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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

Profil SK Telecom

Sur le marché coréen de la téléphonie mobile, 49,6 M d’abonnés au 30 juin 2010, SK Telecom est l’opérateur leader avec 50% de parts de marché. En 2009, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10 Mds USD.

SKT a forgé et maintient sa domination grâce à une gamme particulièrement attrayante de terminaux et une offre de contenus riche combinés à un marketing performant et des prix sensiblement équivalents à ceux de ses concurrents KT et LG U+.

Pour maintenir son avance, SK Telecom investit environ 200 M USD chaque année en recherche et développement interne tout en coopérant avec de nombreux partenaires coréens et étrangers qui lui permettent de proposer des solutions innovantes à ses clients.

 Actuellement, la stratégie d’innovation du groupe est orientée vers :

-les technologies de réseaux : WCDMA, HSPA+, Wibro, LTE

-les technologies de communication en champ proche : NFC, ZigBee

-les chipsets intelligents : paiement via USIM, ZigBee sur carte SD, contenus sur SIM

-l’image et la vidéo : IPTV, conversion 2D-3D, réalité augmentée

-les applications pour smartphones : SNS, LBS, jeux, outils de traduction, banque

-l’offre B2B : bureau mobile, cloud-computing, plateforme de partage d’informations.

En 2011, comme en 2010, l’entreprise investira 1,2 Md EUR dans ses infrastructures réseaux. SK Telecom prévoit notamment le lancement en Corée du réseau LTE commercial au deuxième semestre 2011. L’opérateur se tourne également vers les pays voisins : Chine, Mongolie et Vietnam.

SK Telecom s’est par ailleurs fixé comme priorité le développement de sa base d’utilisateurs de smartphones qui devrait atteindre 3 M en fin d’année contre 500 000 en janvier. L’ARPU de l’opérateur sur les smartphones est de 55 000 KRW (35 EUR) contre 35 000 KRW (23 EUR) pour les terminaux ‘’classiques’’. Dans cette gamme, l’OS Androïd devrait prendre une part prépondérante comme l’indique l’accord passé avec Google pour appliquer la facturation des applications sur la facture mensuelle de l’abonné. L’opérateur travaille également au développement de son propre OS open-source en interne.

Enfin, si sa stratégie est largement tournée vers le mobile, il ne faut pas oublier que SK Telecom est le deuxième fournisseur d’accès à l’internet fixe en Corée (23% de parts de marché) et le deuxième opérateur de lignes téléphoniques fixes (10% de parts de marché).

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Le marché du livre électronique en Corée

Dans le cadre d’un plan global pour encourager la production de contenus digitaux, le ministère coréen de la culture a annoncé en avril 2010 un investissement de 54 M USD en faveur de l’édition et la promotion de publications électroniques. En partenariat avec le ministère, la Korea Electronic Publishing Association (KEPA) proposera parallèlement aux éditeurs et auteurs des formations à la réalisation et la distribution de publications électroniques avec pour objectif d’en publier 100 000 par an. Ils s’ajouteront aux 250 000 ouvrages issus des librairies nationales qui doivent être numérisés d’ici 2014. Grâce à ces efforts, les livres électroniques pourraient représenter 20% des publications en 2012 contre 5% aujourd’hui selon la KEPA.

Les usagers semblent eux prêts à adopter de nouvelles habitudes de consommation. Ainsi, plus de 40% des personnes sondées par la Korea Internet and Security Agency dans son enquête 2009 sur les usages de l’internet en Corée affirmaient avoir déjà lu des livres ou magazines en ligne, et même plus d’une fois par semaine pour 40% d’entre eux.

Devant les promesses de ce marché, les fabricants de terminaux mobiles, distributeurs et éditeurs collaborent pour développer une offre locale de lecteurs et de contenus. Le plus célèbre des fabricants de terminaux, Samsung, a lancé un premier lecteur, le Papyrus, en juillet 2009, en partenariat avec le libraire Kyobo qui donne accès à 65 000 titres en coréen. C’est avec ce même partenaire que le fabricant iRiver, spécialiste des PMP, a lancé le Story en septembre 2009, un lecteur aujourd’hui exporté vers l’Allemagne et la Russie. LG, grand rival de Samsung, fournit quant à lui des écrans pour les lecteurs de marque iRiver, Sony ou Apple via sa filiale LG Display ; celle-ci développe simultanément un support alternatif : le papier électronique couleur pliable. Mais les fabricants de terminaux attendent surtout l’arrivée prochaine en Corée de l’iPad d’Apple qui pourrait, en cas de succès, obliger la concurrence à proposer des terminaux aux fonctionnalités plus riches.

Du côté des contenus, c’est Yes24 qui est leader avec 30% de parts de marché sur les publications électroniques, suivi par Interpark, Kyobo et Aladdin. Si Yes24, Kyobo et Aladdin se veulent avant tout des distributeurs de publications électroniques, Interpark, à l’image d’Amazon, a fait le choix de commercialiser son propre lecteur, le Biscuit, dont la fabrication est assurée par LG Innotek. Les opérateurs de télécoms s’intéressent également de près à ce marché, à l’image de KT qui a lancé en avril 2010 le service QOOK book café sur le modèle des plateformes de téléchargement d’applications pour mobile. QOOK book café propose des contenus pour les lecteurs dédiés mais aussi pour les smartphones et ordinateurs personnels.

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Le marché coréen des jeux vidéo en ligne et sur mobile

Les jeux vidéo occupent une place de choix dans la culture populaire coréenne. Ainsi, plus de 17 M de Coréens, soit 35% de la population, joueraient aux jeux vidéo régulièrement.

Une majorité des joueurs font le choix du jeu en ligne (12 M de joueurs uniques par mois) plutôt que sur console. Ils se connectent notamment depuis les quelques 25 000 cybercafés présents dans tout le pays. Les jeux vidéo en ligne représentent un marché en croissance d’environ 2 Mds USD (2009) où les sociétés étrangères comme Blizzard, Gameloft ou Ubisoft réussissent bien.

