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La robotique en Corée

La Corée est aujourd’hui le 5ème producteur mondial de robots avec 9% de part de marché. La production coréenne de robots s’est chiffrée à 740 M USD en 2008 dont 85% pour les applications industrielles et les exportations à 180 M USD. Depuis 2002, le gouvernement coréen investit chaque année 70 M USD dans la robotique. En avril 2009, le ministère de l’économie a décidé de passer à la vitesse supérieure en annonçant un investissement de 900 M USD sur 5 ans en faveur de la R&D dans ce secteur. L’objectif affiché est de devenir le 3ème producteur mondial en 2013 avec une production de 3,6 Mds USD et des exportations d’ 1 Md USD.

La Corée jouit aujourd’hui de la 3ème densité mondiale de robots industriels et professionnels (185 robots pour 10 000 employés). Avec un stock de 80 000 robots industriels en opération fin 2009 (8% des installations mondiales), la Corée compte 2 fois plus de robots en service que la France ou la Chine. Si on l’additionne au Japon, ces 2 pays représentent plus de 40% des installations mondiales. La Fédération internationale de la robotique (IFR) estime que, malgré cette forte densité, la Corée demeure l’un des pays à plus fort potentiel (avec les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, la Chine). En effet, l’automatisation progresse particulièrement dans l’électronique, l’automobile, la sidérurgie et la plasturgie qui sont tous des secteurs très développés en Corée. Cette tendance se traduit dans les chiffres de nouvelles installations : 11 600 unités en 2008 (+28% vs 2007), le deuxième marché d’Asie. Si l’année était exceptionnelle, on estime à 9 000 unités le potentiel annuel d’installations en Corée. A titre de comparaison, il est d’environ 2000 ou 3000 unités en France.

Parmi les fabricants coréens de robots à usage industriel, on compte les filiales des chaebols : Samsung Electronics, Hyundai Heavy Industries, Doosan Mecatec mais aussi 80 PME qui travaillent en étroite collaboration avec les universités et instituts publics de recherche.

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Les véhicules propres en Corée

Au 5ème rang mondial des constructeurs automobiles en 2009, la Corée a choisi de développer intensivement la filière des ”véhicules propres” et notamment les voitures électriques. Le pays s’est fixé pour objectif de  devenir le 4ème constructeur mondial de véhicules propres avec 10% de parts de marché en 2015. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de soutenir la filière en investissant 350 M USD d’ici 2014 dans la recherche et le développement des véhicules propres. Par ailleurs, la réglementation concernant les émissions de CO2 imposera un seuil d’émissions de 140 g de CO2/km et une efficacité énergétique de 17 km/l en 2015 incitant les constructeurs à développer une nouvelle gamme de véhicules moins polluants.

En 2009, la commercialisation de véhicules hybrides a débuté en Corée (Hyundai). Celle de modèles électriques est prévue à partir de 2011. Dans le sillage de Hyundai-Kia, le franco-coréen Renault-Samsung et GM Daewoo ont annoncé leur intention de produire des véhicules électriques. Par ailleurs, le constructeur indépendant CT&T émerge avec une offre de petits véhicules électriques de quartier. Des véhicules équipés de piles à combustible sont parallèlement développés par Hyundai-Kia et ses partenaires. Pour les batteries, les industriels ont opté principalement pour la technologie lithium-ion. La Corée est le 2ème producteur mondial derrière le Japon. Les fabricants locaux de batteries rechargeables fournissent les plus grands constructeurs mondiaux. Samsung SDI (JV avec Bosch) a été choisi par BMW, LG Chem (JV avec Hyundai) par Hyundai, General Motors, Chang’an Motors et Eaton et SK Energy par Daimler. Enfin, des exploitants de réseaux de stations-service comme GS Caltex/KT, Hyundai Heavy Industries et SK Energy développent des stations de rechargement.

