) dans un fonds destiné à acheter les certificats générés par les projets de CDM coréens. Ce fonds devrait rapidement peser 100 Mds de KRW (58 M d’EUR) avec la contribution d’entités privées. Fin 2008, 126 projets avaient donné droit à des KCER, pour un volume de 2,87 Mt de gaz. Récemment KEMCO (Korea Energy Management Corporation) a par exemple investi dans une centrale hydraulique au Vietnam (réduction d’un équivalent 16 346 t de CO2), et dans une centrale photovoltaïque à Sechan en Corée (réduction de l’équivalent de 8 342 t de CO2).

D’autre part, une bourse du carbone, marché domestique de négociation et d’échange des certificats (cap-and-trade) pourrait voir le jour en 2012, dans le cadre de la loi fondamentale sur la croissance verte en discussion au parlement.

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CT&T : le constructeur coréen de véhicules électriques

Fondé en 2002 par un ancien de Hyundai Motor, le fabricant coréen de véhicules électriques CT&T est en train de se faire un nom dans l’industrie automobile.

Le constructeur propose 2 modèles. Le premier, C-zone, est une voiturette multi-usages, de 2 ou 6 places, équipée d’un moteur de 48V qui lui permet d’atteindre une vitesse de 25km/h et une autonomie de 50 km. Le second, l’E-zone, est un petit véhicule de quartier de 2 places, plus puissant, équipé d’un moteur de 72V qui lui permet d’atteindre une vitesse de 70 km/h. Ce modèle existe en 2 versions, l’une équipée d’une batterie acide-plomb autorisant 50-70 km d’autonomie, et l’autre d’une batterie lithium ion-polymer autorisant 100-110 km d’autonomie, rechargeable sur les installations électriques résidentielles classiques. Cette dernière version serait disponible au prix de 24 M de KRW (14 000 EUR), contre 21 M de KRW pour la version de base.

La capacité annuelle de production de CT&T, répartie entre la Corée et la Chine (en JV avec Jinzhou Wonder Motor), serait de 60 000 unités. Elle devrait significativement augmenter avec l’ouverture prévue dans les prochains mois de 2 usines aux Etats-Unis, en Pennsylvanie.

Actuellement, l’E-zone n’est pas autorisé à rouler sur route en Corée (contrairement au Japon), mais une loi en ce sens est en attente de révision par le parlement. Ainsi, même si l’entreprise compte la présidence et l’armée de l’air coréenne parmi ses clients, sa production est essentiellement tournée vers l’export. Elle a des clients au Canada, aux EAU, en Chine, au Japon et aux Etats-Unis, où la police de l’Etat de Californie a commandé 4 000 unités. A l’occasion du Tokyo Motor Show en octobre 2009, CT&T aurait enregistré plusieurs nouvelles commandes, pour un total de 38 000 véhicules, d’une valeur de 400 M d’USD.

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La capacité annuelle de production de CT&T, répartie entre la Corée et la Chine (en JV avec Jinzhou Wonder Motor), serait de 60 000 unités. Elle devrait significativement augmenter avec l’ouverture prévue dans les prochains mois de 2 usines aux Etats-Unis, en Pennsylvanie.

Actuellement, l’E-zone n’est pas autorisé à rouler sur route en Corée (contrairement au Japon), mais une loi en ce sens est en attente de révision par le parlement. Ainsi, même si l’entreprise compte la présidence et l’armée de l’air coréenne parmi ses clients, sa production est essentiellement tournée vers l’export. Elle a des clients au Canada, aux EAU, en Chine, au Japon et aux Etats-Unis, où la police de l’Etat de Californie a commandé 4 000 unités. A l’occasion du Tokyo Motor Show en octobre 2009, CT&T aurait enregistré plusieurs nouvelles commandes, pour un total de 38 000 véhicules, d’une valeur de 400 M d’USD.

