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Internet, Mobile, IT and industry in Korea

CT&T : le constructeur coréen de véhicules électriques

Fondé en 2002 par un ancien de Hyundai Motor, le fabricant coréen de véhicules électriques CT&T est en train de se faire un nom dans l’industrie automobile.

Le constructeur propose 2 modèles. Le premier, C-zone, est une voiturette multi-usages, de 2 ou 6 places, équipée d’un moteur de 48V qui lui permet d’atteindre une vitesse de 25km/h et une autonomie de 50 km. Le second, l’E-zone, est un petit véhicule de quartier de 2 places, plus puissant, équipé d’un moteur de 72V qui lui permet d’atteindre une vitesse de 70 km/h. Ce modèle existe en 2 versions, l’une équipée d’une batterie acide-plomb autorisant 50-70 km d’autonomie, et l’autre d’une batterie lithium ion-polymer autorisant 100-110 km d’autonomie, rechargeable sur les installations électriques résidentielles classiques. Cette dernière version serait disponible au prix de 24 M de KRW (14 000 EUR), contre 21 M de KRW pour la version de base.

La capacité annuelle de production de CT&T, répartie entre la Corée et la Chine (en JV avec Jinzhou Wonder Motor), serait de 60 000 unités. Elle devrait significativement augmenter avec l’ouverture prévue dans les prochains mois de 2 usines aux Etats-Unis, en Pennsylvanie.

Actuellement, l’E-zone n’est pas autorisé à rouler sur route en Corée (contrairement au Japon), mais une loi en ce sens est en attente de révision par le parlement. Ainsi, même si l’entreprise compte la présidence et l’armée de l’air coréenne parmi ses clients, sa production est essentiellement tournée vers l’export. Elle a des clients au Canada, aux EAU, en Chine, au Japon et aux Etats-Unis, où la police de l’Etat de Californie a commandé 4 000 unités. A l’occasion du Tokyo Motor Show en octobre 2009, CT&T aurait enregistré plusieurs nouvelles commandes, pour un total de 38 000 véhicules, d’une valeur de 400 M d’USD.

Copyright : Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de la Mission Economique (adresser les demandes à remy.pascal@dgtpe.fr)

La capacité annuelle de production de CT&T, répartie entre la Corée et la Chine (en JV avec Jinzhou Wonder Motor), serait de 60 000 unités. Elle devrait significativement augmenter avec l’ouverture prévue dans les prochains mois de 2 usines aux Etats-Unis, en Pennsylvanie.

Actuellement, l’E-zone n’est pas autorisé à rouler sur route en Corée (contrairement au Japon), mais une loi en ce sens est en attente de révision par le parlement. Ainsi, même si l’entreprise compte la présidence et l’armée de l’air coréenne parmi ses clients, sa production est essentiellement tournée vers l’export. Elle a des clients au Canada, aux EAU, en Chine, au Japon et aux Etats-Unis, où la police de l’Etat de Californie a commandé 4 000 unités. A l’occasion du Tokyo Motor Show en octobre 2009, CT&T aurait enregistré plusieurs nouvelles commandes, pour un total de 38 000 véhicules, d’une valeur de 400 M d’USD.

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Corée : La KCC : régulateur tout puissant des télécoms et de l’audiovisuel

En février 2008, une des premières mesures du président de la République LEE Myung-bak fut de fusionner le ministère de l’information et de la communication (MIC) et la commission audiovisuelle coréenne (KBC) pour créer la KCC, commission coréenne des communications. Cette fusion s’explique par la volonté d’en finir avec l’inertie due aux conflits entre les différents organes de régulation, mais aussi par une volonté forte d’accélérer la convergence des plateformes, des services et des terminaux de télécommunications et audiovisuels.

Cette nouvelle autorité de régulation dont le président a été nommé par le président de la république, s’est vue confier de nombreuses missions : du respect de la concurrence au développement technologique et commercial et à la convergence des services de télécommunications et medias. La KCC assure également la promotion à l’étranger des technologies locales : Wibro (Wimax coréen) et  DMB (télévision mobile), et plus largement la compétitivité du pays dans le secteur des télécommunications et des médias.

Une des décisions les plus marquantes de la commission fut de mettre fin, en avril 2009, à l’obligation pour les fabricants de téléphones portables d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché local permettant à terme une concurrence accrue. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability), plateforme logicielle servant d’environnement pour les programmes et applications sur mobiles, limitait en effet l’accès au marché pour les fabricants étrangers.