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La filière photovoltaïque en Corée

Depuis plusieurs années déjà la Corée développe l’énergie solaire photovoltaïque. Grâce à l’ambitieux plan prévoyant d’équiper 100 000 toits à l’horizon 2012 et un programme très incitatif de subventions en faveur des particuliers et des établissements publics, les installations PV ont connu un développement rapide au cours des 2 dernières années. Alors qu’elle n’était que de 80 MW en 2007, la capacité installée a atteint 520 MW fin 2009. Selon les scénarios, cette capacité pourrait atteindre 1,5 GW à 3 GW en 2013.

Si la demande en installations PV augmente rapidement, l’offre coréenne est également en plein boom. Alors qu’elle n’était que de 160 MW en 2007, la capacité de production de cellules PV des fabricants coréens pourrait atteindre 1,8 GW à la fin de l’année 2010 et 4,5 GW en 2012, pour l’essentiel destiné à l’export. La capacité de production de modules PV était d’environ 700 MW fin 2009 contre 200 MW en 2007.

Des entreprises coréennes sont présentes aux différents stades de la filière, depuis la production de silicone (Hankook Silicon, LG Chemical, Samsung Chemical, etc) à la fabrication de cellules PV (Hyundai Heavy Industries, LG Electronics, Shinsung, Samsung Electronics, Hanwha Chemical, STX Solar, etc) et jusqu’à l’assemblage de modules et panneaux solaires (LG Display, Samsung SDI, S-Energy, Hyundai Heavy Industries, etc).

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La filière air en Corée

Au nom de l’impératif de croissance, les questions environnementales ont longtemps été éclipsées en Corée. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), avec un total de 489 Mt en 2007, la Corée était le 9ème émetteur de gaz carbonique par combustion fossile au monde, et le 6ème au sein de l’OCDE, alors qu’elle n’est que la 13ème économie. Entre 1990 et 2007, ces émissions ont progressé de 113%, la plus forte progression des pays de l’OCDE. La Corée fait également partie des plus gros émetteurs de CO2 relativement à sa production avec 0,69 kg/USD de PIB (0,25kg/USD pour la France). Des niveaux élevés d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre et de particules sont par ailleurs observés dans l’air.

La forte urbanisation (90%), la part importante des énergies fossiles dans la consommation énergétique et la croissance rapide du parc industriel et automobile en sont largement responsables. Le trafic routier est ainsi tenu pour responsable de 33% des pollutions atmosphériques. La production énergétique (16%) et l‘industrie (15%) constituent les principales autres sources.

Les autorités ont aujourd’hui pris conscience du problème. Avant le sommet de Copenhague, la Corée a annoncé son objectif de réduire de 30% d’ici à 2020 ses émissions de GES par rapport au niveau de 1990, ou 4 % par rapport à 2005. Pour y parvenir et pour développer de nouvelles industries, le gouvernement soutient diverses initiatives. Dans les transports, l’accent est mis sur la recherche pour améliorer l’efficacité énergétique des véhicules essence et diesel et développer les véhicules électriques et hybrides. En parallèle, le plafond d’émissions autorisées par véhicule sera abaissé à 140 gr/km d’ici 2015. Le pays affiche également de grandes ambitions dans le développement des énergies renouvelables, éoliennes et solaires en particulier, afin de réduire à la fois ses émissions de GES et sa dépendance énergétique. L’objectif annoncé est de couvrir grâce aux EnR 11% de la demande énergétique en 2030 contre moins de 3% aujourd’hui. La Corée compte par ailleurs beaucoup sur l’installation de 8 nouvelles centrales nucléaires dans les 10 prochaines années. Parmi les autres initiatives on peut également citer le programme de R&D sur les technologies de Captage et Stockage du Carbone ou la mise en place d’un marché de permis d’émission de GES.

En 2007, le marché domestique du contrôle de la pollution de l’air était estimé à 3,3 Mds USD (16% du secteur environnement). En 2009, la Corée a par exemple importé pour 77 M USD d’analyseurs de gaz et de fumées dont 2 M USD depuis la France. Plus largement, toute les grandes industries (automobile, construction navale, nouvelles technologies, etc) cherchent à réduire les pollutions liées à leur activité et s’intéressent aux dispositifs et équipements alternatifs de production ou de recyclage.

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