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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

Les télécoms en Corée du Sud

Une fiche d’introduction au marché des télécoms en Corée du Sud a été mise en ligne.

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Le marché de l’audiovisuel et des jeux vidéo en Corée du Sud

Une fiche d’introduction au marché de l’audiovisuel et des jeux vidéo en Corée du Sud a été mise en ligne.

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Profil Samsung Electronics

Samsung Electronics est le leader mondial de l’électronique grand public. En 2009, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 120 Mds USD (+15% vs 2008) et un profit opérationnel de 10 Mds USD.

Samsung Electronics comprend la production de téléviseurs (n°1 mondial) et de téléphones mobiles (n°2 mondial) mais aussi d’ordinateurs, d’appareils photos, de semiconducteurs, de dalles LCD, d’appareils électroménagers et diverses solutions pour les professionnels.

La stratégie de la division télécoms est en particulier tournée vers les smartphones qui ont représenté 11 % des ventes de terminaux de Samsung au 3ème trimestre 2010 et vers le développement de logiciels (OS et applicatifs). Avec 7 M de terminaux équipés du système Android vendus au cours du dernier trimestre, Samsung Electronics constitue le premier partenaire de Google sur le mobile.

Pour assurer sa croissance future, Samsung Electronics a investi 7 Mds USD en recherche et développement en 2010 (+13% vs 2009). A l’heure actuelle, la division innovation mobile s’intéresse en particulier aux :

–       capteurs et matériels d’imagerie

–       dispositifs d’affichage de nouvelle génération : tactiles, 3D

–       batteries et systèmes de gestion de l’énergie

–       solutions de géolocalisation

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Profil LG Electronics

LG Electronics (LGE), société du 2ème conglomérat coréen LG Corp, est l’un des leaders mondiaux de l’électronique grand public. En 2009, LGE a réalisé un chiffre d’affaires de 49 Mds USD.

Le portefeuille d’activités de LGE comprend la production de téléviseurs, de téléphones mobiles, d’électroménager, de systèmes de climatisation ainsi que des solutions professionnelles (affichage commercial, moniteurs, sécurité, etc).Si en termes de ventes l’activité communications mobiles affiche un résultat bien inférieur à celle des produits de salon (TV / audio / vidéo), elle constitue en revanche le premier contributeur au résultat de la société. LGE est le troisième fabricant mondial de terminaux mobiles avec une part de marché de 9% au 3ème trimestre 2010 (28 M de terminaux) alors qu’il n’occupait que la 6ème  position en 2005. Cette progression rapide s’explique par l’amélioration significative des produits (technologie et design) et de l’image de marque du fabricant coréen au cours des dernières années.

LGE a en revanche pris du retard sur le créneau des smartphones au bénéfice de concurrents comme Apple, RIM ou HTC. Au 3ème trimestre 2010, cette gamme ne représentait que 5% des ventes de terminaux de l’industriel coréen. Cette part devrait cependant être multipliée par 3 ou 4 au cours de l’année à venir grâce à une offre de terminaux plus conséquente et une diversification des systèmes d’exploitation proposés (Windows Mobile, Androïd).

Pour rester dans la course avec ses concurrents, LGE investit largement en recherche et développement (1,6 Md USD en 2009 soit 15% de plus qu’en 2008). A l’heure actuelle, la stratégie d’innovation de la division mobile est orientée en particulier vers :

– les solutions de partage et de gestion des contenus multimédias

– les nouvelles interfaces : écrans tactiles, reconnaissance vocale, localisation, détection du mouvement

– Les technologies pour la 3D (conversion 2D-3D, stéréoscopie)

– Les solutions d’alimentation économes en énergie

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Profil SK Telecom

Sur le marché coréen de la téléphonie mobile, 49,6 M d’abonnés au 30 juin 2010, SK Telecom est l’opérateur leader avec 50% de parts de marché. En 2009, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10 Mds USD.

SKT a forgé et maintient sa domination grâce à une gamme particulièrement attrayante de terminaux et une offre de contenus riche combinés à un marketing performant et des prix sensiblement équivalents à ceux de ses concurrents KT et LG U+.

Pour maintenir son avance, SK Telecom investit environ 200 M USD chaque année en recherche et développement interne tout en coopérant avec de nombreux partenaires coréens et étrangers qui lui permettent de proposer des solutions innovantes à ses clients.

 Actuellement, la stratégie d’innovation du groupe est orientée vers :

-les technologies de réseaux : WCDMA, HSPA+, Wibro, LTE

-les technologies de communication en champ proche : NFC, ZigBee

-les chipsets intelligents : paiement via USIM, ZigBee sur carte SD, contenus sur SIM

-l’image et la vidéo : IPTV, conversion 2D-3D, réalité augmentée

-les applications pour smartphones : SNS, LBS, jeux, outils de traduction, banque

-l’offre B2B : bureau mobile, cloud-computing, plateforme de partage d’informations.

En 2011, comme en 2010, l’entreprise investira 1,2 Md EUR dans ses infrastructures réseaux. SK Telecom prévoit notamment le lancement en Corée du réseau LTE commercial au deuxième semestre 2011. L’opérateur se tourne également vers les pays voisins : Chine, Mongolie et Vietnam.

SK Telecom s’est par ailleurs fixé comme priorité le développement de sa base d’utilisateurs de smartphones qui devrait atteindre 3 M en fin d’année contre 500 000 en janvier. L’ARPU de l’opérateur sur les smartphones est de 55 000 KRW (35 EUR) contre 35 000 KRW (23 EUR) pour les terminaux ‘’classiques’’. Dans cette gamme, l’OS Androïd devrait prendre une part prépondérante comme l’indique l’accord passé avec Google pour appliquer la facturation des applications sur la facture mensuelle de l’abonné. L’opérateur travaille également au développement de son propre OS open-source en interne.