Les jeux pour mobiles et smartphones disposent également d’un fort potentiel de croissance. La Corée représente déjà le 3ème marché mondial du jeu sur mobile avec 15 M d’adeptes, et le développement des plateformes d’applications du type App Store, copiées par les opérateurs mobiles locaux, devrait permettre d’élargir encore la cible. Il faut cependant garder à l’esprit que la mise sur le marché est rendue difficile par la législation coréenne qui impose la validation des jeux par une commission de censure.

Côté genres, parmi les 10 jeux en ligne les plus populaires du moment en Corée, on compte 6 RPG/MMORPG (Aion: Tower of eternity, World of Warcraft, Maple Story, Lineage, Lineage 2, Dungeon and Fighter), 2 FPS (Sudden Attack, Counterstrike Online: Zombie Scenario) et 2 jeux de sport (Fifa Online 2, Freestyle). Genre à part, le jeu éducatif constitue une niche intéressante pour les éditeurs étrangers. En effet, les ménages coréens consacrent une part importante de leur budget à l’éducation des enfants mais aussi des adultes, et plébiscitent les solutions pour apprendre l’anglais.

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Corée du Sud : secteurs public et privé unissent leurs efforts pour développer les logiciels pour mobiles

Les fabricants coréens de téléphones mobiles Samsung Electronics, LG Electronics et Pantech sont traditionnellement spécialisés dans la production et l’assemblage de composants matériels (hardware). Selon le ministère de l’Économie, seuls 15% des logiciels embarqués dans les terminaux fabriqués localement sont de conception coréenne. Tous secteurs d’applications confondus, la Corée ne capte que 1% du marché mondial des logiciels, bien loin de ses ambitions et bien loin de ses performances dans les terminaux mobiles, les semi-conducteurs ou les écrans.

Or avec la démocratisation des smartphones et le développement du téléchargement d’applications pour mobile, c’est de plus en plus dans le logiciel (système d’exploitation et logiciels applicatifs) que réside la valeur ajoutée. Le gouvernement l’a bien compris. Aux quelque deux milliards de dollars [USD] déjà prévus pour l’industrie du logiciel dans le budget annuel de l’Etat, s’ajouteront 870 millions d’un plan complémentaire qui vise à soutenir les petits et moyens éditeurs de logiciels embarqués et les développeurs indépendants d’applications pour smartphones.

Les fabricants de terminaux ont également prévu d’accentuer leurs investissements dans ce domaine. Le premier d’entre eux, Samsung, a annoncé que son budget dédié au développement de logiciels pour mobiles serait, cette année, supérieur aux 110 millions USD consacrés à cette activité en 2009. Autres signes de l’évolution de sa stratégie, le fabricant a ouvert une plate-forme de téléchargements d’applications sur le modèle de l’AppStore d’Apple en 2009, avant de dévoiler Bada, son nouveau système d’exploitation pour smartphone à l’occasion du dernier Mobile World Congress.

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Le haut-débit en Corée

Bien qu’elle bénéficie déjà d’infrastructures de télécommunications de pointe, la Corée poursuit sa politique volontariste en faveur de l’internet haut-débit fixe et mobile. Ainsi, équipementiers, opérateurs et gouvernement unissent leurs efforts et leurs investissements pour maintenir l’avance de la Corée et continuer à nourrir la croissance de son industrie des télécoms.

Fin 2009, on recensait 16,3 M d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée, un chiffre en croissance moyenne de 6% par an depuis 2003. Le pays compte désormais 37 M d’usagers de l’internet fixe, soit 77% de la population. Il s’agit du 10ème taux de pénétration mondial mais surtout du 1er parmi les pays de plus de 20 M d’habitants.

Concernant les types d’accès, la fibre jusqu’au bâtiment (FTTB LAN) et le câble dominent avec respectivement 34% et 32% des abonnés. Les technologies DSL sont en recul (20%), alors que la fibre optique jusqu’au foyer (FTTH) connaît une croissance rapide avec 15% de part de marché en 2009 contre 11% en 2008.

Répartition des abonnés à l’internet haut-débit fixe par type de connexion et par opérateur, KCC, 2009

La dernière étude State of the Internet d’Akamai, rapporte un débit observé supérieur à 5 Mbps pour 74 % des connexions coréennes (60% au Japon), et un débit observé supérieur à 25 Mbps dans 16% des cas (2% au Japon). Ce sont de loin les débits moyens les plus rapides au monde.

Côté mobile, les abonnés aux offres 3G WCDMA, qui peuvent accéder à l’internet mobile en haut-débit, sont plus de 21 M (opérateurs, juin 2009), soit 45% de la clientèle. Lancée en 2006, l’offre Wibro, version coréenne du Wimax, permettant d’accéder à l’internet en très haut-débit en situation de mobilité (20 à 40 Mbps en liaison descendante), comptait 250 000 clients fin 2009.

La Korea Communications Commission, régulateur coréen des télécommunications, a initié le projet BCN (Broadband Convergence Network), pour le déploiement et la convergence des réseaux très haut débit fixes et mobiles. Son objectif pour 2013 est de permettre à 14,5 M d’usagers de bénéficier d’une connexion fixe entre 50 et 100 Mbps en 2013, et à 46 M d’usagers de profiter d’une connexion mobile entre 1 ou 2 Mbps. Ce plan prévoit également le lancement commercial en 2012 de l’ultra haut-débit, de l’ordre d’1 Gbps en fixe et de 10 Mbps en mobile.

Grâce à ces infrastructures toujours plus performantes, les usages les plus consommateurs de bande passante vont continuer à se développer. Ce sont d’ores et déjà près de 30% des internautes coréens qui partagent des fichiers en ligne, 40% qui regardent la télévision en ligne, et 46% qui regardent des films en ligne selon l’enquête annuelle Survey on the Internet usage conduite par l’agence nationale pour le développement d’internet (NIDA).