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Corée : La KCC : régulateur tout puissant des télécoms et de l’audiovisuel

En février 2008, une des premières mesures du président de la République LEE Myung-bak fut de fusionner le ministère de l’information et de la communication (MIC) et la commission audiovisuelle coréenne (KBC) pour créer la KCC, commission coréenne des communications. Cette fusion s’explique par la volonté d’en finir avec l’inertie due aux conflits entre les différents organes de régulation, mais aussi par une volonté forte d’accélérer la convergence des plateformes, des services et des terminaux de télécommunications et audiovisuels.

Cette nouvelle autorité de régulation dont le président a été nommé par le président de la république, s’est vue confier de nombreuses missions : du respect de la concurrence au développement technologique et commercial et à la convergence des services de télécommunications et medias. La KCC assure également la promotion à l’étranger des technologies locales : Wibro (Wimax coréen) et  DMB (télévision mobile), et plus largement la compétitivité du pays dans le secteur des télécommunications et des médias.

Une des décisions les plus marquantes de la commission fut de mettre fin, en avril 2009, à l’obligation pour les fabricants de téléphones portables d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local permettant à terme une concurrence accrue. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability), plateforme logicielle servant d’environnement pour les programmes et applications sur mobiles, limitait en effet l’accès au marché pour les fabricants étrangers.

Parmi les grands dossiers d’actualité de la KCC, on trouve le développement commercial de l’IPTV, la recherche d’un modèle économique rentable pour la télévision mobile, la dérégulation du secteur des médias par l’ouverture des entreprises audiovisuelles aux capitaux étrangers, la promotion des offres triple-play et quadruple-play (téléphonie fixe et mobile-Internet-TV), l’introduction de MVNO, le développement du Wibro, ou encore la couverture du pays en Internet très haut-débit (1 Gbps).

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Corée : les projets de VAL et tramways

Sur un territoire cinq fois plus petit que la France, 80% des 48 millions de Sud-Coréens vivent dans les zones urbaines. Les agglomérations coréennes souffrent d’un trafic routier saturé, de transports publics surchargés, et d’une pollution supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Les besoins en transports publics urbains sont donc importants.

Les réseaux de bus, bien que largement développés, n’offrent pas de capacités suffisantes. Côté rail, six villes sont équipées d’un métro : Séoul, Busan, Daegu, Incheon, Gwangju et Daejeon. Si le développement du réseau se poursuit, comme en témoigne l’ouverture en juillet 2009 d’une neuvième ligne à Séoul exploitée par Veolia, les projets de VAL (Véhicule Automatique Léger) ou LRT (Light Rail Transit), moins lourds en infrastructures et investissements, se multiplient.

Pour le matériel roulant, la Corée souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis des industriels étrangers, et le Korea Railroad Research Institute (KRRI) vient de présenter des rames automatiques réalisées en partenariat avec l’industriel Hyundai-Rotem. Cependant la demande est forte, et des opportunités existent pour les entreprises étrangères.

Ainsi, à partir de 2010, des rames VAL Bombardier circuleront sur la ligne Yongin-Bundang (Séoul, 18,5 km). Pour la ligne d’Uijeongbu (Séoul, 10 km) dont l’ouverture est prévue en 2011, Systra est en charge de l’ingénierie, et Siemens de la fourniture des rames VAL. Systra est également en charge de l’ingénierie de la ligne Busan-Gimhae (24 km, 2011).

D’ici à 2016, sept lignes VAL supplémentaires sont programmées pour la seule agglomération de Séoul, pour un budget total de 3,5 milliards d’EUR. On compte également 4 projets dans les villes de Busan, Daegu, Incheon et Ulsan.

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Par ailleurs, le débat est ouvert sur différents projets de tramways à Séoul, alors que ce moyen de transport a disparu de la capitale depuis 1968. Ainsi, à l’occasion d’une conférence, Kim Kyung-chul, président de Veolia Transport Corée, a évoqué l’idée d’une cinquantaine de kilomètres de réseau sur 6 lignes dans le nord de la ville et dans les quartiers d’affaires de Yeouido et Gangnam. Des villes moyennes comme Seongnam, Jeonju et Ulsan ont également des projets de tramways à l’étude.