Enfin, si sa stratégie est largement tournée vers le mobile, il ne faut pas oublier que SK Telecom est le deuxième fournisseur d’accès à l’internet fixe en Corée (23% de parts de marché) et le deuxième opérateur de lignes téléphoniques fixes (10% de parts de marché).

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Le marché du livre électronique en Corée

Dans le cadre d’un plan global pour encourager la production de contenus digitaux, le ministère coréen de la culture a annoncé en avril 2010 un investissement de 54 M USD en faveur de l’édition et la promotion de publications électroniques. En partenariat avec le ministère, la Korea Electronic Publishing Association (KEPA) proposera parallèlement aux éditeurs et auteurs des formations à la réalisation et la distribution de publications électroniques avec pour objectif d’en publier 100 000 par an. Ils s’ajouteront aux 250 000 ouvrages issus des librairies nationales qui doivent être numérisés d’ici 2014. Grâce à ces efforts, les livres électroniques pourraient représenter 20% des publications en 2012 contre 5% aujourd’hui selon la KEPA.

Les usagers semblent eux prêts à adopter de nouvelles habitudes de consommation. Ainsi, plus de 40% des personnes sondées par la Korea Internet and Security Agency dans son enquête 2009 sur les usages de l’internet en Corée affirmaient avoir déjà lu des livres ou magazines en ligne, et même plus d’une fois par semaine pour 40% d’entre eux.

Devant les promesses de ce marché, les fabricants de terminaux mobiles, distributeurs et éditeurs collaborent pour développer une offre locale de lecteurs et de contenus. Le plus célèbre des fabricants de terminaux, Samsung, a lancé un premier lecteur, le Papyrus, en juillet 2009, en partenariat avec le libraire Kyobo qui donne accès à 65 000 titres en coréen. C’est avec ce même partenaire que le fabricant iRiver, spécialiste des PMP, a lancé le Story en septembre 2009, un lecteur aujourd’hui exporté vers l’Allemagne et la Russie. LG, grand rival de Samsung, fournit quant à lui des écrans pour les lecteurs de marque iRiver, Sony ou Apple via sa filiale LG Display ; celle-ci développe simultanément un support alternatif : le papier électronique couleur pliable. Mais les fabricants de terminaux attendent surtout l’arrivée prochaine en Corée de l’iPad d’Apple qui pourrait, en cas de succès, obliger la concurrence à proposer des terminaux aux fonctionnalités plus riches.

Du côté des contenus, c’est Yes24 qui est leader avec 30% de parts de marché sur les publications électroniques, suivi par Interpark, Kyobo et Aladdin. Si Yes24, Kyobo et Aladdin se veulent avant tout des distributeurs de publications électroniques, Interpark, à l’image d’Amazon, a fait le choix de commercialiser son propre lecteur, le Biscuit, dont la fabrication est assurée par LG Innotek. Les opérateurs de télécoms s’intéressent également de près à ce marché, à l’image de KT qui a lancé en avril 2010 le service QOOK book café sur le modèle des plateformes de téléchargement d’applications pour mobile. QOOK book café propose des contenus pour les lecteurs dédiés mais aussi pour les smartphones et ordinateurs personnels.

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Le marché coréen des jeux vidéo en ligne et sur mobile

Les jeux vidéo occupent une place de choix dans la culture populaire coréenne. Ainsi, plus de 17 M de Coréens, soit 35% de la population, joueraient aux jeux vidéo régulièrement.

Une majorité des joueurs font le choix du jeu en ligne (12 M de joueurs uniques par mois) plutôt que sur console. Ils se connectent notamment depuis les quelques 25 000 cybercafés présents dans tout le pays. Les jeux vidéo en ligne représentent un marché en croissance d’environ 2 Mds USD (2009) où les sociétés étrangères comme Blizzard, Gameloft ou Ubisoft réussissent bien.

Les jeux pour mobiles et smartphones disposent également d’un fort potentiel de croissance. La Corée représente déjà le 3ème marché mondial du jeu sur mobile avec 15 M d’adeptes, et le développement des plateformes d’applications du type App Store, copiées par les opérateurs mobiles locaux, devrait permettre d’élargir encore la cible. Il faut cependant garder à l’esprit que la mise sur le marché est rendue difficile par la législation coréenne qui impose la validation des jeux par une commission de censure.

Côté genres, parmi les 10 jeux en ligne les plus populaires du moment en Corée, on compte 6 RPG/MMORPG (Aion: Tower of eternity, World of Warcraft, Maple Story, Lineage, Lineage 2, Dungeon and Fighter), 2 FPS (Sudden Attack, Counterstrike Online: Zombie Scenario) et 2 jeux de sport (Fifa Online 2, Freestyle). Genre à part, le jeu éducatif constitue une niche intéressante pour les éditeurs étrangers. En effet, les ménages coréens consacrent une part importante de leur budget à l’éducation des enfants mais aussi des adultes, et plébiscitent les solutions pour apprendre l’anglais.

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Corée du Sud : secteurs public et privé unissent leurs efforts pour développer les logiciels pour mobiles

Les fabricants coréens de téléphones mobiles Samsung Electronics, LG Electronics et Pantech sont traditionnellement spécialisés dans la production et l’assemblage de composants matériels (hardware). Selon le ministère de l’Économie, seuls 15% des logiciels embarqués dans les terminaux fabriqués localement sont de conception coréenne. Tous secteurs d’applications confondus, la Corée ne capte que 1% du marché mondial des logiciels, bien loin de ses ambitions et bien loin de ses performances dans les terminaux mobiles, les semi-conducteurs ou les écrans.