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La présence coréenne et les tendances du CES 2010

La dernière édition du salon Consumer Electronics Show (CES) 2010 de l’électronique grand public qui s’est tenue du 7 au 10 janvier dernier à Las Vegas aux Etats-Unis fut une nouvelle fois l’occasion pour les grands fabricants de présenter leurs dernières nouveautés et innovations. Même si une cinquantaine d’entreprises coréennes étaient présentes sur le salon, ce sont essentiellement les grands rivaux Samsung Electronics et LG Electronics qui ont fait parler d’eux.

Parmi les grandes tendances de ce salon on note la montée en puissance des téléviseurs à rétro éclairage LED, Samsung annonce vouloir en vendre 10 M d’exemplaires en 2010. La 3D est également à l’honneur : téléviseur, lecteur Blu-ray, lunettes. Samsung comme LG ont annoncé un objectif de 2 M d’unités chacun sur cette gamme de téléviseurs. Enfin les téléviseurs deviennent « intelligents ». Chez LG on remarque les téléviseurs équipés du logiciel Skype permettant de passer des appels vocaux et vidéo par internet. Samsung met l’accent sur sa plateforme d’applications Samsung Apps depuis laquelle les utilisateurs peuvent télécharger des applications et contenus divers depuis leur télévision via internet.

En informatique, on retient surtout les tablettes et livres électroniques. Après les netbooks et les smartbooks, ce sont les tablettes et livres électroniques qui tiennent le devant de la scène cette année. Samsung annonce 2 modèles de livre électronique (6 et 10 pouces) disposant d’un accès par wifi à la bibliothèque en ligne de Google, d’un clavier coulissant et surtout de la reconnaissance de l’écriture manuscrite. Samsung profite également du salon pour présenter un netbook à l’écran OLED transparent de 14 pouces des plus futuristiques.

Côté téléphonie mobile, les écrans AMOLED, la télévision mobile digitale, le système d’exploitation Android et les technologies de 4e génération LTE et Wimax concentrent l’attention.

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Corée : La KCC : régulateur tout puissant des télécoms et de l’audiovisuel

En février 2008, une des premières mesures du président de la République LEE Myung-bak fut de fusionner le ministère de l’information et de la communication (MIC) et la commission audiovisuelle coréenne (KBC) pour créer la KCC, commission coréenne des communications. Cette fusion s’explique par la volonté d’en finir avec l’inertie due aux conflits entre les différents organes de régulation, mais aussi par une volonté forte d’accélérer la convergence des plateformes, des services et des terminaux de télécommunications et audiovisuels.

Cette nouvelle autorité de régulation dont le président a été nommé par le président de la république, s’est vue confier de nombreuses missions : du respect de la concurrence au développement technologique et commercial et à la convergence des services de télécommunications et medias. La KCC assure également la promotion à l’étranger des technologies locales : Wibro (Wimax coréen) et  DMB (télévision mobile), et plus largement la compétitivité du pays dans le secteur des télécommunications et des médias.

Une des décisions les plus marquantes de la commission fut de mettre fin, en avril 2009, à l’obligation pour les fabricants de téléphones portables d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local permettant à terme une concurrence accrue. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability), plateforme logicielle servant d’environnement pour les programmes et applications sur mobiles, limitait en effet l’accès au marché pour les fabricants étrangers.

Parmi les grands dossiers d’actualité de la KCC, on trouve le développement commercial de l’IPTV, la recherche d’un modèle économique rentable pour la télévision mobile, la dérégulation du secteur des médias par l’ouverture des entreprises audiovisuelles aux capitaux étrangers, la promotion des offres triple-play et quadruple-play (téléphonie fixe et mobile-Internet-TV), l’introduction de MVNO, le développement du Wibro, ou encore la couverture du pays en Internet très haut-débit (1 Gbps).

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E-banking et M-banking en Corée

Grâce au déploiement précoce d’infrastructures d’internet à haut-débit, la Corée a connu très tôt le développement de nombreux services en ligne. Parmi ceux-ci, la banque est aujourd’hui l’un des plus utilisés.

Au premier trimestre 2009, on compte 52,1 millions d’abonnements à la banque en ligne en Corée, soit deux fois plus qu’en 2004. Les 19 institutions bancaires qui proposent ce service dans le pays enregistrent également 2,78 millions de clients entreprises, et là encore c’est deux fois plus qu’en 2004. Quand au volume mensuel des transactions, il est passé d’environ 240 milliards d’USD en mai 2004 à 570 milliards d’USD en avril 2009. En 2008, les transactions par internet représentaient ainsi ¼ de toutes les transactions bancaires enregistrées dans le pays.

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Nombre d’abonnements à la banque en ligne en milliers, BOK, mai 2009.

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Transactions bancaires en ligne en milliards de wons, BOK, mai 2009.

Parmi cette population, au 1er trimestre 2009, 9,15 millions de personnes utilisent ce service depuis leur téléphone portable, soit deux fois plus que fin 2007. Pour accéder à ce service, communément appelé M-banking, apparu en Corée en 2003, environ 55% des utilisateurs disposent d’une carte à puce embarquée sur leur téléphone : IC Card émise par la banque, ou USIM émise par l’opérateur télécom. Mais cette solution est de plus en plus souvent remplacée par un programme logiciel à télécharger (dit Virtual machine) qui ne nécessite pas de matériel particulier.

Les opérations les plus populaires sur le mobile sont le transfert d’argent et la consultation de diverses informations financières : taux de change, historiques de transactions, etc. En 2008, le volume de transactions en M-banking était en moyenne de 3,6 milliards d’USD par mois, en augmentation de près de 50% par rapport à 2007.