Enfin, dans le cadre de l’exposition internationale de Yeosu 2012, un projet pilote de tramway utilisant des batteries lithium-ion sera présenté par le KRRI et Hyundai-Rotem. Si l’essai est concluant, il sera suivi de l’installation d’une ligne de 4,2 km entre le quartier Manseong-Li de Yeosu et l’île d’Ohdong.

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La Corée fait le pari des batteries rechargeables pour automobiles

Bien qu’à l’heure actuelle ils ne représentent que 0,9% des véhicules en circulation dans le monde, les véhicules hybrides et électriques connaissent une popularité grandissante. Le développement de batteries plus performantes à moindre coût est un facteur clé de leur succès. Les batteries rechargeables lithium-ion, initialement utilisées dans les appareils électroniques, s’affirment comme la nouvelle solution pour l’automobile. Ces batteries, bien que plus chères, présentent l’avantage d’être plus puissantes et compactes que les batteries au nickel produites depuis plusieurs années au Japon, pour la Toyota Prius par exemple. Aux côtés du Japon, d’autres pays misent désormais beaucoup sur les batteries rechargeables, en particulier les Etats-Unis, la Chine et la Corée.

Dans le cadre de son plan de croissance verte, la Corée encourage de nombreuses initiatives dans le domaine des énergies renouvelables ; dont la production de batteries rechargeables pour l’automobile. Le gouvernement a déjà apporté un soutien de plusieurs dizaines de millions d’USD depuis 2003, et s’est s’engagé à hauteur de 120 millions d’USD supplémentaires sur 5 ans afin d’encourager les programmes de R&D visant à améliorer la consommation énergétique des automobiles. De plus, la volonté affichée des constructeurs automobiles, dont le leader Hyundai-Kia, de multiplier les lancements de véhicules hybrides et électriques favorise cette dynamique et les investissements en capacité de production par les équipementiers.

Trois acteurs locaux se démarquent : LG Chem, Samsung SDI et SK Energy.

LG Chem, qui fournit les plus grands fabricants de téléphones et d’ordinateurs depuis plus de 10 ans, équipe déjà les Hyundai hybrides Avante et Forte commercialisées depuis juillet. Début 2009, l’entreprise a signé un contrat sur 5 ans pour fournir General Motors en batteries lithium-ion pour l’hybride Chevrolet Volt à partir de novembre 2010, ainsi que des modèles Buick à partir de 2011. Depuis, LG Chem a établi une joint-venture avec l’équipementier Hyundai-Mobis, et a annoncé des investissements dans 2 usines qui doivent être mise en route en 2013: en Corée (800 millions d’USD) et aux Etats-Unis (300 millions d’USD). Enfin, en octobre 2009, LG Chem a signé un accord commercial avec CT&T, le spécialiste coréen des véhicules électriques de quartier (NEV). LG Chem espère prendre 20% du marché mondial des batteries automobiles rechargeables d’ici à 2015.

Samsung SDI, spécialiste des écrans LCD, a également décidé de s’orienter vers la production de batteries rechargeables en formant une joint-venture, SB LiMotive, avec le plus gros équipementier automobile mondial, l’Allemand Bosch. La production des batteries doit débuter en 2010, dans une usine de 410 millions d’USD située à Ulsan, au sud du pays. La nouvelle entité a déjà signé un contrat d’exclusivité pour des véhicules BMW tout-électrique (projet Megacity) entre 2013 et 2020. En juillet dernier SB LiMotive a fait l’acquisition de l’Américain Cobasys pour sa technologie de pointe dans les systèmes de stockage d’énergie pour véhicules hybrides. La firme annonce un objectif à moyen terme de 30% de parts de marché mondial.

Un troisième acteur majeur a fait des batteries une priorité de sa stratégie, c’est SK Energy, la filiale énergie et pétrochimie d’un des plus gros chaebols coréens, qui a annoncé qu’il commercialiserait ses batteries lithium-ion pour automobiles à partir de 2011.

Enfin des entreprises de plus petite taille sont également présentes sur ce créneau comme Kokam, YNC Batteries, Batech, BNL, Dong Yang, Saehan Enertech, Vitzrocell  ou Young Poong Corporation.