Parmi les grands dossiers d’actualité de la KCC, on trouve le développement commercial de l’IPTV, la recherche d’un modèle économique rentable pour la télévision mobile, la dérégulation du secteur des médias par l’ouverture des entreprises audiovisuelles aux capitaux étrangers, la promotion des offres triple-play et quadruple-play (téléphonie fixe et mobile-Internet-TV), l’introduction de MVNO, le développement du Wibro, ou encore la couverture du pays en Internet très haut-débit (1 Gbps).

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Corée : les projets de VAL et tramways

Sur un territoire cinq fois plus petit que la France, 80% des 48 millions de Sud-Coréens vivent dans les zones urbaines. Les agglomérations coréennes souffrent d’un trafic routier saturé, de transports publics surchargés, et d’une pollution supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Les besoins en transports publics urbains sont donc importants.

Les réseaux de bus, bien que largement développés, n’offrent pas de capacités suffisantes. Côté rail, six villes sont équipées d’un métro : Séoul, Busan, Daegu, Incheon, Gwangju et Daejeon. Si le développement du réseau se poursuit, comme en témoigne l’ouverture en juillet 2009 d’une neuvième ligne à Séoul exploitée par Veolia, les projets de VAL (Véhicule Automatique Léger) ou LRT (Light Rail Transit), moins lourds en infrastructures et investissements, se multiplient.

Pour le matériel roulant, la Corée souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis des industriels étrangers, et le Korea Railroad Research Institute (KRRI) vient de présenter des rames automatiques réalisées en partenariat avec l’industriel Hyundai-Rotem. Cependant la demande est forte, et des opportunités existent pour les entreprises étrangères.

Ainsi, à partir de 2010, des rames VAL Bombardier circuleront sur la ligne Yongin-Bundang (Séoul, 18,5 km). Pour la ligne d’Uijeongbu (Séoul, 10 km) dont l’ouverture est prévue en 2011, Systra est en charge de l’ingénierie, et Siemens de la fourniture des rames VAL. Systra est également en charge de l’ingénierie de la ligne Busan-Gimhae (24 km, 2011).

D’ici à 2016, sept lignes VAL supplémentaires sont programmées pour la seule agglomération de Séoul, pour un budget total de 3,5 milliards d’EUR. On compte également 4 projets dans les villes de Busan, Daegu, Incheon et Ulsan.

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Par ailleurs, le débat est ouvert sur différents projets de tramways à Séoul, alors que ce moyen de transport a disparu de la capitale depuis 1968. Ainsi, à l’occasion d’une conférence, Kim Kyung-chul, président de Veolia Transport Corée, a évoqué l’idée d’une cinquantaine de kilomètres de réseau sur 6 lignes dans le nord de la ville et dans les quartiers d’affaires de Yeouido et Gangnam. Des villes moyennes comme Seongnam, Jeonju et Ulsan ont également des projets de tramways à l’étude.

Enfin, dans le cadre de l’exposition internationale de Yeosu 2012, un projet pilote de tramway utilisant des batteries lithium-ion sera présenté par le KRRI et Hyundai-Rotem. Si l’essai est concluant, il sera suivi de l’installation d’une ligne de 4,2 km entre le quartier Manseong-Li de Yeosu et l’île d’Ohdong.

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La Corée fait le pari des batteries rechargeables pour automobiles

Bien qu’à l’heure actuelle ils ne représentent que 0,9% des véhicules en circulation dans le monde, les véhicules hybrides et électriques connaissent une popularité grandissante. Le développement de batteries plus performantes à moindre coût est un facteur clé de leur succès. Les batteries rechargeables lithium-ion, initialement utilisées dans les appareils électroniques, s’affirment comme la nouvelle solution pour l’automobile. Ces batteries, bien que plus chères, présentent l’avantage d’être plus puissantes et compactes que les batteries au nickel produites depuis plusieurs années au Japon, pour la Toyota Prius par exemple. Aux côtés du Japon, d’autres pays misent désormais beaucoup sur les batteries rechargeables, en particulier les Etats-Unis, la Chine et la Corée.