Or avec la démocratisation des smartphones et le développement du téléchargement d’applications pour mobile, c’est de plus en plus dans le logiciel (système d’exploitation et logiciels applicatifs) que réside la valeur ajoutée. Le gouvernement l’a bien compris. Aux quelque deux milliards de dollars [USD] déjà prévus pour l’industrie du logiciel dans le budget annuel de l’Etat, s’ajouteront 870 millions d’un plan complémentaire qui vise à soutenir les petits et moyens éditeurs de logiciels embarqués et les développeurs indépendants d’applications pour smartphones.

Les fabricants de terminaux ont également prévu d’accentuer leurs investissements dans ce domaine. Le premier d’entre eux, Samsung, a annoncé que son budget dédié au développement de logiciels pour mobiles serait, cette année, supérieur aux 110 millions USD consacrés à cette activité en 2009. Autres signes de l’évolution de sa stratégie, le fabricant a ouvert une plate-forme de téléchargements d’applications sur le modèle de l’AppStore d’Apple en 2009, avant de dévoiler Bada, son nouveau système d’exploitation pour smartphone à l’occasion du dernier Mobile World Congress.

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Le haut-débit en Corée

Bien qu’elle bénéficie déjà d’infrastructures de télécommunications de pointe, la Corée poursuit sa politique volontariste en faveur de l’internet haut-débit fixe et mobile. Ainsi, équipementiers, opérateurs et gouvernement unissent leurs efforts et leurs investissements pour maintenir l’avance de la Corée et continuer à nourrir la croissance de son industrie des télécoms.

Fin 2009, on recensait 16,3 M d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée, un chiffre en croissance moyenne de 6% par an depuis 2003. Le pays compte désormais 37 M d’usagers de l’internet fixe, soit 77% de la population. Il s’agit du 10ème taux de pénétration mondial mais surtout du 1er parmi les pays de plus de 20 M d’habitants.

Concernant les types d’accès, la fibre jusqu’au bâtiment (FTTB LAN) et le câble dominent avec respectivement 34% et 32% des abonnés. Les technologies DSL sont en recul (20%), alors que la fibre optique jusqu’au foyer (FTTH) connaît une croissance rapide avec 15% de part de marché en 2009 contre 11% en 2008.

Répartition des abonnés à l’internet haut-débit fixe par type de connexion et par opérateur, KCC, 2009

La dernière étude State of the Internet d’Akamai, rapporte un débit observé supérieur à 5 Mbps pour 74 % des connexions coréennes (60% au Japon), et un débit observé supérieur à 25 Mbps dans 16% des cas (2% au Japon). Ce sont de loin les débits moyens les plus rapides au monde.

Côté mobile, les abonnés aux offres 3G WCDMA, qui peuvent accéder à l’internet mobile en haut-débit, sont plus de 21 M (opérateurs, juin 2009), soit 45% de la clientèle. Lancée en 2006, l’offre Wibro, version coréenne du Wimax, permettant d’accéder à l’internet en très haut-débit en situation de mobilité (20 à 40 Mbps en liaison descendante), comptait 250 000 clients fin 2009.

La Korea Communications Commission, régulateur coréen des télécommunications, a initié le projet BCN (Broadband Convergence Network), pour le déploiement et la convergence des réseaux très haut débit fixes et mobiles. Son objectif pour 2013 est de permettre à 14,5 M d’usagers de bénéficier d’une connexion fixe entre 50 et 100 Mbps en 2013, et à 46 M d’usagers de profiter d’une connexion mobile entre 1 ou 2 Mbps. Ce plan prévoit également le lancement commercial en 2012 de l’ultra haut-débit, de l’ordre d’1 Gbps en fixe et de 10 Mbps en mobile.

Grâce à ces infrastructures toujours plus performantes, les usages les plus consommateurs de bande passante vont continuer à se développer. Ce sont d’ores et déjà près de 30% des internautes coréens qui partagent des fichiers en ligne, 40% qui regardent la télévision en ligne, et 46% qui regardent des films en ligne selon l’enquête annuelle Survey on the Internet usage conduite par l’agence nationale pour le développement d’internet (NIDA).

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La concurrence entre iPhone et Android dynamise le segment des smartphones en Corée

Sans revenir sur les obstacles qui ont retardé le lancement de l’iPhone en Corée, il est possible aujourd’hui de faire un premier bilan de l’introduction de cet appareil dans la péninsule. Un mois et demi après sa sortie le 28 novembre 2009, 240 000 exemplaires du téléphone d’Apple avaient été écoulés, un incontestable succès pour Apple comme pour Korea Telecom, le second opérateur mobile du pays qui bénéficie de l’exclusivité de sa distribution.

Si l’introduction de l’iPhone dans le pays fut très tardive, sa prochaine évolution (OS 4.0), pourrait être disponible en Corée dès le mois de juin, au moment attendu du lancement international. Comptant sur cette nouvelle version, KT annonce un objectif de 500 000 unités vendues d’ici fin 2010. L’iPhone, particulièrement apprécié pour son ergonomie et son offre d’applications téléchargeables, suscite semble-t-il un regain d’intérêt pour les smartphones en Corée. De plus, il est proposé par KT à des prix variables selon les forfaits, mais globalement abordables, par exemple 80 EUR pour la version 8 Giga et un forfait moyen.

En réponse, SK Telecom, l’opérateur mobile leader, et Samsung ont revu la tarification de l’Omnia, principal concurrent de l’iPhone. La stratégie fonctionne, les ventes du smartphone de Samsung qui plafonnaient autour de 1400 unités/jour avant le lancement de l’iPhone s’approchent des 6000 unités/jour depuis début décembre. Depuis début janvier, les ventes de ce modèle dépassent même celles de l’iPhone pour un total de 300 000 exemplaires écoulés depuis son lancement, antérieur il est vrai à celui de l’iPhone.