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Internet mobile et Wibro en Corée

En Corée, 40% des abonnés à la téléphonie mobile utilisent les réseaux mobiles de troisième génération (3G) et peuvent donc se connecter à l’internet haut-débit sur leur téléphone portable. Cependant, comme ailleurs, l’ergonomie des terminaux  et le coût du service constituent des freins à la migration des usages de l’internet fixe vers le mobile. Depuis un an environ, ces usages se développent grâce à un équipement croissant en téléphones à grand écran et smartphones d’une part, et d’autre part à la généralisation de forfaits data illimités à faible coût (4 à 6 euros par mois), auxquels ont déjà souscrit 3 millions d’abonnés.

Par ailleurs, la connexion des autres terminaux mobiles, en particulier les netbooks, se fait principalement par 3G, Wifi (20 000 hotspots) et Wibro (version coréenne du Wimax). Depuis son lancement en 2006, malgré des investissements importants, le Wibro a attiré seulement 170 000 abonnés, et les opérateurs hésitent à soutenir cette technologie de crainte de cannibaliser leurs services 3G.

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La VOIP en Corée

Les opérateurs télécoms coréens ont également mis du temps à développer les services de VOIP pour le grand public. A partir de 2004, aux côtés des services de PC-to-phone (soft phone comme Skype et USB phone), des opérateurs spécialisés ont commencé à proposer la VoIP phone-to-phone sur des terminaux spéciaux (IP Phone). Puis en 2005, les opérateurs de téléphonie fixe classique ont obtenu des licences et sont donc entrés sur le marché avec l’obligation d’utiliser un préfixe spécifique pour la numérotation (070).

Mais c’est véritablement en 2008, avec la suppression de ce préfixe, et grâce à des politiques commerciales plus agressives de la part des opérateurs que le marché a décollé. Ainsi le nombre d’abonnés a été quasiment multiplié par 4 entre mars 2008 et mars 2009, à 3 millions de ménages abonnés, soit 12% des utilisateurs de la téléphonie fixe. Avec 1,3 millions d’abonnés, contre 74 000 fin 2007, l’opérateur leader LG Dacom s’octroie aujourd’hui 43% du marché. Samsung Networks (400 000 abonnés), KT (390 000) et SK Broadband (270 000) se partagent le reste du marché avec les câblo-opérateurs qui fournissent ce service à 400 000 foyers.

De plus, l’introduction dans les mois prochains de la portabilité du numéro devrait favoriser la croissance du marché local. La VOIP domestique pourrait ainsi atteindre 5 millions d’utilisateurs fin 2009. Selon une étude Maekyung Research, à moyen terme, près de 3 abonnés coréens à la téléphonie fixe sur 5 envisagent de passer à la VOIP, pour des raisons économiques mais aussi pour profiter des services additionnels proposés par les opérateurs, comme la vidéo-téléphonie.

Par ailleurs, les opérateurs cherchent à séduire les clients professionnels dont l’ARPU est supérieur à celui des ménages. Ainsi, aux côtés des opérateurs grands publics, des prestataires comme Samsung Networks et SK Telink s’intéressent plus particulièrement à ce marché, et se démarquent en proposant des services additionnels à leurs clients : messagerie d’entreprise, communication de groupe, ou encore appels vidéo.

En termes de revenus, le cabinet d’étude IDC Korea estimait le marché coréen des services de VOIP à  261 millions d’euros en 2008, soit 71% de plus qu’en 2007, et prévoit un marché de 851 millions d’euros à l’horizon 2012.

Marché coréen de la VOIP (en millions d’euros)

Untitled3IDC Korea, décembre 2008

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L’IPTV en Corée

La diffusion de chaînes de télévision en temps réel via internet (IPTV) a mis du temps à voir le jour en Corée. En effet, les acteurs historiques : câblo-opérateurs et chaînes hertziennes faisaient pression sur les autorités pour empêcher les opérateurs télécoms d’accéder au marché de l’audiovisuel. D’une part les câblo-opérateurs souhaitaient que le câble demeure le principal canal de diffusion des programmes télévisés, et d’autre part les chaînes hertziennes redoutaient la concurrence de nouveaux contenus. Seuls les services de VOD (vidéo à la demande) précurseurs de l’IPTV étaient donc disponibles. Mais la décision de la KCC (Commission coréenne des communications) d’autoriser les opérateurs télécoms à diffuser des programmes en direct a donné le feu vert pour lancer de nouvelles offres commerciales d’IPTV fin 2008. Les opérateurs télécoms ayant obtenu des licences : KT, SK Broadband et LG Dacom ont donc décidé d’investir plus de 2 milliards d’euros sur 5 ans pour développer leur plateforme et pour la création de contenus.

KT avait pris de l’avance sur ses concurrents en proposant, dès le 17 novembre 2008, une quarantaine de chaînes ainsi que des services interactifs, d’e-commerce ou de banque en ligne. En effet, en Corée, l’IPTV prend le sens d’un bouquet de services divers accessibles sur un écran de télévision en naviguant grâce à sa télécommande. KT annonçait déjà 780 000 abonnés fin janvier 2009. Mais après le lancement de leurs services en janvier 2009, SK Broadband et LG Dacom rattrapent leur retard en proposant respectivement 48 et 60 chaînes à leurs quelques 800 000 et 100 000 abonnés respectifs.

Marché coréen de l’IPTV

Untitled2Korea Communications Commission, septembre 2008.Ces estimations correspondent à un bouquet incluant la VOD et des services périphériques, en plus de la télévision.

Par ailleurs, le gouvernement finance le développement de services éducatifs utilisant cette technologie au travers d’un plan de la commission coréenne des communications (KCC) de 33 millions d’USD qui prévoit d’équiper à partir de 2010 plus de 11 000 écoles et 240 000 salles de classe.