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Corée : un accès au marché facilité pour les entreprises étrangères de défense

Jusqu’à aujourd’hui, une entreprise étrangère devait obtenir une autorisation spéciale du gouvernement pour acquérir des parts dans une société coréenne de défense.

Les industriels étrangers pourront désormais investir directement dans une entreprise coréenne existante ou nouvelle (jusqu’à 40% du capital), dans le cadre de leur obligation légale de compensation ou offset. Le mécanisme de la compensation oblige un vendeur d’armement à réaliser en Corée des achats, transferts de technologie, ou dans ce cas des investissements. Dans le même temps, le ratio de compensation passe de 30 à 50%.

A l’heure actuelle, Samsung-Thalès est la seule joint-venture du secteur impliquant une entité étrangère, mais le pays souhaite voir se multiplier ce type de partenariat afin de tirer profit de nouveaux investissements en R&D, et de permettre à l’industrie domestique de se développer plus rapidement.

Il se trouve que la KAI (Korea Aerospace Industries), maître d’œuvre des programmes aéronautiques et spatiaux financés par le gouvernement coréen, doit connaitre une restructuration complète de son capital. En effet, en prévision de sa privatisation d’ici à 2012, la KDB (Korea Development Bank), actionnaire majoritaire de KAI, va vendre ses parts. Dans son sillage, il est probable que les autres actionnaires, Doosan Infracore, Samsung Techwin et Hyundai Motors, se désengagent, laissant de la place à des investisseurs étrangers, probablement derrière un chef de file national.

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La Corée devient un acteur majeur dans la production de cellules photovoltaïques

La situation énergétique de la Corée se caractérise par sa pauvreté en énergies fossiles avec plus de 96% des énergies primaires importées en 2007. Il s’agit principalement du pétrole (46%), du charbon (24%) et du GNL (14%). Si les énergies renouvelables représentent moins de 2% de la consommation coréenne d’énergie électrique, leur utilisation a progressé de 50% entre le premier semestre 2008 et le premier semestre 2009. Parmi ces énergies, la production photovoltaïque (PV) présente l’un des plus forts potentiels. Selon les derniers chiffres de l’association européenne pour l’industrie PV, en 2008, avec 274 MW, la Corée s’est classé en 4ème position du classement des pays membres de l’IEA pour les nouvelles installations PV, derrière l’Espagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. La capacité de production installée cumulée a atteint 351 MW à la fin de l’année.

Cette progression rapide des installations est due en partie à l’ambitieux plan 100 000 toits équipés à l’horizon 2012, et son programme très incitatif  de subventions en faveur des particuliers et des établissements publics. Le potentiel de croissance des installations PV demeure cependant très important. D’ici 2012, la Corée devrait produire 1,3 GW d’électricité d’origine solaire, puis 2,7 GW en 2013 selon l’institut de recherche coréen Display Bank.

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Si la demande en installations PV augmente rapidement, l’offre coréenne est également en plein boom. Ainsi, les installations PV coréennes utilisent de plus en plus de modules, mais aussi de cellules solaires produites en Corée. Selon les chiffres du ministère de l’économie, les cellules fabriquées localement comptent à présent pour 30% des cellules utilisées dans les installations locales, soit 50% de plus qu’en 2008. Cette évolution se fait au détriment des importations d’origine japonaise (Sharp, Kyocera). En effet, même s’ils ne se sont pas lancés les premiers dans l’aventure du PV, les chaebols Samsung, LG et Hyundai rattrapent rapidement leur retard grâce à des armées de chercheurs et de grandes ressources financières qui leur permettent d’ouvrir de nouvelles lignes de production à un rythme élevé. Après avoir triplé entre 2007 et 2008, la capacité de production de cellules des fabricants coréens continue d’augmenter rapidement en 2009 et cette dynamique rappelle la course aux équipements dans l’industrie des semi-conducteurs il y a quelques années.

