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La présence coréenne et les tendances du CES 2010

La dernière édition du salon Consumer Electronics Show (CES) 2010 de l’électronique grand public qui s’est tenue du 7 au 10 janvier dernier à Las Vegas aux Etats-Unis fut une nouvelle fois l’occasion pour les grands fabricants de présenter leurs dernières nouveautés et innovations. Même si une cinquantaine d’entreprises coréennes étaient présentes sur le salon, ce sont essentiellement les grands rivaux Samsung Electronics et LG Electronics qui ont fait parler d’eux.

Parmi les grandes tendances de ce salon on note la montée en puissance des téléviseurs à rétro éclairage LED, Samsung annonce vouloir en vendre 10 M d’exemplaires en 2010. La 3D est également à l’honneur : téléviseur, lecteur Blu-ray, lunettes. Samsung comme LG ont annoncé un objectif de 2 M d’unités chacun sur cette gamme de téléviseurs. Enfin les téléviseurs deviennent « intelligents ». Chez LG on remarque les téléviseurs équipés du logiciel Skype permettant de passer des appels vocaux et vidéo par internet. Samsung met l’accent sur sa plateforme d’applications Samsung Apps depuis laquelle les utilisateurs peuvent télécharger des applications et contenus divers depuis leur télévision via internet.

En informatique, on retient surtout les tablettes et livres électroniques. Après les netbooks et les smartbooks, ce sont les tablettes et livres électroniques qui tiennent le devant de la scène cette année. Samsung annonce 2 modèles de livre électronique (6 et 10 pouces) disposant d’un accès par wifi à la bibliothèque en ligne de Google, d’un clavier coulissant et surtout de la reconnaissance de l’écriture manuscrite. Samsung profite également du salon pour présenter un netbook à l’écran OLED transparent de 14 pouces des plus futuristiques.

Côté téléphonie mobile, les écrans AMOLED, la télévision mobile digitale, le système d’exploitation Android et les technologies de 4e génération LTE et Wimax concentrent l’attention.

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L’énergie éolienne en Corée

En Corée, territoire pauvre en énergies fossiles qui importe 90% de son énergie primaire, les sources d’énergies renouvelables comme l’éolien, font l’objet d’un intérêt particulier, d’autant plus que le potentiel énergétique éolien de la péninsule est important : 7,8 GW à terre et 18 GW offshore, selon le Korea Institute of Energy Research (KIER).

Fin 2008, environ 150 éoliennes étaient installés dans le pays, pour une capacité cumulée de 236 MW, soit 43 MW de plus qu’en 2007.

Source IEA Wind, 2008 annual report

En 2008, lorsque le gouvernement a lancé son 3ème plan pour les énergies renouvelables, la part de la demande électrique nationale couverte par l’éolien n’était que de 0,1%. L’objectif de ce plan est de couvrir 4,3% des besoins en 2015 puis 11% en 2030 grâce aux énergies renouvelables. L’éolien en représenterait alors 13% grâce à une capacité installée de 2 GW en 2012 puis 4,3 GW en 2015 et 7,3 GW en 2030. Pour y parvenir, l’ Etat accorde de larges subventions et réductions fiscales, et s’engage à acheter le kWh à 0,11 USD contre 0,05 USD pour le charbon ou le pétrole.

En 2008, seules quatre des éoliennes installées dans le pays avaient été développées et fabriquées localement. La Corée dépendait donc largement de ses importations, en particulier pour les pièces détachées. Les industriels locaux sont depuis plus nombreux à produire et à assembler les éoliennes sur place. Ainsi une première turbine de 750 kW produite par le Coréen Unison, a été livrée en 2008. De plus, 3 gros acteurs se sont lancés dans cette production : Hyundai Heavy Industries, Samsung Heavy Industries, et Hyundai-Rotem qui ont rejoint, entre autres, Unison, Hanjin Industry, Doosan Heavy Industries et Hyosung Heavy Industries. On remarque que les constructeurs navals s’imposent de plus en plus sur ce marché grâce à leur expérience dans l’assemblage de grandes pièces de métaux, et à leur collaboration avec leurs sous traitants métallurgistes. En effet, la fabrication de pales est proche de celle des hélices de navires.

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Bilan 2009 : l’année du mobile en Corée

Réglementation :

• Depuis avril, il n’est plus obligatoire d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local, ce qui facilite l’accès pour les fabricants étrangers.

• A la fin de l’été 2009, la pression du régulateur permet d’aboutir à une baisse d’environ 8% du prix des communications mobiles, jusqu’alors plus élevé en Corée que la moyenne de l’OCDE.