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Internet en Corée du Sud en 2009, infrastructures et services

Les Coréens sont souvent perçus, à juste titre, comme des champions de l’internet. En janvier 2009, on recensait 15,5 millions d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée du Sud soit 5% de plus que l’année précédente. Ainsi 93% des foyers sont équipés d’une connexion à internet haut débit. De plus les PC Bang, ces 25 000 cybercafés du pays, sont aussi très fréquentés, en particulier par les amateurs de jeux vidéos en ligne. Les Coréens passent en moyenne 15 heures par semaine sur internet et s’y connectent à un débit moyen de 46 Mbps en réception.

Abonnés à l’internet haut-débit en Corée (en millions)

Untitled1Korea Communications Commission, mars 2009

Concernant les types d’accès à l’internet haut-débit fixe en Corée, c’est le câble et la fibre qui dominent,  avec respectivement 33% et 32% des abonnés, suivis par l’ADSL (24%), et la fibre optique (11%), alors que les connexions par satellite sont marginales. Depuis 2 ans, les opérateurs majeurs, dont le leader incontesté KT, investissent massivement dans les infrastructures de lignes FTTH (fibre optique) permettant des accès allant jusqu’à 100 Mbps. De plus, l’objectif du gouvernement est d’équiper, d’ici 2012, la totalité du pays d’un réseau de nouvelle génération (Broadband convergence Network) proposant un débit théorique de 1Gbps.

Paradoxalement, malgré des infrastructures de grande qualité, la Corée peut sembler moins mûre que la France sur le développement de la VOIP et de l’IPTV, ainsi que sur la convergence des différents services accès internet, VoIP et IPTV. Ainsi l’offre commerciale packagée de type « triple play » est relativement nouvelle. A partir d’un boîtier unique (set-top box), les prestataires locaux proposent aux clients de souscrire à la carte à 2, 3 services, ou plus : Internet, téléphonie fixe sur IP ou non, téléphonie mobile, Wibro (Wimax mobile) et IPTV. A titre indicatif, pour une période d’engagement longue, un service de type « triple play » incluant accès Internet + VOIP + IPTV peut être souscrit pour 35 000 wons ou environ 20 euros.

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L’embellie de la cartographie en ligne en Corée

Dans un pays où les rues n’ont généralement pas de nom, les services de cartographie sont indispensables et très développés. Ainsi les systèmes de navigation offrent maintenant la 3e dimension [3D], matérialisée par des reproductions des bâtiments rencontrés sur le parcours dans ce pays très urbanisé. Mais récemment, c’est surtout l’offre des différents portails internet qui s’est enrichie.

Dans la nouvelle version de son service de carte en ligne lancée fin janvier http://local.daum.net/map, le portail Daum a mis l’accent sur la qualité de l’image en proposant une résolution époustouflante, des vues aériennes, des vues au sol à 360°, la recherche d’itinéraires, la géo-localisation des commerces, mais aussi des prises de vues dans des lieux inaccessibles aux voitures, comme les parcs, ou encore des vidéos à basse résolution de type « street view ». Ces innovations ont connu un franc succès avec plus d’un million de visiteurs supplémentaires par jour sur le portail la semaine du lancement.

Google propose depuis longtemps des vues aériennes des grandes villes coréennes sur son service Google Maps mais n’a été autorisé à ajouter des indications cartographiques (voies et bâtiments) qu’à condition de les stocker sur un serveur coréen. Son service coréen lancé en novembre dernier est donc proposé séparément du reste de son offre Google Maps, à l’adresse http://www.google.co.kr/maps. Depuis, l’Américain a formé un partenariat inédit avec son compatriote Yahoo! pour enrichir mutuellement leurs services en Corée où ils sont tous deux marginalisés par la concurrence locale. Des vidéos Youtube seront ainsi disponibles sur Yahoo! Maps et parallèlement les utilisateurs de Google pourront bénéficier du service de recherche locale Gugi de Yahoo! et de contenus créés par les utilisateurs (UGC).

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La sécurité sur internet en Corée : fraudes et contrôles intensifs

Dans un pays où l’internet atteint un taux de pénétration de 93%, la sécurité sur le web est depuis plusieurs années déjà une priorité du gouvernement. Il y consacre des budgets importants, et fournit gratuitement des solutions de protection à des centaines de milliers de foyers.

De même, la plupart des éditeurs proposent gracieusement leur antivirus aux particuliers, ne facturant que les entreprises.  La solution d’AhnLab, leader avec 65% du marché local de la sécurité internet, est ainsi largement distribuée au grand public grâce à une alliance avec Naver, le plus gros portail internet du pays avec 31 millions de visiteurs uniques par mois.

Selon l’agence coréenne de sécurité de l’information (KISA : Korean Information Security Agency), 16% des internautes coréens ont été victimes d’utilisation frauduleuse de leurs données personnelles en 2007. En 2008, plusieurs affaires de ce type ont été révélées affectant dix millions d’utilisateurs d’eBay en février, les utilisateurs de Daum, second portail internet du pays en mars, et finalement onze millions de clients du raffineur GS Caltex en juillet. Le gouvernement a parfois accusé certains pays voisins d’héberger les hackers responsables de ces attaques.

Du côté des solutions, le secteur financier est souvent précurseur dans la mise à disposition de protections innovantes pour le grand public. Les générateurs de mots de passe à usage unique ou l’identification vocale pour accéder aux services bancaires en ligne en sont deux exemples. Plus généralement, la vérification de l’identité est mise en place sur tous les sites d’e-commerce et de partage de contenus (blogs, photos, vidéos). Les utilisateurs doivent y communiquer leur véritable identité et leur numéro de carte d’identité, y compris pour poster de simples commentaires sur un blog. Ces informations sont également demandées par les moteurs de recherche pour les requêtes portant sur des contenus interdits aux moins de 19 ans.