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De plus, les industriels collaborent étroitement avec les universités et instituts de recherche du pays : Korean Institute of Energy Research (KIER), Korea Electronics Technology Institute (KETI), Korea Institute of Science and Technology (KIST), Korea Research Institute of Chemical Technology (KRICT), Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI) ou encore Korea Electric Power Research Institute (KEPRI) pour introduire régulièrement des procédés innovants. Enfin, on peut noter qu’en janvier 2008, l’entreprise coréenne Jusung Engineering a signé un accord de collaboration avec le Commissariat à l’Énergie Atomique français (CEA) portant sur le développement de cellules solaires silicium à haut rendement.

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Le prix des communications mobiles fait débat en Corée

Dans un récent rapport de l’OCDE qui compare les prix de la téléphonie mobile dans 30 pays en août 2008 pour différents paniers d’usages des utilisateurs (faible, moyen ou important), la Corée se distingue par des prix au dessus de la moyenne. L’étude montre par exemple que la facture annuelle des usagers moyens des pays membres s’élève à 336 USD, alors que les Coréens déboursent eux 343 USD.

Certes la Corée n’est pas classé de la même façon selon les différents profils d’usagers, et se positionne par exemple avantageusement sur le prix des messages textes (SMS), mais la tendance générale de prix élevés est confirmée par une étude de l’agence coréenne pour la consommation (KCA), qui compare les tarifs locaux à ceux pratiqués dans 15 pays (de l’OCDE, plus Hong-Kong et Singapour). Celle-ci place l’opérateur leader SK, qui détient plus de la moitié du marché en Corée, parmi les 3 opérateurs les plus chers du panel.

Or les Coréens dépensent 7% de leurs revenus dans les services de télécommunications, autrement dit 3 fois plus que la moyenne des habitants de l’OCDE. Et même si lors de sa campagne présidentielle en 2007, le président LEE Myung-Bak avait promis une baisse de 20% du prix des communications mobiles, celle-ci n’a pas eu lieu. Cet été, les médias et les autorités coréennes ont donc relancé le débat et accentué la pression sur les opérateurs SK Telecom, Korea Telecom, et LG Telecom. Ainsi, le régulateur des télécoms (KCC), veut promouvoir l’entrée de nouveaux acteurs, MVNO en particulier, pour renforcer la concurrence.

Si les opérateurs ne s’opposent pas au principe de diminution des prix, ils rejettent l’idée d’une réduction de leur marge opérationnelle, pourtant estimée par les analystes à 12% en 2008. En effet, ils mettent en avant les lourds investissements en infrastructures nécessaires pour maintenir l’avance de la Corée en termes de réseaux mobiles.

Le régulateur les invite donc à réduire leurs dépenses marketing qui représentent 40% de leurs coûts au deuxième trimestre 2009, alors que leurs homologues dans d’autres pays se limitent à 20%. Cette solution a ses limites. En effet, la diminution des budgets marketing est synonyme d’une réduction de la subvention opérateur sur les terminaux, autrement dit de l’augmentation du prix à l’achat des appareils pour le consommateur. Cette dernière option ne serait donc pas sans effet sur la fréquence de renouvellement des appareils. C’est donc toute l’industrie du mobile, dont les fabricants de terminaux Samsung et LG, qui est concernée par ce débat.

Finalement, une solution commerciale partielle émerge avec la multiplication d’offres quadruple-play internet-TV-téléphonie fixe-téléphonie mobile permettant d’accéder aux différents services à prix préférentiel.

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Le déclin de Chrysler et General Motors profite surtout à Hyundai-Kia

Depuis 2008, l’industrie automobile américaine est en pleine restructuration. De 24% au premier semestre  2008, la part de marché additionnée de General Motors et Chrysler sur le marché américain a chuté à 20,1% sur la première moitié de l’année 2009. Dans le même temps, celle du groupe coréen Hyundai-Kia a progressé de 3,3 points à 12,1%.

Evolution des parts de marché aux Etats-Unis entre le 1er semestre 2008 et le 1er semestre 2009

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Motor Intelligence, 2009

Cette progression est le fait d’une part de l’évolution de la demande des consommateurs américains, qui se tournent de plus en plus vers les modèles plus petits et moins gourmands en carburant proposés par les constructeurs asiatiques.