Mais la principale riposte de SK Telecom se nomme Android. Ainsi, sur 15 smartphones programmés par SK en 2010, 13 seront équipés de l’OS open-source de Google, à commencer par le Motorola Motoroi qui sera disponible en février. Afin de ne pas passer à côté des avantages d’Android, mais aussi pour éviter une trop grande dépendance à l’iPhone, KT proposera également plusieurs modèles équipés de ce système d’exploitation. Plébiscités par les deux principaux opérateurs du pays, Android devrait logiquement équiper une majorité des smartphones commercialisés en Corée cette année.

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La présence coréenne et les tendances du CES 2010

La dernière édition du salon Consumer Electronics Show (CES) 2010 de l’électronique grand public qui s’est tenue du 7 au 10 janvier dernier à Las Vegas aux Etats-Unis fut une nouvelle fois l’occasion pour les grands fabricants de présenter leurs dernières nouveautés et innovations. Même si une cinquantaine d’entreprises coréennes étaient présentes sur le salon, ce sont essentiellement les grands rivaux Samsung Electronics et LG Electronics qui ont fait parler d’eux.

Parmi les grandes tendances de ce salon on note la montée en puissance des téléviseurs à rétro éclairage LED, Samsung annonce vouloir en vendre 10 M d’exemplaires en 2010. La 3D est également à l’honneur : téléviseur, lecteur Blu-ray, lunettes. Samsung comme LG ont annoncé un objectif de 2 M d’unités chacun sur cette gamme de téléviseurs. Enfin les téléviseurs deviennent « intelligents ». Chez LG on remarque les téléviseurs équipés du logiciel Skype permettant de passer des appels vocaux et vidéo par internet. Samsung met l’accent sur sa plateforme d’applications Samsung Apps depuis laquelle les utilisateurs peuvent télécharger des applications et contenus divers depuis leur télévision via internet.

En informatique, on retient surtout les tablettes et livres électroniques. Après les netbooks et les smartbooks, ce sont les tablettes et livres électroniques qui tiennent le devant de la scène cette année. Samsung annonce 2 modèles de livre électronique (6 et 10 pouces) disposant d’un accès par wifi à la bibliothèque en ligne de Google, d’un clavier coulissant et surtout de la reconnaissance de l’écriture manuscrite. Samsung profite également du salon pour présenter un netbook à l’écran OLED transparent de 14 pouces des plus futuristiques.

Côté téléphonie mobile, les écrans AMOLED, la télévision mobile digitale, le système d’exploitation Android et les technologies de 4e génération LTE et Wimax concentrent l’attention.

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Bilan 2009 : l’année du mobile en Corée

Réglementation :

• Depuis avril, il n’est plus obligatoire d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local, ce qui facilite l’accès pour les fabricants étrangers.

• A la fin de l’été 2009, la pression du régulateur permet d’aboutir à une baisse d’environ 8% du prix des communications mobiles, jusqu’alors plus élevé en Corée que la moyenne de l’OCDE.

• Le débat se poursuit sur la recherche d’un modèle économique rentable pour la DMB, télévision mobile. 20 millions de terminaux compatibles ont été vendus à ce jour en Corée.

Marché et concurrence :

• En mars, Sony-Ericsson fait son entrée sur le marché coréen. Nokia fait son retour en avril, après six ans d’absence.

• La progression de Samsung et LG à l’international permet à la Corée de passer la barre des 30% du marché mondial des terminaux au second trimestre. Samsung est leader en France.

• Tout au long de l’année, de nouveaux contrats pour l’export de la technologie Wibro (WiMAX) sont signés en Russie, Iran, Arabie Saoudite. Cette technologie est lancée au Rwanda en décembre.

• Les ventes de netbooks relancent l’offre de service Wibro qui enregistre 250 000 abonnés en août.

• On assiste à une concentration du secteur des télécoms avec la fusion entre les opérateurs KT et KTF, puis entre trois entités du groupe LG : LG Telecom, LG Dacom et LG Powercom.

• La pénétration de la 3G s’accélère avec plus de 40% des abonnés.

Smartphones :

• Les ventes de smartphones décollent, accompagnées par le lancement de plates-formes de téléchargement d’applications par les opérateurs (SK Telecom, KT), mais aussi par les fabricants de terminaux (Samsung).

• Samsung et LG font le choix de commercialiser des téléphones équipés de systèmes d’exploitation open-source comme Android. En décembre, Samsung présente officiellement ‘Bada’, son OS mobile.

• L’iPhone débarque enfin en Corée fin novembre. C’est un succès commercial, 90 000 terminaux sont écoulés les deux premières semaines.

Innovations :

• En mars, des téléphones alimentés à l’énergie solaire sont présentés par Samsung et LG. Samsung commercialise un modèle depuis juin.

• En juillet, Ericsson annonce un investissement de 1,5 milliard de dollars [USD] dans un centre de R&D en Corée.

• En octobre, SK Telecom et Bell signent un MoU pour le développement commun de technologies post 4G.

• En novembre, KT commercialise un mobile compatible Wibro, WCDMA et Wi-Fi.

• Samsung fournit les clés USB (dongles) à l’opérateur TeliaSonera dans le cadre de l’activation en Suède et en Norvège du premier réseau commercial 4G LTE au monde, en décembre.

• Les écrans AMOLED se démocratisent.

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Corée : La KCC : régulateur tout puissant des télécoms et de l’audiovisuel

En février 2008, une des premières mesures du président de la République LEE Myung-bak fut de fusionner le ministère de l’information et de la communication (MIC) et la commission audiovisuelle coréenne (KBC) pour créer la KCC, commission coréenne des communications. Cette fusion s’explique par la volonté d’en finir avec l’inertie due aux conflits entre les différents organes de régulation, mais aussi par une volonté forte d’accélérer la convergence des plateformes, des services et des terminaux de télécommunications et audiovisuels.