Des solutions globales pour sécuriser les réseaux d’entreprises

En Corée comme ailleurs, face aux nombreuses attaques et menaces qui pèsent sur les systèmes d’information, la sécurisation des réseaux d’entreprises est devenue un enjeu stratégique. Ahn Lab, leader sur le marché des antivirus et premier exportateur de logiciels du pays, propose comme ses concurrents locaux Nowcom et Egloo Security des solutions globales dites UTM (Unified Threat Management) qui jouissent d’une popularité grandissante. Elles incluent un pare-feu (firewall), anti-virus, anti-spam, anti-spyware, VPN (Virtual Private Network) et IPS (Intrusion Prevention System).

D’autre part, les grands intégrateurs coréens, filiales de chaebols : LG CNS (170 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2008), SK C&C (160 millions) ou Samsung SDS (150 millions), proposent des solutions concurrentes. Cela n’empêche pas des produits français à haute valeur ajoutée de trouver leur place.

Ces entreprises sont soutenues par le gouvernement qui a annoncé, en décembre 2008, un plan de 172 millions de dollars sur cinq ans pour contribuer au développement de l’industrie de la sécurité dans les TIC, par la R&D et la formation de 3000 experts.

Le ministère de l’Économie (MKE) prévoit que ce secteur pèsera 14 milliards de dollars en Corée en 2013, contre 2 milliards aujourd’hui.  Selon un modèle éprouvé en Corée, l’Etat vise à développer les exportations. En effet, les entreprises coréennes, largement dominantes sur le marché local, captent actuellement moins de 2% du marché mondial, et pèsent assez peu face aux leaders tels que CISCO et Juniper Networks, malgré quelques contrats importants en Chine.

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Interview Jinsoo Kim – Representative director Yahoo! Korea

dsc04235Do you receive directions from the USA ?

Yes, for some part. I have to comply with the corporate direction, so I have to take it into consideration when I make the local strategy. But as you know, in order to succeed we have to consider the local users needs.

And they don’t know much about this at Sunnyvale, right ? I guess you have quite a lot of freedom in your everyday decisions ?

There are some constraints as you know but I have some degree of freedom to run the business here. About 2 years ago, we set up regional office so I don’t directly communicate with the guys in the US but through the regional office in Tapei.

Which are the main differences between Yahoo ! Korea and its main competitors like Naver or Daum and which features are specific to Yahoo ! Korea ?

First of all, I took my new role in 2007 and I had three different strategies :
-openness : in order to compete on this market, we need to have more good quality content so I tried to get some content from outside, from partners and from individual users, from the bloggers.
-another is globalization. Yahoo ! is known as a global company but we haven’t done that much in that regard so I tried to get some content from outside and put it into our network. For example, we are running a top of bloggers and some of them are getting content from Japan, US, China and translate those contents in Korean to provide them to Korean users.
-third one is personalization. Even if we have a lot of contents, these contents are not relevant to every user, that is why I emphasized on personalization. One personalization method is called implicit personalization. In order to use My Yahoo ! you have to set preferences but I think the reasons we are not succeeding with My Yahoo ! in the Korean market is because people are not willing to do that.

So it has to be automatic ?

Yes, automatically. For example, if you visit Yahoo ! Korea there is a news module and when a user click some content then  we can automatically push relevant content next time. It is not for everybody. We don’t know users behaviour if they don’t visit frequently. For frequent visitors, we provide one tab called personalized news so that they can find more relevant content there.

Do they have to login or do you use cookies ?

No, just by cookies. Other thing I’d like to add is that editing is very important as there are more and more content, too many content, so we have to select quality content. Before, editors do that work by intuition. I asked engineers to make a tool to track the clicks. If there is a low number of clicks during a certain period of time, they can switch for new content. That is different from our competitors and from Yahoo ! in other countries.

And which are the features people are using the more ?

The most frequently used module is news, people click a lot and we update frequently.

Which kind of news ?

The most popular are entertainment news and sport news. Sometimes political and economic news. These days people are very sensitive to economic news. Most of the clicks are made on the frontpage. News is number one and second one is search. Third one is blogs. The second module below news is for blogs. We give money to individual bloggers to keep posting 2-3 times a week. One blog can attract more than 100,000 visits a day. We selected bloggers in 2007 under the project named 100 top bloggers to be come Yahoo ! top bloggers

Which subjects are popular ?

Sometimes historical contents, artistic ones…

We talked about User Generated Content. It is an opportunity for you to have free content, but at the same time, quality can be very uneven and sometimes users can feel overloaded ?

When we think about web 2.0, UGC, we have to think from two different perspectives : the reader perspective and the content generator perspective. We are dealing with 4.3 millions users but only couple of thousands are really generating their own quality content. So first of all , we figured out who are the top bloggers, we payed them. We have also blog search which ranks bloggers based on queries and an algorithm, every day. By using blog search, readers can easily find which bloggers are the best. Also I’d like to further emphasize we filter the quality and divide blogs in categories so  that users can easily access to contents.

Do you take into account votes or comments from readers ?

We are not doing that yet, but we are thinking about such features for blogs selection. We have Buzz running in the US and my plan is to add this feature to Yahoo ! Korea.

Is it working well in the US, because we mainly hear about Digg ?

I heard that Buzz is working better than Digg, that is good news. But users have to login to access this buttons. We would like to get rid of this.

Recently Google and Yahoo ! seal a deal here in Korea on Maps. Here, Google and Yahoo ! are not the big players, is it the only reason ?

I think the reason is quite obvious. Some engineers from Google and Yahoo ! came to us to have this kind of deal. We reviewed the proposition. They are very good with Youtube and video contents and we are very strong in local contents. So by exchanging we can better work.

You easily got the OK from Sunnyvale ?

Some peope had concerns, but it went very well.

Do you have any other project of partnership ?

No. But the basic principle is to think from a very pratical perspective, instead of political reasons. We need the market. This is the biggest goal. So we can continue to do this kind of things. And they are not exactly competitors in the market, so we work together and increase our market share.

How do you think the average Internet starting page will look like in couple of years ?