Mais cette nouvelle répartition des ventes s’explique aussi par une nette amélioration de l’image des marques coréennes Hyundai et Kia. Ces dernières ont su gagner la confiance des consommateurs américains en prouvant leur fiabilité, et en améliorant sensiblement le design et le confort de leurs véhicules : Sonata, Elantra ou encore Genesis, une berline qui a reçu de nombreux prix dont celui de voiture de l’année 2009 au salon de Detroit.

Hyundai-Kia a par ailleurs enregistré une belle progression sur les marchés européens et asiatiques pour devenir, au 1er semestre 2009, le 4ème constructeur mondial derrière Toyota, General Motors et Volkswagen, et devant Ford et PSA, avec 2,15 millions de véhicules vendus selon Automotive News Data Center (à noter : Renault et Nissan sont considérés comme 2 entités distinctes dans ce classement).

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E-banking et M-banking en Corée

Grâce au déploiement précoce d’infrastructures d’internet à haut-débit, la Corée a connu très tôt le développement de nombreux services en ligne. Parmi ceux-ci, la banque est aujourd’hui l’un des plus utilisés.

Au premier trimestre 2009, on compte 52,1 millions d’abonnements à la banque en ligne en Corée, soit deux fois plus qu’en 2004. Les 19 institutions bancaires qui proposent ce service dans le pays enregistrent également 2,78 millions de clients entreprises, et là encore c’est deux fois plus qu’en 2004. Quand au volume mensuel des transactions, il est passé d’environ 240 milliards d’USD en mai 2004 à 570 milliards d’USD en avril 2009. En 2008, les transactions par internet représentaient ainsi ¼ de toutes les transactions bancaires enregistrées dans le pays.

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Nombre d’abonnements à la banque en ligne en milliers, BOK, mai 2009.

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Transactions bancaires en ligne en milliards de wons, BOK, mai 2009.

Parmi cette population, au 1er trimestre 2009, 9,15 millions de personnes utilisent ce service depuis leur téléphone portable, soit deux fois plus que fin 2007. Pour accéder à ce service, communément appelé M-banking, apparu en Corée en 2003, environ 55% des utilisateurs disposent d’une carte à puce embarquée sur leur téléphone : IC Card émise par la banque, ou USIM émise par l’opérateur télécom. Mais cette solution est de plus en plus souvent remplacée par un programme logiciel à télécharger (dit Virtual machine) qui ne nécessite pas de matériel particulier.

Les opérations les plus populaires sur le mobile sont le transfert d’argent et la consultation de diverses informations financières : taux de change, historiques de transactions, etc. En 2008, le volume de transactions en M-banking était en moyenne de 3,6 milliards d’USD par mois, en augmentation de près de 50% par rapport à 2007.

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Les usages de la RFID en Corée du Sud

Le rôle déterminant de l’Etat et des organismes publics

Depuis 2004, le développement parallèle de la technologie RFID (Radio Frequency Identification) et des réseaux de capteurs USN (Ubiquitous Sensor Networks) est activement encouragé par l’Etat coréen au travers de différents ministères : économie, commerce et industrie, défense, pêche et affaires maritimes, environnement, santé, réunification qui ont tous participé au financement de projets pilotes dans leurs domaines de compétences respectifs. Le service des achats des administrations, les services vétérinaires, les musées, les aéroports (Incheon, Gimpo, Jeju), et les ports (Busan, Incheon) ont également beaucoup investi dans ces technologies.

Les villes ubiquitaires : un terrain d’expérimentation

Le développement des technologies RFID/USN est aussi étroitement lié au concept coréen de villes ubiquitaires (U-cities). Il s’agit de villes nouvelles désignées par le gouvernement fortement équipées en RFID/USN. Il y en a déjà une soixantaine. Ces installations y complètent idéalement les infrastructures de communication internet à très haut-débit (fibre optique, Wibro) pour donner accès à une multitude de services publics améliorés (sécurité, santé, circulation, parking, etc) qui caractérisent ces « villes du futur ».