Dans le cadre de son plan de croissance verte, la Corée encourage de nombreuses initiatives dans le domaine des énergies renouvelables ; dont la production de batteries rechargeables pour l’automobile. Le gouvernement a déjà apporté un soutien de plusieurs dizaines de millions d’USD depuis 2003, et s’est s’engagé à hauteur de 120 millions d’USD supplémentaires sur 5 ans afin d’encourager les programmes de R&D visant à améliorer la consommation énergétique des automobiles. De plus, la volonté affichée des constructeurs automobiles, dont le leader Hyundai-Kia, de multiplier les lancements de véhicules hybrides et électriques favorise cette dynamique et les investissements en capacité de production par les équipementiers.

Trois acteurs locaux se démarquent : LG Chem, Samsung SDI et SK Energy.

LG Chem, qui fournit les plus grands fabricants de téléphones et d’ordinateurs depuis plus de 10 ans, équipe déjà les Hyundai hybrides Avante et Forte commercialisées depuis juillet. Début 2009, l’entreprise a signé un contrat sur 5 ans pour fournir General Motors en batteries lithium-ion pour l’hybride Chevrolet Volt à partir de novembre 2010, ainsi que des modèles Buick à partir de 2011. Depuis, LG Chem a établi une joint-venture avec l’équipementier Hyundai-Mobis, et a annoncé des investissements dans 2 usines qui doivent être mise en route en 2013: en Corée (800 millions d’USD) et aux Etats-Unis (300 millions d’USD). Enfin, en octobre 2009, LG Chem a signé un accord commercial avec CT&T, le spécialiste coréen des véhicules électriques de quartier (NEV). LG Chem espère prendre 20% du marché mondial des batteries automobiles rechargeables d’ici à 2015.

Samsung SDI, spécialiste des écrans LCD, a également décidé de s’orienter vers la production de batteries rechargeables en formant une joint-venture, SB LiMotive, avec le plus gros équipementier automobile mondial, l’Allemand Bosch. La production des batteries doit débuter en 2010, dans une usine de 410 millions d’USD située à Ulsan, au sud du pays. La nouvelle entité a déjà signé un contrat d’exclusivité pour des véhicules BMW tout-électrique (projet Megacity) entre 2013 et 2020. En juillet dernier SB LiMotive a fait l’acquisition de l’Américain Cobasys pour sa technologie de pointe dans les systèmes de stockage d’énergie pour véhicules hybrides. La firme annonce un objectif à moyen terme de 30% de parts de marché mondial.

Un troisième acteur majeur a fait des batteries une priorité de sa stratégie, c’est SK Energy, la filiale énergie et pétrochimie d’un des plus gros chaebols coréens, qui a annoncé qu’il commercialiserait ses batteries lithium-ion pour automobiles à partir de 2011.

Enfin des entreprises de plus petite taille sont également présentes sur ce créneau comme Kokam, YNC Batteries, Batech, BNL, Dong Yang, Saehan Enertech, Vitzrocell  ou Young Poong Corporation.

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Corée : un accès au marché facilité pour les entreprises étrangères de défense

Jusqu’à aujourd’hui, une entreprise étrangère devait obtenir une autorisation spéciale du gouvernement pour acquérir des parts dans une société coréenne de défense.

Les industriels étrangers pourront désormais investir directement dans une entreprise coréenne existante ou nouvelle (jusqu’à 40% du capital), dans le cadre de leur obligation légale de compensation ou offset. Le mécanisme de la compensation oblige un vendeur d’armement à réaliser en Corée des achats, transferts de technologie, ou dans ce cas des investissements. Dans le même temps, le ratio de compensation passe de 30 à 50%.

A l’heure actuelle, Samsung-Thalès est la seule joint-venture du secteur impliquant une entité étrangère, mais le pays souhaite voir se multiplier ce type de partenariat afin de tirer profit de nouveaux investissements en R&D, et de permettre à l’industrie domestique de se développer plus rapidement.

Il se trouve que la KAI (Korea Aerospace Industries), maître d’œuvre des programmes aéronautiques et spatiaux financés par le gouvernement coréen, doit connaitre une restructuration complète de son capital. En effet, en prévision de sa privatisation d’ici à 2012, la KDB (Korea Development Bank), actionnaire majoritaire de KAI, va vendre ses parts. Dans son sillage, il est probable que les autres actionnaires, Doosan Infracore, Samsung Techwin et Hyundai Motors, se désengagent, laissant de la place à des investisseurs étrangers, probablement derrière un chef de file national.