I have to talk from two different perspectives. One is visual/design and the other is content. From the visual/design perspective, if you remember when Yahoo ! opened it just had links, no images, except for the logo; that changed a lot. We are trying to meet users’ needs. I don’t know if we are meeting users ‘ expectations as much as they would like but we try to do that. Also, the frontpage is considered as the corporate brand identity so we have a quite similar look and feel as the US version. And from the content point of view, we introduced images and video modules at the bottom of the page. Contents are getting richer. Also the contents are getting more and more relevant to individual users by applying personalization features. But the evolution is different from country to country. In Korea, the Internet infrastructure is good so we can put more on the frontpage compare to other countries.

Finally, what are your plans for the mobile version of the site ?

We have to prepare for that, but I don’t have much room to think about that. For now we have to focus on PC, and after we have succeeded, we will have to gradually migrate to other devices like mobiles or IPTV.

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L’industrie du jeu vidéo ne connaît pas la crise en Corée

Les grands acteurs coréens du jeu vidéo n’ont pas connu la crise en 2008. Le marché local s’est chiffré à 1,2 milliard de dollars [USD] et pourrait atteindre 1,7 milliard en 2009 selon Pearl Research. NHN a confirmé son leadership avec 406 millions USD de revenus en 2008.

Le plus gros succès de l’année, Aion, est encore une fois un MMORPG (Massive Multiplayer Online Role-Playing Game), ce qui confirme la popularité du genre. On peut noter également la nouvelle levée de fonds de dix millions de dollars de Nurien Software : un éditeur de monde virtuel prometteur qui devrait prochainement faire parler de lui au-delà des frontières coréennes.

En ce qui concerne les habitudes de jeu, les plus gros portails en ligne comme Hangame (NHN) ou Netmarble (CJ Internet) ont attiré jusqu’à un million de joueurs quotidiennement et douze millions de joueurs uniques par mois, selon Pearl Research. En revanche, les consoles ne rencontrent traditionnellement pas un grand succès en Corée, même si Nintendo est sorti du lot avec plus de deux millions de DS vendues à ce jour.

Le jeu vidéo est donc promis à un bel avenir en Corée, et en investissant 270 millions USD le gouvernement veut faire du pays la 3epuissance mondiale du secteur d’ici à 2012.

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Nurien Software fusionne le jeu en ligne et les réseaux sociaux

Nurien Software est un éditeur coréen qui propose une plateforme de monde virtuel où les utilisateurs peuvent créer des avatars et objets en 3D ultra-réalistes. Ceux-ci peuvent ensuite être intégrés à différents jeux développés par Nurien, dont Mstar, un jeu de danse, ainsi qu’à des réseaux sociaux où s’échangent musique, photos et vidéos mais aussi des objets virtuels en 3D.

Nurien Software propose ainsi de fusionner les MMOG (Massive Multiplayer Online Games) et leurs capacités graphiques, d’animation et d’intelligence artificielle, avec les réseaux sociaux et leurs possibilités d’interactions humaines, d’expression et de personnalisation.

Après avoir levé 15 millions de dollars [USD] en avril 2008, Nurien Software a bouclé un second tour  de table de 10 millions USD auprès d’investisseurs sino-américains en janvier 2009. Le business model consiste à proposer gratuitement des jeux et applications financés par des micro-transactions sur des objets virtuels : vêtements, meubles, etc.

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Plus de 90% de la population sud-coréenne accède au haut- débit

En octobre 2008, on recensait 15 390 000 abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée du Sud, soit 4,6% de plus que l’année précédente. Ainsi 93% de la population a accès au haut-débit, ce qui place la Corée du Sud au 1 rang mondial, selon Gartner Research. Le débit moyen de connexion est estimé à 46 Mbit/s en réception.

Concernant les types d’accès à l’internet haut-débit fixe en Corée, c’est le câble et la fibre qui dominent, avec respectivement 33% et 32% des abonnés, suivis par l’ADSL (25%) et la fibre optique (11%), alors que les connexions par satellite sont marginales.

Depuis deux ans, les opérateurs majeurs, dont le leader incontesté KT, investissent massivement dans les infrastructures de lignes FTTH (fibre optique jusqu’à l’abonné) permettant des accès allant jusqu’à 100 Mbit/s.

Côté mobile, fin 2009, les abonnés aux offres WCDMA (3G), qui peuvent accéder à l’internet mobile haut-débit, devraient être 24 millions (+ 50% par rapport à 2008) et dépasser les abonnés CDMA (2G), selon le régulateur coréen (KCC).

La Corée du Sud va plus loin avec le Wibro (version mobile du WiMAX), standard permettant d’accéder à l’internet en très haut-débit en situation de mobilité : théoriquement 100 Mbit/s en liaison descendante et 50 Mbit/s en liaison montante. Ces performances doivent permettre la démocratisation des offres d’IPTV et VoIP. Lancé en 2006, l’offre très haut-débit compte environ 200 000 abonnés fin 2008 et la KCC prévoit qu’ils seront un million en 2011.

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Interview Gen Kanai, director of Asia business development, Mozilla Corporation

genGen Kanai is the director of marketing of Mozilla Japan and the director of Asia business development for the Mozilla Corporation.

Can you give us some figures about users of Firefox in both Korea and Japan ?

For Korea, the only information I have is from internettrend.co.kr, which says .65%.  Less than 1%. For Japan, again there is no perfect data but we believe the market share for Firefox in Japan is around 15% (at the end of 2008.)  This comes from an annual survey done by ASCII (a major technology publisher) and is corroborated by our own estimates.

What is the strategy of Mozilla to gain market share in Korea ?

The strategy for Mozilla to gain market share in Korea is similar to the rest of the world.  We rely on our users and word-of-mouth.  In fact, we have a very strong user community in Korea led by Channy Yun who works at Daum Communications. However, because Korea is unique in the world in that Korean websites do not use SSL, and therefore secure transactions cannot be supported on any browser or operating system besides Microsoft’s IE and Windows, we are also supporting the efforts of Dr. Keechang Kim who is trying to use the Korean courts to break the monopoly of the browser in Korea.