Cette nouvelle autorité de régulation dont le président a été nommé par le président de la république, s’est vue confier de nombreuses missions : du respect de la concurrence au développement technologique et commercial et à la convergence des services de télécommunications et medias. La KCC assure également la promotion à l’étranger des technologies locales : Wibro (Wimax coréen) et  DMB (télévision mobile), et plus largement la compétitivité du pays dans le secteur des télécommunications et des médias.

Une des décisions les plus marquantes de la commission fut de mettre fin, en avril 2009, à l’obligation pour les fabricants de téléphones portables d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local permettant à terme une concurrence accrue. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability), plateforme logicielle servant d’environnement pour les programmes et applications sur mobiles, limitait en effet l’accès au marché pour les fabricants étrangers.

Parmi les grands dossiers d’actualité de la KCC, on trouve le développement commercial de l’IPTV, la recherche d’un modèle économique rentable pour la télévision mobile, la dérégulation du secteur des médias par l’ouverture des entreprises audiovisuelles aux capitaux étrangers, la promotion des offres triple-play et quadruple-play (téléphonie fixe et mobile-Internet-TV), l’introduction de MVNO, le développement du Wibro, ou encore la couverture du pays en Internet très haut-débit (1 Gbps).

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Le prix des communications mobiles fait débat en Corée

Dans un récent rapport de l’OCDE qui compare les prix de la téléphonie mobile dans 30 pays en août 2008 pour différents paniers d’usages des utilisateurs (faible, moyen ou important), la Corée se distingue par des prix au dessus de la moyenne. L’étude montre par exemple que la facture annuelle des usagers moyens des pays membres s’élève à 336 USD, alors que les Coréens déboursent eux 343 USD.

Certes la Corée n’est pas classé de la même façon selon les différents profils d’usagers, et se positionne par exemple avantageusement sur le prix des messages textes (SMS), mais la tendance générale de prix élevés est confirmée par une étude de l’agence coréenne pour la consommation (KCA), qui compare les tarifs locaux à ceux pratiqués dans 15 pays (de l’OCDE, plus Hong-Kong et Singapour). Celle-ci place l’opérateur leader SK, qui détient plus de la moitié du marché en Corée, parmi les 3 opérateurs les plus chers du panel.

Or les Coréens dépensent 7% de leurs revenus dans les services de télécommunications, autrement dit 3 fois plus que la moyenne des habitants de l’OCDE. Et même si lors de sa campagne présidentielle en 2007, le président LEE Myung-Bak avait promis une baisse de 20% du prix des communications mobiles, celle-ci n’a pas eu lieu. Cet été, les médias et les autorités coréennes ont donc relancé le débat et accentué la pression sur les opérateurs SK Telecom, Korea Telecom, et LG Telecom. Ainsi, le régulateur des télécoms (KCC), veut promouvoir l’entrée de nouveaux acteurs, MVNO en particulier, pour renforcer la concurrence.

Si les opérateurs ne s’opposent pas au principe de diminution des prix, ils rejettent l’idée d’une réduction de leur marge opérationnelle, pourtant estimée par les analystes à 12% en 2008. En effet, ils mettent en avant les lourds investissements en infrastructures nécessaires pour maintenir l’avance de la Corée en termes de réseaux mobiles.

Le régulateur les invite donc à réduire leurs dépenses marketing qui représentent 40% de leurs coûts au deuxième trimestre 2009, alors que leurs homologues dans d’autres pays se limitent à 20%. Cette solution a ses limites. En effet, la diminution des budgets marketing est synonyme d’une réduction de la subvention opérateur sur les terminaux, autrement dit de l’augmentation du prix à l’achat des appareils pour le consommateur. Cette dernière option ne serait donc pas sans effet sur la fréquence de renouvellement des appareils. C’est donc toute l’industrie du mobile, dont les fabricants de terminaux Samsung et LG, qui est concernée par ce débat.

Finalement, une solution commerciale partielle émerge avec la multiplication d’offres quadruple-play internet-TV-téléphonie fixe-téléphonie mobile permettant d’accéder aux différents services à prix préférentiel.

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E-banking et M-banking en Corée

Grâce au déploiement précoce d’infrastructures d’internet à haut-débit, la Corée a connu très tôt le développement de nombreux services en ligne. Parmi ceux-ci, la banque est aujourd’hui l’un des plus utilisés.

Au premier trimestre 2009, on compte 52,1 millions d’abonnements à la banque en ligne en Corée, soit deux fois plus qu’en 2004. Les 19 institutions bancaires qui proposent ce service dans le pays enregistrent également 2,78 millions de clients entreprises, et là encore c’est deux fois plus qu’en 2004. Quand au volume mensuel des transactions, il est passé d’environ 240 milliards d’USD en mai 2004 à 570 milliards d’USD en avril 2009. En 2008, les transactions par internet représentaient ainsi ¼ de toutes les transactions bancaires enregistrées dans le pays.

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Nombre d’abonnements à la banque en ligne en milliers, BOK, mai 2009.

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Transactions bancaires en ligne en milliards de wons, BOK, mai 2009.

Parmi cette population, au 1er trimestre 2009, 9,15 millions de personnes utilisent ce service depuis leur téléphone portable, soit deux fois plus que fin 2007. Pour accéder à ce service, communément appelé M-banking, apparu en Corée en 2003, environ 55% des utilisateurs disposent d’une carte à puce embarquée sur leur téléphone : IC Card émise par la banque, ou USIM émise par l’opérateur télécom. Mais cette solution est de plus en plus souvent remplacée par un programme logiciel à télécharger (dit Virtual machine) qui ne nécessite pas de matériel particulier.

Les opérations les plus populaires sur le mobile sont le transfert d’argent et la consultation de diverses informations financières : taux de change, historiques de transactions, etc. En 2008, le volume de transactions en M-banking était en moyenne de 3,6 milliards d’USD par mois, en augmentation de près de 50% par rapport à 2007.