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La Corée devient un acteur majeur dans la production de cellules photovoltaïques

La situation énergétique de la Corée se caractérise par sa pauvreté en énergies fossiles avec plus de 96% des énergies primaires importées en 2007. Il s’agit principalement du pétrole (46%), du charbon (24%) et du GNL (14%). Si les énergies renouvelables représentent moins de 2% de la consommation coréenne d’énergie électrique, leur utilisation a progressé de 50% entre le premier semestre 2008 et le premier semestre 2009. Parmi ces énergies, la production photovoltaïque (PV) présente l’un des plus forts potentiels. Selon les derniers chiffres de l’association européenne pour l’industrie PV, en 2008, avec 274 MW, la Corée s’est classé en 4ème position du classement des pays membres de l’IEA pour les nouvelles installations PV, derrière l’Espagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. La capacité de production installée cumulée a atteint 351 MW à la fin de l’année.

Cette progression rapide des installations est due en partie à l’ambitieux plan 100 000 toits équipés à l’horizon 2012, et son programme très incitatif  de subventions en faveur des particuliers et des établissements publics. Le potentiel de croissance des installations PV demeure cependant très important. D’ici 2012, la Corée devrait produire 1,3 GW d’électricité d’origine solaire, puis 2,7 GW en 2013 selon l’institut de recherche coréen Display Bank.

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Si la demande en installations PV augmente rapidement, l’offre coréenne est également en plein boom. Ainsi, les installations PV coréennes utilisent de plus en plus de modules, mais aussi de cellules solaires produites en Corée. Selon les chiffres du ministère de l’économie, les cellules fabriquées localement comptent à présent pour 30% des cellules utilisées dans les installations locales, soit 50% de plus qu’en 2008. Cette évolution se fait au détriment des importations d’origine japonaise (Sharp, Kyocera). En effet, même s’ils ne se sont pas lancés les premiers dans l’aventure du PV, les chaebols Samsung, LG et Hyundai rattrapent rapidement leur retard grâce à des armées de chercheurs et de grandes ressources financières qui leur permettent d’ouvrir de nouvelles lignes de production à un rythme élevé. Après avoir triplé entre 2007 et 2008, la capacité de production de cellules des fabricants coréens continue d’augmenter rapidement en 2009 et cette dynamique rappelle la course aux équipements dans l’industrie des semi-conducteurs il y a quelques années.

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De plus, les industriels collaborent étroitement avec les universités et instituts de recherche du pays : Korean Institute of Energy Research (KIER), Korea Electronics Technology Institute (KETI), Korea Institute of Science and Technology (KIST), Korea Research Institute of Chemical Technology (KRICT), Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI) ou encore Korea Electric Power Research Institute (KEPRI) pour introduire régulièrement des procédés innovants. Enfin, on peut noter qu’en janvier 2008, l’entreprise coréenne Jusung Engineering a signé un accord de collaboration avec le Commissariat à l’Énergie Atomique français (CEA) portant sur le développement de cellules solaires silicium à haut rendement.

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Le prix des communications mobiles fait débat en Corée

Dans un récent rapport de l’OCDE qui compare les prix de la téléphonie mobile dans 30 pays en août 2008 pour différents paniers d’usages des utilisateurs (faible, moyen ou important), la Corée se distingue par des prix au dessus de la moyenne. L’étude montre par exemple que la facture annuelle des usagers moyens des pays membres s’élève à 336 USD, alors que les Coréens déboursent eux 343 USD.

Certes la Corée n’est pas classé de la même façon selon les différents profils d’usagers, et se positionne par exemple avantageusement sur le prix des messages textes (SMS), mais la tendance générale de prix élevés est confirmée par une étude de l’agence coréenne pour la consommation (KCA), qui compare les tarifs locaux à ceux pratiqués dans 15 pays (de l’OCDE, plus Hong-Kong et Singapour). Celle-ci place l’opérateur leader SK, qui détient plus de la moitié du marché en Corée, parmi les 3 opérateurs les plus chers du panel.