• Le débat se poursuit sur la recherche d’un modèle économique rentable pour la DMB, télévision mobile. 20 millions de terminaux compatibles ont été vendus à ce jour en Corée.

Marché et concurrence :

• En mars, Sony-Ericsson fait son entrée sur le marché coréen. Nokia fait son retour en avril, après six ans d’absence.

• La progression de Samsung et LG à l’international permet à la Corée de passer la barre des 30% du marché mondial des terminaux au second trimestre. Samsung est leader en France.

• Tout au long de l’année, de nouveaux contrats pour l’export de la technologie Wibro (WiMAX) sont signés en Russie, Iran, Arabie Saoudite. Cette technologie est lancée au Rwanda en décembre.

• Les ventes de netbooks relancent l’offre de service Wibro qui enregistre 250 000 abonnés en août.

• On assiste à une concentration du secteur des télécoms avec la fusion entre les opérateurs KT et KTF, puis entre trois entités du groupe LG : LG Telecom, LG Dacom et LG Powercom.

• La pénétration de la 3G s’accélère avec plus de 40% des abonnés.

Smartphones :

• Les ventes de smartphones décollent, accompagnées par le lancement de plates-formes de téléchargement d’applications par les opérateurs (SK Telecom, KT), mais aussi par les fabricants de terminaux (Samsung).

• Samsung et LG font le choix de commercialiser des téléphones équipés de systèmes d’exploitation open-source comme Android. En décembre, Samsung présente officiellement ‘Bada’, son OS mobile.

• L’iPhone débarque enfin en Corée fin novembre. C’est un succès commercial, 90 000 terminaux sont écoulés les deux premières semaines.

Innovations :

• En mars, des téléphones alimentés à l’énergie solaire sont présentés par Samsung et LG. Samsung commercialise un modèle depuis juin.

• En juillet, Ericsson annonce un investissement de 1,5 milliard de dollars [USD] dans un centre de R&D en Corée.

• En octobre, SK Telecom et Bell signent un MoU pour le développement commun de technologies post 4G.

• En novembre, KT commercialise un mobile compatible Wibro, WCDMA et Wi-Fi.

• Samsung fournit les clés USB (dongles) à l’opérateur TeliaSonera dans le cadre de l’activation en Suède et en Norvège du premier réseau commercial 4G LTE au monde, en décembre.

• Les écrans AMOLED se démocratisent.

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Le marché du carbone en Corée

En 2007, la Corée a émis 489 Mt de CO2, ce qui en fait le 9ème émetteur au monde et le 6ème au sein de l’OCDE. C’est surtout le membre dont les émissions croissent le plus vite, avec une progression de +113% depuis 1990. De plus, le pays est le 6ème importateur de pétrole brut, et le deuxième importateur de GNL, sa dépendance aux énergies fossiles est forte.

Même si la Corée n’est pas signataire du protocole de Kyoto, et n’est donc pas tenue à un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement vient d’annoncer vouloir réduire ses émissions de 4% à l’horizon 2020, par rapport au niveau de 2005.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé il y a plusieurs mois déjà son Green New Deal, un plan de 88 Mds d’USD sur 5 ans, soit environ 2% du PIB chaque année, qui met l’accent sur le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficience énergétique des transports et des habitations, ou encore de technologies de captage et de stockage du carbone (CSC).

Le contrôle des émissions passe aussi par la mise en place d’un marché du carbone. Depuis 2007, les réductions volontaires sont enregistrées par le Korean Greenhouse Gaz Emission Registry Center. Cet organisme gouvernemental émet des certificats de droits à émissions (Korea Certified Emission Reductions).

Actuellement, les certificats proviennent de projets de CDM ou mécanismes de développement propre. Une des principales initiatives visant à promouvoir ces investissements est celle de l’Exim Bank qui a injecté 15 Mds de KRW (8,7 M d’EUR) dans un fonds destiné à acheter les certificats générés par les projets de CDM coréens. Ce fonds devrait rapidement peser 100 Mds de KRW (58 M d’EUR) avec la contribution d’entités privées. Fin 2008, 126 projets avaient donné droit à des KCER, pour un volume de 2,87 Mt de gaz. Récemment KEMCO (Korea Energy Management Corporation) a par exemple investi dans une centrale hydraulique au Vietnam (réduction d’un équivalent 16 346 t de CO2), et dans une centrale photovoltaïque à Sechan en Corée (réduction de l’équivalent de 8 342 t de CO2).

D’autre part, une bourse du carbone, marché domestique de négociation et d’échange des certificats (cap-and-trade) pourrait voir le jour en 2012, dans le cadre de la loi fondamentale sur la croissance verte en discussion au parlement.

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