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Les usages de la RFID en Corée du Sud

Le rôle déterminant de l’Etat et des organismes publics

Depuis 2004, le développement parallèle de la technologie RFID (Radio Frequency Identification) et des réseaux de capteurs USN (Ubiquitous Sensor Networks) est activement encouragé par l’Etat coréen au travers de différents ministères : économie, commerce et industrie, défense, pêche et affaires maritimes, environnement, santé, réunification qui ont tous participé au financement de projets pilotes dans leurs domaines de compétences respectifs. Le service des achats des administrations, les services vétérinaires, les musées, les aéroports (Incheon, Gimpo, Jeju), et les ports (Busan, Incheon) ont également beaucoup investi dans ces technologies.

Les villes ubiquitaires : un terrain d’expérimentation

Le développement des technologies RFID/USN est aussi étroitement lié au concept coréen de villes ubiquitaires (U-cities). Il s’agit de villes nouvelles désignées par le gouvernement fortement équipées en RFID/USN. Il y en a déjà une soixantaine. Ces installations y complètent idéalement les infrastructures de communication internet à très haut-débit (fibre optique, Wibro) pour donner accès à une multitude de services publics améliorés (sécurité, santé, circulation, parking, etc) qui caractérisent ces « villes du futur ».

Les chaebols : commanditaires et maîtres d’œuvres

Parallèlement aux initiatives publiques, les industriels coréens contribuent aussi au développement des technologies RFID/USN, en tant que fournisseurs privilégiés mais aussi en tant que consommateurs pour leurs propres besoins, portant l’investissement total à 740 millions d’euros en 2008, soit deux fois plus qu’en 2007. Les industriels coréens de l’électronique ou de l’automobile se sont par exemple équipés pour optimiser la gestion de leur chaîne logistique.

La demande, émanant du secteur public comme du privé, a offert d’importants débouchés aux industriels coréens maîtres d’œuvres : Daewoo Information System, LG Hitachi, Samsung SDS, Samsung S1, SKT, KTF, KT Future Technology, Hyundai Information Technology, CJ Systems, KPC, Cyberlogitech, KMI et quelques 240 entreprises coréennes. L’augmentation rapide de la demande en équipement a permis à ces industriels, déjà spécialistes de la micro-électronique, d’industrialiser leur processus de fabrication et de diminuer leurs coûts pour être compétitif sur les marchés internationaux. Ainsi, alors que le prix d’une étiquette RFID fabriquée en Corée était d’environ 1,6 USD en 2004, il est aujourd’hui de moins de 0,15 USD.

RFID

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Les plateformes d’applications logicielles pour terminaux mobiles en Corée du Sud

Avec 95% de la population équipée d’un téléphone portable, le marché coréen des équipements de téléphonie mobile arrive à saturation. En revanche, la démocratisation de la 3G (40% des abonnés), des forfaits data illimités à tarif réduit (trois millions d’abonnés), et l’éclosion du marché des smartphones, nourrissent une forte croissance de la demande en contenus, services et applications logicielles pour le mobile. Bien que certains services fournis par les opérateurs comme la télévision mobile personnelle par satellite (deux millions d’abonnés), la VoD (vidéo à la demande), les jeux en réseau ou le paiement mobile soient bien développés, il n’existe en revanche pas encore de place de marché pour les applications logicielles pour mobile mettant en relation directe développeurs tiers et usagers.

Alors que les grands fabricants de terminaux mobiles comme Nokia, Sony Ericsson, RIM et Palm ont déjà ou s’apprêtent à lancer leur service, les Coréens Samsung, LG et Pantech & Curitel hésitent à se lancer sur le marché domestique. En effet, le succès de ce type de plateforme dépend pour beaucoup des contenus disponibles et donc de l’intérêt des développeurs. Or nombre d’entre eux se détournent du marché local pour développer des applications en anglais destinées au marché international, où, au passage, ils rencontrent un certain succès. De plus, pour les jeux, marché principal en Corée, certains éditeurs peuvent être découragés par l’examen du Game Rating Board, commission du ministère de la Culture, qui applique une censure stricte selon l’âge de l’utilisateur.

Devançant les fabricants de terminaux, c’est SK Telecom, l’opérateur mobile leader, qui a décidé le premier de lancer sa plateforme, en test à partir de juin, puis en version commerciale en septembre 2009. A la différence d’Apple, SK proposera des applications multi-terminaux, multi-marques et multisystèmes d’exploitation. KT, son principal concurrent, pourrait suivre dans l’été. Enfin, le ministère de la culture, l’agence pour la promotion de l’industrie du logiciel (KIPA), et le fournisseur d’accès à internet Dreamline collabore au développement d’une plateforme de contenus multi-opérateurs http://www.wapool.co.kr

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Interview YunHo Chung, managing partner at Veyond Partners

I will start  with a really vast topic. Which are according to you the roots of Korea’s advance in telecoms ? The role of the successive governments, the large investments from the chaebols, the consumer habits ?

I think there can be several reasons of the Korean advance in the telecoms industry and I want to point out 3 things as the big factors. number 1 could be the role of the government, number 2 can be a strong telecom companies role, number 3 can be the very high demanding customers.

Number 1 can be the government sector. Government is very crucial especially for the telecoms related infrastructure. For 10 years, we have been thinking the broadband as a very utility kind of thing. It’s a very useful thing but at the same time we regard it as a social infrastructure. That means government should invest a lot of money and time and ressources and we thought that this kind of thing was very much led by the government. First, we developed our own technology, not only by the goal of the big companies but also by the Korean R&D organizations such as ETRI. ETRI is one of the leading telecom related R&D organization with very talented people. They created very strong technologies and provided them to the private sector. Another explanation is regulation. Regulation does not allowed many competitors to get to the market because it’s a very heavy investment. Every private company when they invest want to get a lot of ROI from there. So if there is a lot of players the investment will not be properly lay down. So for example in Korea we do not have MVNO. If there is a lot of MVNO out there the competition could be so tenace and not many people would be interested to lay down the infrastructure. In European arena there are such companies like Virgin Mobile, but in Korea, still MVNO is not allowed which means the private companies have the chance to make a lot of money and the government regulated to promote competition in a very efficient way.