Or les Coréens dépensent 7% de leurs revenus dans les services de télécommunications, autrement dit 3 fois plus que la moyenne des habitants de l’OCDE. Et même si lors de sa campagne présidentielle en 2007, le président LEE Myung-Bak avait promis une baisse de 20% du prix des communications mobiles, celle-ci n’a pas eu lieu. Cet été, les médias et les autorités coréennes ont donc relancé le débat et accentué la pression sur les opérateurs SK Telecom, Korea Telecom, et LG Telecom. Ainsi, le régulateur des télécoms (KCC), veut promouvoir l’entrée de nouveaux acteurs, MVNO en particulier, pour renforcer la concurrence.

Si les opérateurs ne s’opposent pas au principe de diminution des prix, ils rejettent l’idée d’une réduction de leur marge opérationnelle, pourtant estimée par les analystes à 12% en 2008. En effet, ils mettent en avant les lourds investissements en infrastructures nécessaires pour maintenir l’avance de la Corée en termes de réseaux mobiles.

Le régulateur les invite donc à réduire leurs dépenses marketing qui représentent 40% de leurs coûts au deuxième trimestre 2009, alors que leurs homologues dans d’autres pays se limitent à 20%. Cette solution a ses limites. En effet, la diminution des budgets marketing est synonyme d’une réduction de la subvention opérateur sur les terminaux, autrement dit de l’augmentation du prix à l’achat des appareils pour le consommateur. Cette dernière option ne serait donc pas sans effet sur la fréquence de renouvellement des appareils. C’est donc toute l’industrie du mobile, dont les fabricants de terminaux Samsung et LG, qui est concernée par ce débat.

Finalement, une solution commerciale partielle émerge avec la multiplication d’offres quadruple-play internet-TV-téléphonie fixe-téléphonie mobile permettant d’accéder aux différents services à prix préférentiel.

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Le déclin de Chrysler et General Motors profite surtout à Hyundai-Kia

Depuis 2008, l’industrie automobile américaine est en pleine restructuration. De 24% au premier semestre  2008, la part de marché additionnée de General Motors et Chrysler sur le marché américain a chuté à 20,1% sur la première moitié de l’année 2009. Dans le même temps, celle du groupe coréen Hyundai-Kia a progressé de 3,3 points à 12,1%.

Evolution des parts de marché aux Etats-Unis entre le 1er semestre 2008 et le 1er semestre 2009

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Motor Intelligence, 2009

Cette progression est le fait d’une part de l’évolution de la demande des consommateurs américains, qui se tournent de plus en plus vers les modèles plus petits et moins gourmands en carburant proposés par les constructeurs asiatiques.

Mais cette nouvelle répartition des ventes s’explique aussi par une nette amélioration de l’image des marques coréennes Hyundai et Kia. Ces dernières ont su gagner la confiance des consommateurs américains en prouvant leur fiabilité, et en améliorant sensiblement le design et le confort de leurs véhicules : Sonata, Elantra ou encore Genesis, une berline qui a reçu de nombreux prix dont celui de voiture de l’année 2009 au salon de Detroit.

Hyundai-Kia a par ailleurs enregistré une belle progression sur les marchés européens et asiatiques pour devenir, au 1er semestre 2009, le 4ème constructeur mondial derrière Toyota, General Motors et Volkswagen, et devant Ford et PSA, avec 2,15 millions de véhicules vendus selon Automotive News Data Center (à noter : Renault et Nissan sont considérés comme 2 entités distinctes dans ce classement).

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E-banking et M-banking en Corée

Grâce au déploiement précoce d’infrastructures d’internet à haut-débit, la Corée a connu très tôt le développement de nombreux services en ligne. Parmi ceux-ci, la banque est aujourd’hui l’un des plus utilisés.

Au premier trimestre 2009, on compte 52,1 millions d’abonnements à la banque en ligne en Corée, soit deux fois plus qu’en 2004. Les 19 institutions bancaires qui proposent ce service dans le pays enregistrent également 2,78 millions de clients entreprises, et là encore c’est deux fois plus qu’en 2004. Quand au volume mensuel des transactions, il est passé d’environ 240 milliards d’USD en mai 2004 à 570 milliards d’USD en avril 2009. En 2008, les transactions par internet représentaient ainsi ¼ de toutes les transactions bancaires enregistrées dans le pays.

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Nombre d’abonnements à la banque en ligne en milliers, BOK, mai 2009.

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Transactions bancaires en ligne en milliards de wons, BOK, mai 2009.