For more information :
http://www.mozilla.or.kr/ko
http://www.slideshare.net/Channy/the-history-and-status-of-mozilla-korean-community

I could read that Law Professor Keechang Kim was filling suits against the government of Korea for not preventig the monopoly of Microsoft especially concerning Internet Explorer, what was the decision of the justice ?

The first decision was denied.  Dr. Kim has appealed and we are awaiting news of the appeal.  I am not sure when to expect the decision- perhaps by this spring?

Is the open web movement growing in Korea or is it still a very low minority of people ?

I would say that it is certainly growing but still has a long way to go.  The vast majority of web pages are designed only for Internet Explorer and of course every site that requires secure transactions uses an Active-X control for that process.

For more information :
http://web20asia.com/299

Can you give us some informations about the next Firefox version?

The next version of Firefox is 3.1, code-name ‘Shiretoko’.

For more information :
https://wiki.mozilla.org/Firefox3.1

What about Fennec ?

The big news that was recently announced by Christian Sejersen who is Mozilla’s director of engineering for mobile is that we will have launched a port to Symbian for Fennec.  So now we will be supporting Linux (Maemo at first but others as well), Windows Mobile, and Symbian.  We cannot build Fennec for the iPhone as it would conflict with Apple’s terms and conditions (note that Java, Flash, etc. are also unavailable for the iPhone.)  We do not plan to build Fennec for Android at this time.

For more information :
https://wiki.mozilla.org/Mobile
http://www.christiansejersen.com/blog/2008/12/10/fennec-mobile-firefox-for-symbian

Firefox is obviously the big success of Mozilla, but can you tell us some fresh news about Thunderbird or other applications developped by Mozilla?

Thunderbird is now managed by Mozilla Messaging which is a new entity created solely for the purpose of supporting and developing Thunderbird.  There is a new team and Thunderbird 3 Beta 1 was released in early December 2008 for review and testing. The Rumbling Edge is a great blog that is covering the changes and updates and fixes to Thunderbird.

For more information :
http://www.mozillamessaging.com/en-US

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Interview Benjamin Joffe, CEO of +8* and founder of Mobile Monday in Beijing

Benjamin Joffe is the CEO of +8*, a Beijing-based strategic consultancy focused on Internet and mobile innovation in Asia. Clients include Microsoft, Deutsche Telekom, China Mobile, Sands Capital and Adidas. Benjamin is also the founder of Mobile Monday in Beijing.

Do you think Facebook, Google and other big western Internet players will eventually gain more market shares in Korea?

No… A little bit, since Facebook does not have a local equivalent (Cyworld’s DNA and target population is quite different). Google possibly a bit as they hired some pretty good guy, including my friend Kim Changwon with their acquisition of TNC. However, Naver = search in the mind of Korean users, and Google looks like an old toy for kids compared to Naver’s search.

What is the main model of monetization for social networks on mobile in Korea and Japan?

Cyworld monetizes via virtual goods and advertising. Mixi in Japan uses mostly advertising. Mobile Game Town and Gree in Japan monetize on mobile and mostly via digital goods, associated with in-browser mobile Flash games.

Do you think there are limits to the advertising based model on mobile in general?

Yes. Advertising does not scale rapidly, has very little network effects. Essentially, advertising is a B2B play, while virtual goods is B2C.
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Are there still barriers to the development of mobile Internet in China?

Yes, huge ones. The main barrier is that China Mobile makes life hard for content providers, who have to find ways to generate revenues outside of the operator’s influence. Innovation comes from constraints, so some companies have already found interesting service concepts and revenue models, but overall life is tough. Another barrier is the absence of good flat-rate data plans, which was one of the main catalysts for the market growth in Japan once 3G was introduced. Last, 3G is just starting, at about the same level the Japanese market was at the end of 2001 and other advanced markets were in 2005, so there is still a long way to go.
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What are the big lessons to be learnt by European mobile players from the Asian experience to build a better ecosystem for mobile Internet?

Europeans invented SMS+, which was a good idea to monetize content. Now SMS is slowing them down, as they cannot get rid of it since most of their profit comes from it. Japan has had push email since 1999 and messaging is now a very small percentage of their data revenue (data ARPU is about 30%). Basically, improving on SMS instead of going all-IP is like improving on candle technologies instead of using electricity. In terms of ecosystems, Japan has done an amazing job for which the closest model is Apple’s iPhone with its application store + revenue share on data. I think most telcos worldwide did not understand what is an ecosystem and saw that as “suppliers” or “contractors” and tried to squeeze content providers instead of helping them thrive. I think their vision is unlikely to change and that the market will simply pass them by.
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When it comes to the revenues who are the biggest earners in Asia : telcos, manufacturers, Internet portals?

Telcos make billions in revenues and profits. Manufacturers have low margins and generally struggle. Internet portals make hundreds of millions and have decent margins. The big winners are the online game companies, the social networks and some e-commerce players. This is going to continue.
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Finally, what are the main innovations and trends in the mobile area for 2009 according to you?

The iPhone raised the bar for all mobile phone manufacturers, so one big trend is the touch screen and wide screen. Another trend is GPS – Nokia is especially keen on that. I don’t expect much technical innovations aside from displays and multi-touch, but the spread of services (most of them already successful in Japan) such as mobile music, mobile advertising, mobile commerce, mobile social networks, possibly mobile books (already a hit in Japan), casual free games as well. Mobile video should be more and more popular but the revenue models are still very unclear. Personally, I find the most interesting is the combination of SNS with location and gaming – a field I worked in back in 2003. Combined with GPS, electronic compass and databases, you can also “point” at things and receive information on them. This will lead to “pervasive” things – somewhat “seeing the Matrix”. Later you’ll be able to point your phone at people or just “detect” them around you, and get info about them (with more or less disclosure). This will change our lives and is not even technically difficult, this is more a business model and service design problem.

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