Number 2 reason as  I told you can be the very active and strong role of private companies such as Samsung or LG. Those players sell a lot of handsets and new technologies. At the same time we got very big companies called KT and SK which are the service providers. There is a very good combination between the service providers and the manufacturers. Also Korea is a very concentrated country so it’s much easier to lay down the broadband infrastructure and make money from that.

The last thing can be the very high demand of the customers. Korean customers are well known for adopting new things compare to European or American people who are not very fascinated by the new technologies, Korean are very technology driven and at the same time we have the tendency to work very hard or very fast. In korean we have the word pali-pali. We have to work very hard and we are hastening in many ways, we dot no accept very slow things. This whole combination made Korea one of the leading country in terms of the telecom industry.

Recently Korea have seen KT, the leading landline phone operator, merge with its subsidiary KTF, the second mobile operator of the country, will we see more concentration in telecoms ?

I think that Korea is now nearly the ending stage of the consolidation. There is a very strong tendency that the telecom companies are trying to have everything under one roof, which means KT the biggest fixed line company is now embracing its subsidiary company KTF, the second largest mobile operator. Not only they have fixe et mobile, they also have IPTV, internet portals, things like that.

Number 2 group can be SK. They have a very strong presence in the mobile sector and also very strong in the internet sector because they have a subsidiary called  SK Communications widely known for its social network service named Cyworld. About one year ago they acquired a broadband company called Hanaro Telecom now renamed SK Broadband. So they have SK Broadband, SK Communications, SK Telecom, SK Telink for the long distance calls. These are the two big players.

The other possibility you can see is the consolidation of LG Group. LG has a very strong position in Electronics especially as a handset maker but at the same time they have the number 3 mobile network : LG Telecom, and they have a strong recent move to broadband using the bakcbone of the broadband called LG Powercom. What we can predict is these 3 big players will be competing and I don’t think there will be much more room for other players except KT, SK and LG will play a critical role and I think the consolidation is nearly done. Maybe there will be some new players, but they will be niche players, they cannot become the main driving force.

So this is about the operators, now what about the manufacturers ? Since the Wipi is not mandatory anymore in Korea, do you expect any significant change in the hierarchy of phone manufacturers in the local market ? Can Nokia or Sony-Ericsson gain significant market shares ? With traditional terminals or smarphones ?

I am asked this question very often by foreign experts, the correspondant of the Wall Street Journal asked me the same question last year. If I say the conclusion first, yes, I am sure there will be more possibilities for foreign players. When you talk about the 5 big handsets makers, Number 1 is Nokia, Number 2 is Samsung, Number 3 is LG, Number 4 is Motorola, Number 5 is Sony Ericsson. In Korea, Samsung and LG are dominating the market. There is no Nokia, there is no Sony Ericsson,  Motorola is in Korea but not that big.

But the point is the handset industry is changing a lot recently with the arrival of the iPhone. We are now moving away from the traditional handset to the smart handset. In Korea RIM (Blackberry) arrived and some specific smart handsets companies like HTC or Sony Ericsson with Experia. I think there is a good opportunity for the foreign players. But having said that, you have to understand that Samsung and LG are really strong players and having doing this business for many years and they do have also the bargaining power, they know the very demanding Korean consumers. There is not a very high possibility for players who are not able to fill their needs. Samsung and LG are testing their very good handsets in Korea while Nokia is competing in Korea with a very old outdated model. Why should koreans get interested in this old fashioned model. If they want to come to Korea, they have to come in a more appropriate way and I am sure for that reason, and this is my personal opinion, that RIM and the iPhone will make some good impact because they have very specific technologies edge and at the same time very good features. I don’t think others will be very powerfull especially Motorola, Sony Ericsson, or Nokia are not anymore sexy to people.

Between their high investments in Wibro and the little success of the service, Korean operators are in an uncomfortable position. What is the future of Wibro according to you ?

Wibro, in other words mobile Wimax has a mixed outcome in different countries. I think that Wibro will no perform very well in Korea because there is already good infrastructures. We have already FFTH, we are in the stage of 3.5G with HSDPA/HSUPA and also very strong connections with broadband, Wifi is very much deployed, so why should we use the Wibro ? Wibro is a Korean developed technology so the governent wants to make it a success but the private companies are not anymore interested by it because if they want to lay down the infrastructures it will cost a lot and it will not give the required ROI.

But when we talk about the emerging countries, such as India, China, Russia, Southern America many countries lack the broadband infrastructures. Using traditional bradband infrastructures cost a lot but Wimax is a relatively cheap and easy to use and already commercialy proven so it’s much better than LTE. LTE is still evolutionary and can’t be in the market before 3 or 4 years time. Wibro is growing very fast especially in countries of central Asia like Kazakhstan, Afghanistan so I think that even if it is not a success in Korea, it will work very well in other countries.

Despite a very high adoption rate, mobile TV can be considered as a commercial failure in Korea. According to you, what is the appropriate business model : subscription or advertising-based and why ?

Korea is well known as a pioneer of mobile TV and among the different technologies standard like DMB or DBBH, we adopted DMB. DMB technology can be divided in two categories. One is the satellite DMB operated by TU Media, again a subsidiary of SK Telecom and another which is terrestrial DMB operated by the traditional broadcasters.