Parmi cette population, au 1er trimestre 2009, 9,15 millions de personnes utilisent ce service depuis leur téléphone portable, soit deux fois plus que fin 2007. Pour accéder à ce service, communément appelé M-banking, apparu en Corée en 2003, environ 55% des utilisateurs disposent d’une carte à puce embarquée sur leur téléphone : IC Card émise par la banque, ou USIM émise par l’opérateur télécom. Mais cette solution est de plus en plus souvent remplacée par un programme logiciel à télécharger (dit Virtual machine) qui ne nécessite pas de matériel particulier.

Les opérations les plus populaires sur le mobile sont le transfert d’argent et la consultation de diverses informations financières : taux de change, historiques de transactions, etc. En 2008, le volume de transactions en M-banking était en moyenne de 3,6 milliards d’USD par mois, en augmentation de près de 50% par rapport à 2007.

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Les usages de la RFID en Corée du Sud

Le rôle déterminant de l’Etat et des organismes publics

Depuis 2004, le développement parallèle de la technologie RFID (Radio Frequency Identification) et des réseaux de capteurs USN (Ubiquitous Sensor Networks) est activement encouragé par l’Etat coréen au travers de différents ministères : économie, commerce et industrie, défense, pêche et affaires maritimes, environnement, santé, réunification qui ont tous participé au financement de projets pilotes dans leurs domaines de compétences respectifs. Le service des achats des administrations, les services vétérinaires, les musées, les aéroports (Incheon, Gimpo, Jeju), et les ports (Busan, Incheon) ont également beaucoup investi dans ces technologies.

Les villes ubiquitaires : un terrain d’expérimentation

Le développement des technologies RFID/USN est aussi étroitement lié au concept coréen de villes ubiquitaires (U-cities). Il s’agit de villes nouvelles désignées par le gouvernement fortement équipées en RFID/USN. Il y en a déjà une soixantaine. Ces installations y complètent idéalement les infrastructures de communication internet à très haut-débit (fibre optique, Wibro) pour donner accès à une multitude de services publics améliorés (sécurité, santé, circulation, parking, etc) qui caractérisent ces « villes du futur ».

Les chaebols : commanditaires et maîtres d’œuvres

Parallèlement aux initiatives publiques, les industriels coréens contribuent aussi au développement des technologies RFID/USN, en tant que fournisseurs privilégiés mais aussi en tant que consommateurs pour leurs propres besoins, portant l’investissement total à 740 millions d’euros en 2008, soit deux fois plus qu’en 2007. Les industriels coréens de l’électronique ou de l’automobile se sont par exemple équipés pour optimiser la gestion de leur chaîne logistique.

La demande, émanant du secteur public comme du privé, a offert d’importants débouchés aux industriels coréens maîtres d’œuvres : Daewoo Information System, LG Hitachi, Samsung SDS, Samsung S1, SKT, KTF, KT Future Technology, Hyundai Information Technology, CJ Systems, KPC, Cyberlogitech, KMI et quelques 240 entreprises coréennes. L’augmentation rapide de la demande en équipement a permis à ces industriels, déjà spécialistes de la micro-électronique, d’industrialiser leur processus de fabrication et de diminuer leurs coûts pour être compétitif sur les marchés internationaux. Ainsi, alors que le prix d’une étiquette RFID fabriquée en Corée était d’environ 1,6 USD en 2004, il est aujourd’hui de moins de 0,15 USD.

RFID

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GM Daewoo, Ssangyong Motor : 2 constructeurs en difficulté aux destins différents

En Corée comme ailleurs, les constructeurs automobiles sont touchés par la crise. C’est en particulier le cas de deux constructeurs mineurs GM Daewoo et Ssangyong Motor, respectivement 7% et 2% du marché local dominé par Hyundai-Kia (81% des ventes au premier trimestre 2009). GM Daewoo est détenu à 72% par le géant américain General Motors qui vient de déposer le bilan le 1er juin. Ssangyong Motor, dont l’actionnaire principal est le groupe chinois SAIC, a pour sa part déposé le bilan en février dernier.

Exportations

Exportations, KAMA, 2009

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Ventes domestiques, KAMA, 2009

Ssangyong Motor : une restructuration difficile

Actuellement sous protection judiciaire, le constructeur est en cours de restructuration et doit prouver sa viabilité avant le 15 septembre 2009. Le plan de sauvetage prévoit la suppression de 2600 postes, soit un tiers des effectifs, et nécessiterait l’injection de liquidités à hauteur de 200 millions d’USD.

