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La franchise en Corée

Les réseaux de franchises se sont multipliés dans les villes coréennes ces dernières années. En 2008, date de la dernière étude de la Korea Franchise Association, le secteur employait un peu plus d’un million de personnes dans 257 000 points de vente pour un volume d’affaires de 77 000 Mds KRW (50 Mds EUR). En 2009, le CA du secteur était estimé à 84 000 Mds KRW (54 Mds EUR), en hausse de 9 %. Il devrait encore progresser de 4 % cette année. Il y a actuellement 2 726 franchiseurs enregistrés en Corée, soit 300 de plus qu’en 2008. Le nombre de franchiseurs étrangers, en particulier américains, continue de progresser, mais leurs activités restent encore largement concentrées dans la restauration.

En septembre 2009, le gouvernement coréen a dévoilé un plan de 140 M EUR en faveur du développement des franchises. Celui-ci devrait permettre l’augmentation du nombre de franchisés, l’essor d’une centaine de franchiseurs de grande envergure (ceux de plus de 1 000 franchisés) alors qu’ils sont seulement une dizaine à ce jour et l’accroissement du volume d’affaires à 113 000 Mds KRW (73 Mds EUR) en 2012. Le gouvernement attribue également des bourses aux entrepreneurs présentant des concepts prometteurs. En Corée, il est parfois difficile pour les candidats à la franchise d’accéder aux financements ; 80 % des franchisés démarrent avec leurs propres fonds, profitant souvent du départ en retraite pour se lancer.

Les franchiseurs sont soumis à une loi votée en 2002, puis révisée en 2008, qui renforce leurs obligations vis-à-vis des franchisés. Cette loi définit des principes proches de ceux utilisés dans le droit américain, et prévoit en particulier une procédure ordinaire d’information (disclosure statement) et l’enregistrement auprès de la Korea Fair Trade Commission.

En Corée, la franchise directe peut être risquée. Le modèle de la master-franchise avec un partenaire local qui va adapter le produit au marché, fournir l’assistance aux franchisés et trouver des financements auprès de tiers a souvent fait ses preuves. Les conglomérats (chaebols) sont intéressés par les franchises étrangères, à condition que le marché visé représente un volume d’affaires important.

Les franchises de restauration représentent plus de 60 % des franchiseurs, 56 % des employés, 51 % des franchisés et 52 % du CA.  La restauration rapide à l’occidentale a connu un recul important entre 2005 et 2008. Dans le même temps, le nombre de franchises spécialisées dans les préparations de poulet a explosé pour atteindre 280 franchiseurs et 35 000 points de vente en 2010. Les boulangeries-pâtisseries en franchise se sont également multipliées, tout comme les cafés. Cette dernière activité est une des plus concurrentielles avec 12 grandes chaînes dont quatre étrangères (les Américains Starbucks et Coffee Bean et les Italiens Café Illy et Pascucci). Le nombre de pizzerias a progressé dans une moindre mesure.

L’activité retail réalise pour sa part 36 % du CA total, alors qu’elle n’emploie que 17 % des employés. Le ratio CA/nombre d’employés y est donc bien plus élevé que dans la restauration ou les services. Les supérettes (convenience stores) continuent de connaître une croissance forte. Alors que le pays en comptait 2 000 en 1997, elles sont désormais plus de 15 000, selon la Korea Convenience Stores Association.

Si le secteur des services reste le moins important en volume d’affaires, il a enregistré la plus forte progression pour le CA et le nombre de franchisés. Le secteur est encore sous exploité par les franchiseurs coréens au regard des opportunités qu’il offre. Les domaines du bien-être, du paramédical, des services aux personnes âgées, des cours et formations (cuisine, jardinage, bricolage, etc.) sont prometteurs.

Les Coréens commencent à exporter leurs concepts à l’étranger en particulier dans les pays de la région : Chine, Japon, Taiwan, Mongolie et Asie du Sud-Est. Ainsi, 57 franchiseurs coréens opèrent sur les marchés étrangers en 2010 contre un seul il y a 20 ans, d’après la Korea Trade-Investment Promotion Agency. Les secteurs représentés sont la restauration rapide (Kraze Burgers, Lotteria), les spécialités de poulet (BBQ Chicken), la pizza (Mr Pizza), le porridge (Bonjuk), la boulangerie (Tous les jours), le café (Hollys), le nettoyage à sec (Cleantopia).

Copyright : Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de la Mission Economique (adresser les demandes à remy.pascal@ubifrance.fr)

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Profil SK Telecom

Sur le marché coréen de la téléphonie mobile, 49,6 M d’abonnés au 30 juin 2010, SK Telecom est l’opérateur leader avec 50% de parts de marché. En 2009, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10 Mds USD.

SKT a forgé et maintient sa domination grâce à une gamme particulièrement attrayante de terminaux et une offre de contenus riche combinés à un marketing performant et des prix sensiblement équivalents à ceux de ses concurrents KT et LG U+.

Pour maintenir son avance, SK Telecom investit environ 200 M USD chaque année en recherche et développement interne tout en coopérant avec de nombreux partenaires coréens et étrangers qui lui permettent de proposer des solutions innovantes à ses clients.

 Actuellement, la stratégie d’innovation du groupe est orientée vers :

-les technologies de réseaux : WCDMA, HSPA+, Wibro, LTE

-les technologies de communication en champ proche : NFC, ZigBee

-les chipsets intelligents : paiement via USIM, ZigBee sur carte SD, contenus sur SIM

-l’image et la vidéo : IPTV, conversion 2D-3D, réalité augmentée

-les applications pour smartphones : SNS, LBS, jeux, outils de traduction, banque

-l’offre B2B : bureau mobile, cloud-computing, plateforme de partage d’informations.

En 2011, comme en 2010, l’entreprise investira 1,2 Md EUR dans ses infrastructures réseaux. SK Telecom prévoit notamment le lancement en Corée du réseau LTE commercial au deuxième semestre 2011. L’opérateur se tourne également vers les pays voisins : Chine, Mongolie et Vietnam.

SK Telecom s’est par ailleurs fixé comme priorité le développement de sa base d’utilisateurs de smartphones qui devrait atteindre 3 M en fin d’année contre 500 000 en janvier. L’ARPU de l’opérateur sur les smartphones est de 55 000 KRW (35 EUR) contre 35 000 KRW (23 EUR) pour les terminaux ‘’classiques’’. Dans cette gamme, l’OS Androïd devrait prendre une part prépondérante comme l’indique l’accord passé avec Google pour appliquer la facturation des applications sur la facture mensuelle de l’abonné. L’opérateur travaille également au développement de son propre OS open-source en interne.

Enfin, si sa stratégie est largement tournée vers le mobile, il ne faut pas oublier que SK Telecom est le deuxième fournisseur d’accès à l’internet fixe en Corée (23% de parts de marché) et le deuxième opérateur de lignes téléphoniques fixes (10% de parts de marché).

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