S DMB and T DMB are operated under different models : T DMB uses the advertisement model which is quite natural for broadcasters but S DMB cannot rely on advertisment because mobile TV is a relatively new medium and not may advertisers will trust this one and in order to make the ROI they have to charge a lot subscribers. Mobile TV was successful in terms of the deployment but not in business terms because the companies who are operating the DMB are not making good money. The reason is that there is many alternatives out there. DMB is good when you are out on the move but mobile TV doesn’t provide you the full experience because it is a very small thing. The quality is very great but at the same time this has limits. I can use T DMB without paying so why people should use the S DMB which is at least 10 dollars a month.

I think the advertisement model will work well. One good example of success is American, even not from the mobile TV sector, it is the growing power of Hulu.com which is an advertisement based model. Hulu is free, driven by advertisement and provide really good content which is the good combination. People are becoming more and more picky so they are not going to pay. I personally think the advertisement model will work much better.

Even in a period of crisis when advertisers are cutting their budget ?

I have been studying in UK so I know the situation in UK quite well, people who wants to watch the English Premier league they cannot watch on BBC, they have to buy the SKY satellite and they pay a lot of money, but people are watching that because there is content. Content is always the king and if I am a big fan of English Premier League either I go to the pub or I buy satellite TV.

So paying model might work with very specific high quality content ?

Of course. There is someting very interesting in Korea. Koreans are very fascinating by baseball, TU Media had the exclusivity of the World Baseball Classics this year. At that time people subscribed a lot which means for exclusive content, people are willing to pay. I can predict that contents such as adult contents, such as specific news, let’s say Bloomberg will work as you cannot see on T DMB.

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La fin du WIPI obligatoire suffira-t-elle à ouvrir le marché coréen du mobile aux fabricants étrangers ?

Depuis le 1er avril 2009, les fabricants de téléphones portables n’ont plus l’obligation d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché coréen. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability) est une plateforme logicielle, spécifique à la Corée, qui sert d’environnement d’exécution pour les programmes et applications sur les mobiles. Les seuls terminaux non équipés du WIPI disponibles en Corée : HTC Dual Touch,  Blackberry étaient jusqu’alors réservés à la clientèle professionnelle.

Même s’il perd son caractère obligatoire, les fabricants coréens pourraient continuer à utiliser ce standard. En effet, il facilite la création de contenus et leur diffusion en rendant les applications tierces compatibles avec tous les terminaux et quelque soit l’opérateur. En revanche, la suppression du WIPI marque un tournant pour les fabricants étrangers qui, à l’exception de Motorola, se refusaient jusqu’à présent à produire des terminaux spécifiques pour le marché coréen. Désormais ils pourront proposer les mêmes produits qu’ailleurs dans le monde.

Si la suppression du WIPI, synonyme d’ouverture du marché, est un progrès, elle ne doit pas laisser penser aux fabricants étrangers qu’elle leur suffira pour s’imposer sur le marché coréen. En effet, la compétition reste inégale tant les 3 fabricants coréens sont dominants. Samsung, le n°2 mondial capte 50% du marché local, suivi de LG (28%), et Pantech & Curitel (18%). Par ailleurs, les fabricants étrangers doivent garder à l’esprit que les attentes des consommateurs coréens en termes de fonctionnalité sont particulièrement élevées (télévision mobile personnelle, solution de paiement, etc).

En revanche, le marché naissant (1% des ventes de terminaux mobiles en 2008), mais prometteur, des smartphones, offre de belles perspectives. Pour concurrencer le Samsung T-Omnia, et le LG Incite, Nokia et Sony-Ericsson viennent respectivement d’introduire leurs modèles Navigator 6210 et Xperia. En revanche, bien qu’attendu depuis des mois, l’iPhone d’Apple manque toujours à l’appel. Il faut cependant relativiser le potentiel des smartphones. En effet, s’ils séduisent les opérateurs télécoms qui voient dans les nouveaux usages complémentaires à la téléphonie (Internet, VOD, etc) un relais de croissance, les consommateurs ne les ont pas encore adoptés massivement car leurs prix restent élevés (450 à 750 USD).

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La présence coréenne au CTIA Wireless 2009

A l’occasion du salon CTIA Wireless, qui s’est tenu du 1er au 3 avril dernier à Las Vegas, les fabricants coréens ont une fois de plus capté l’attention. Comme chaque année, Samsung et LG ont profité de l’évènement pour présenter plusieurs nouveaux terminaux. Cette année, de plus en plus de modèles sont dotés de grands écrans tactiles, de claviers Qwerty complets, et sont compatibles 3G/HSDPA.

Samsung a présenté trois terminaux équipés de claviers Qwerty : l’Impression, qui a fait sensation avec son écran AMOLED (active-matrix organic light-emitting diode)àla luminosité exceptionnelle, le Magnet, et le Propel Pro, smartphone équipé de Windows Mobile 6.1. Côté smartphones, le N°2 mondial a également annoncé, deux modèles équipés du système d’exploitation Android de Google pour cette année, dont un dès juin dans la plupart des pays européens. Par ailleurs, Samsung enrichira son offre de contenus avec des widgets Yahoo, Google et Accuweather.com (météo) préinstallés sur plusieurs modèles. Enfin, le fabricant coréen a dévoilé le Mondi, un terminal MID (Mobile Internet Device) à usage multimédia hors-voix, équipé de Windows Mobile 6.1, d’un clavier Qwerty et compatible Wimax.

A l’instar de son grand rival Samsung, LG a exposé ses modèles à claviers Qwerty : Xenon et Neon. Le N°3 mondial a également affiché sa volonté de s’attaquer plus sérieusement au marché des smartphones en annonçant plusieurs successeurs pour l’Incite, son premier terminal du genre. Enfin, LG a profité du salon pour exposer des mobiles et un netbook permettant de recevoir la télévision mobile en standard ATSC.

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