Mais les mesures de licenciement sont rejetées par les puissants syndicats de l’automobile. L’entreprise, paralysée par une grève générale, a préféré fermer provisoirement son usine principale de Pyeongtaek. Pris en tenaille entre ses créanciers et les syndicats, les dirigeants ont donc peu de marge de manœuvre, ce qui compromet l’avenir de Ssangyong.

Cependant, des rumeurs lui attribuent de possibles repreneurs au Moyen-Orient où les habitudes de consommation correspondent bien à sa gamme de SUV. Ceci pourrait permettre d’éviter sa liquidation.

GM Daewoo : un actif stratégique que General Motors entends développer

Pour GM Daewoo, l’avenir est moins sombre. Si l’on en croit son PDG Michael Grimaldi, la restructuration de General Motors devrait épargner la filiale coréenne. Aucune des 4 usines implantées en Corée, ni celle du Vietnam, ne devrait être fermée ni même souffrir de licenciements. En effet, la filiale coréenne demeure l’un des actifs les plus sains du groupe, et sa plus importante base en dehors du territoire américain. En 2008, ses 17 000 employés ont contribué à 23% de la production mondiale de la compagnie.

GM Daewoo devrait même profiter de cette restructuration. Ainsi, les mesures qui viennent d’être annoncées par General Motors indiquent pour la filiale coréenne un objectif de 157 000 unités exportées vers les Etats-Unis en 2014 contre seulement 37 000 en 2008. En effet, GM Daewoo est spécialisé dans la fabrication de véhicules compacts (Matiz, Lacetti par exemple) dont la popularité est croissante sur tous les marchés.

Par ailleurs, la KDB, banque nationale coréenne, qui est l’un des principaux créanciers de GM Daewoo, pourrait accorder au constructeur un nouveau prêt de l’ordre de 800 millions d’USD en contrepartie de garanties sur le transfert de technologies et la production de modèles électriques et hybrides sur le territoire coréen.

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Les plateformes d’applications logicielles pour terminaux mobiles en Corée du Sud

Avec 95% de la population équipée d’un téléphone portable, le marché coréen des équipements de téléphonie mobile arrive à saturation. En revanche, la démocratisation de la 3G (40% des abonnés), des forfaits data illimités à tarif réduit (trois millions d’abonnés), et l’éclosion du marché des smartphones, nourrissent une forte croissance de la demande en contenus, services et applications logicielles pour le mobile. Bien que certains services fournis par les opérateurs comme la télévision mobile personnelle par satellite (deux millions d’abonnés), la VoD (vidéo à la demande), les jeux en réseau ou le paiement mobile soient bien développés, il n’existe en revanche pas encore de place de marché pour les applications logicielles pour mobile mettant en relation directe développeurs tiers et usagers.

Alors que les grands fabricants de terminaux mobiles comme Nokia, Sony Ericsson, RIM et Palm ont déjà ou s’apprêtent à lancer leur service, les Coréens Samsung, LG et Pantech & Curitel hésitent à se lancer sur le marché domestique. En effet, le succès de ce type de plateforme dépend pour beaucoup des contenus disponibles et donc de l’intérêt des développeurs. Or nombre d’entre eux se détournent du marché local pour développer des applications en anglais destinées au marché international, où, au passage, ils rencontrent un certain succès. De plus, pour les jeux, marché principal en Corée, certains éditeurs peuvent être découragés par l’examen du Game Rating Board, commission du ministère de la Culture, qui applique une censure stricte selon l’âge de l’utilisateur.

Devançant les fabricants de terminaux, c’est SK Telecom, l’opérateur mobile leader, qui a décidé le premier de lancer sa plateforme, en test à partir de juin, puis en version commerciale en septembre 2009. A la différence d’Apple, SK proposera des applications multi-terminaux, multi-marques et multisystèmes d’exploitation. KT, son principal concurrent, pourrait suivre dans l’été. Enfin, le ministère de la culture, l’agence pour la promotion de l’industrie du logiciel (KIPA), et le fournisseur d’accès à internet Dreamline collabore au développement d’une plateforme de contenus multi-opérateurs www.wapool.co.kr

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Les minis et compactes gagnent du terrain en Corée du Sud

En Corée comme ailleurs, avec la crise économique, la consommation de biens durables et en particulier d’automobiles a ralenti. Cependant, toutes les catégories de véhicules ne sont pas touchées de la même façon.