Les chaebols : commanditaires et maîtres d’œuvres

Parallèlement aux initiatives publiques, les industriels coréens contribuent aussi au développement des technologies RFID/USN, en tant que fournisseurs privilégiés mais aussi en tant que consommateurs pour leurs propres besoins, portant l’investissement total à 740 millions d’euros en 2008, soit deux fois plus qu’en 2007. Les industriels coréens de l’électronique ou de l’automobile se sont par exemple équipés pour optimiser la gestion de leur chaîne logistique.

La demande, émanant du secteur public comme du privé, a offert d’importants débouchés aux industriels coréens maîtres d’œuvres : Daewoo Information System, LG Hitachi, Samsung SDS, Samsung S1, SKT, KTF, KT Future Technology, Hyundai Information Technology, CJ Systems, KPC, Cyberlogitech, KMI et quelques 240 entreprises coréennes. L’augmentation rapide de la demande en équipement a permis à ces industriels, déjà spécialistes de la micro-électronique, d’industrialiser leur processus de fabrication et de diminuer leurs coûts pour être compétitif sur les marchés internationaux. Ainsi, alors que le prix d’une étiquette RFID fabriquée en Corée était d’environ 1,6 USD en 2004, il est aujourd’hui de moins de 0,15 USD.

RFID

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GM Daewoo, Ssangyong Motor : 2 constructeurs en difficulté aux destins différents

En Corée comme ailleurs, les constructeurs automobiles sont touchés par la crise. C’est en particulier le cas de deux constructeurs mineurs GM Daewoo et Ssangyong Motor, respectivement 7% et 2% du marché local dominé par Hyundai-Kia (81% des ventes au premier trimestre 2009). GM Daewoo est détenu à 72% par le géant américain General Motors qui vient de déposer le bilan le 1er juin. Ssangyong Motor, dont l’actionnaire principal est le groupe chinois SAIC, a pour sa part déposé le bilan en février dernier.

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Exportations, KAMA, 2009

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Ventes domestiques, KAMA, 2009

Ssangyong Motor : une restructuration difficile

Actuellement sous protection judiciaire, le constructeur est en cours de restructuration et doit prouver sa viabilité avant le 15 septembre 2009. Le plan de sauvetage prévoit la suppression de 2600 postes, soit un tiers des effectifs, et nécessiterait l’injection de liquidités à hauteur de 200 millions d’USD.

Mais les mesures de licenciement sont rejetées par les puissants syndicats de l’automobile. L’entreprise, paralysée par une grève générale, a préféré fermer provisoirement son usine principale de Pyeongtaek. Pris en tenaille entre ses créanciers et les syndicats, les dirigeants ont donc peu de marge de manœuvre, ce qui compromet l’avenir de Ssangyong.

Cependant, des rumeurs lui attribuent de possibles repreneurs au Moyen-Orient où les habitudes de consommation correspondent bien à sa gamme de SUV. Ceci pourrait permettre d’éviter sa liquidation.

GM Daewoo : un actif stratégique que General Motors entends développer

Pour GM Daewoo, l’avenir est moins sombre. Si l’on en croit son PDG Michael Grimaldi, la restructuration de General Motors devrait épargner la filiale coréenne. Aucune des 4 usines implantées en Corée, ni celle du Vietnam, ne devrait être fermée ni même souffrir de licenciements. En effet, la filiale coréenne demeure l’un des actifs les plus sains du groupe, et sa plus importante base en dehors du territoire américain. En 2008, ses 17 000 employés ont contribué à 23% de la production mondiale de la compagnie.

GM Daewoo devrait même profiter de cette restructuration. Ainsi, les mesures qui viennent d’être annoncées par General Motors indiquent pour la filiale coréenne un objectif de 157 000 unités exportées vers les Etats-Unis en 2014 contre seulement 37 000 en 2008. En effet, GM Daewoo est spécialisé dans la fabrication de véhicules compacts (Matiz, Lacetti par exemple) dont la popularité est croissante sur tous les marchés.

Par ailleurs, la KDB, banque nationale coréenne, qui est l’un des principaux créanciers de GM Daewoo, pourrait accorder au constructeur un nouveau prêt de l’ordre de 800 millions d’USD en contrepartie de garanties sur le transfert de technologies et la production de modèles électriques et hybrides sur le territoire coréen.

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Les plateformes d’applications logicielles pour terminaux mobiles en Corée du Sud

Avec 95% de la population équipée d’un téléphone portable, le marché coréen des équipements de téléphonie mobile arrive à saturation. En revanche, la démocratisation de la 3G (40% des abonnés), des forfaits data illimités à tarif réduit (trois millions d’abonnés), et l’éclosion du marché des smartphones, nourrissent une forte croissance de la demande en contenus, services et applications logicielles pour le mobile. Bien que certains services fournis par les opérateurs comme la télévision mobile personnelle par satellite (deux millions d’abonnés), la VoD (vidéo à la demande), les jeux en réseau ou le paiement mobile soient bien développés, il n’existe en revanche pas encore de place de marché pour les applications logicielles pour mobile mettant en relation directe développeurs tiers et usagers.

Alors que les grands fabricants de terminaux mobiles comme Nokia, Sony Ericsson, RIM et Palm ont déjà ou s’apprêtent à lancer leur service, les Coréens Samsung, LG et Pantech & Curitel hésitent à se lancer sur le marché domestique. En effet, le succès de ce type de plateforme dépend pour beaucoup des contenus disponibles et donc de l’intérêt des développeurs. Or nombre d’entre eux se détournent du marché local pour développer des applications en anglais destinées au marché international, où, au passage, ils rencontrent un certain succès. De plus, pour les jeux, marché principal en Corée, certains éditeurs peuvent être découragés par l’examen du Game Rating Board, commission du ministère de la Culture, qui applique une censure stricte selon l’âge de l’utilisateur.

Devançant les fabricants de terminaux, c’est SK Telecom, l’opérateur mobile leader, qui a décidé le premier de lancer sa plateforme, en test à partir de juin, puis en version commerciale en septembre 2009. A la différence d’Apple, SK proposera des applications multi-terminaux, multi-marques et multisystèmes d’exploitation. KT, son principal concurrent, pourrait suivre dans l’été. Enfin, le ministère de la culture, l’agence pour la promotion de l’industrie du logiciel (KIPA), et le fournisseur d’accès à internet Dreamline collabore au développement d’une plateforme de contenus multi-opérateurs http://www.wapool.co.kr

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Les minis et compactes gagnent du terrain en Corée du Sud

En Corée comme ailleurs, avec la crise économique, la consommation de biens durables et en particulier d’automobiles a ralenti. Cependant, toutes les catégories de véhicules ne sont pas touchées de la même façon.

Ainsi, ces derniers mois, la part de marché des minis (moins de 1000cc) et compactes (jusqu’à 1600cc) n’a cessé d’augmenter au détriment des autres gammes. Certes, cette tendance est constante depuis 2005, mais l’effet crise l’a accentuée en 2008 et début 2009. Les minis ont ainsi gagné 9 points de parts de marché entre 2007 et 2008 pour se stabiliser autour des 14% début 2009. Par ailleurs, les ventes de compactes qui avaient connu un recul de 2 points sur l’année 2008, sont fortement reparties début 2009 pour atteindre 28,5% des ventes contre 25,3% en 2007.

Aujourd’hui, pour la première fois, la combinaison de ces 2 catégories représente plus de 40% des ventes sur le marché coréen. Cette forte croissance s’est principalement répercutée sur les ventes de berlines de taille moyenne (jusqu’à 2000cc) et de véhicules tout-terrain, alors que les plus grosses berlines ont mieux résisté.

Cliché

Au premier trimestre 2009, les modèles les plus vendus ont été l’Avante et l’i30 de Hyundai, la Forte de Kia, et la Lacetti Premiere de GM-Daewoo, des véhicules d’entrée/milieu de gamme, faibles consommateurs en carburants. Avec la mise sur le marché prévue durant l’été de la nouvelle version de la SM3, son véhicule le plus compact, Renault-Samsung espère bien profiter de cette tendance.

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