Ainsi, ces derniers mois, la part de marché des minis (moins de 1000cc) et compactes (jusqu’à 1600cc) n’a cessé d’augmenter au détriment des autres gammes. Certes, cette tendance est constante depuis 2005, mais l’effet crise l’a accentuée en 2008 et début 2009. Les minis ont ainsi gagné 9 points de parts de marché entre 2007 et 2008 pour se stabiliser autour des 14% début 2009. Par ailleurs, les ventes de compactes qui avaient connu un recul de 2 points sur l’année 2008, sont fortement reparties début 2009 pour atteindre 28,5% des ventes contre 25,3% en 2007.

Aujourd’hui, pour la première fois, la combinaison de ces 2 catégories représente plus de 40% des ventes sur le marché coréen. Cette forte croissance s’est principalement répercutée sur les ventes de berlines de taille moyenne (jusqu’à 2000cc) et de véhicules tout-terrain, alors que les plus grosses berlines ont mieux résisté.

Cliché

Au premier trimestre 2009, les modèles les plus vendus ont été l’Avante et l’i30 de Hyundai, la Forte de Kia, et la Lacetti Premiere de GM-Daewoo, des véhicules d’entrée/milieu de gamme, faibles consommateurs en carburants. Avec la mise sur le marché prévue durant l’été de la nouvelle version de la SM3, son véhicule le plus compact, Renault-Samsung espère bien profiter de cette tendance.

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Interview YunHo Chung, managing partner at Veyond Partners

I will start  with a really vast topic. Which are according to you the roots of Korea’s advance in telecoms ? The role of the successive governments, the large investments from the chaebols, the consumer habits ?

I think there can be several reasons of the Korean advance in the telecoms industry and I want to point out 3 things as the big factors. number 1 could be the role of the government, number 2 can be a strong telecom companies role, number 3 can be the very high demanding customers.

Number 1 can be the government sector. Government is very crucial especially for the telecoms related infrastructure. For 10 years, we have been thinking the broadband as a very utility kind of thing. It’s a very useful thing but at the same time we regard it as a social infrastructure. That means government should invest a lot of money and time and ressources and we thought that this kind of thing was very much led by the government. First, we developed our own technology, not only by the goal of the big companies but also by the Korean R&D organizations such as ETRI. ETRI is one of the leading telecom related R&D organization with very talented people. They created very strong technologies and provided them to the private sector. Another explanation is regulation. Regulation does not allowed many competitors to get to the market because it’s a very heavy investment. Every private company when they invest want to get a lot of ROI from there. So if there is a lot of players the investment will not be properly lay down. So for example in Korea we do not have MVNO. If there is a lot of MVNO out there the competition could be so tenace and not many people would be interested to lay down the infrastructure. In European arena there are such companies like Virgin Mobile, but in Korea, still MVNO is not allowed which means the private companies have the chance to make a lot of money and the government regulated to promote competition in a very efficient way.

Number 2 reason as  I told you can be the very active and strong role of private companies such as Samsung or LG. Those players sell a lot of handsets and new technologies. At the same time we got very big companies called KT and SK which are the service providers. There is a very good combination between the service providers and the manufacturers. Also Korea is a very concentrated country so it’s much easier to lay down the broadband infrastructure and make money from that.

The last thing can be the very high demand of the customers. Korean customers are well known for adopting new things compare to European or American people who are not very fascinated by the new technologies, Korean are very technology driven and at the same time we have the tendency to work very hard or very fast. In korean we have the word pali-pali. We have to work very hard and we are hastening in many ways, we dot no accept very slow things. This whole combination made Korea one of the leading country in terms of the telecom industry.

Recently Korea have seen KT, the leading landline phone operator, merge with its subsidiary KTF, the second mobile operator of the country, will we see more concentration in telecoms ?

I think that Korea is now nearly the ending stage of the consolidation. There is a very strong tendency that the telecom companies are trying to have everything under one roof, which means KT the biggest fixed line company is now embracing its subsidiary company KTF, the second largest mobile operator. Not only they have fixe et mobile, they also have IPTV, internet portals, things like that.

Number 2 group can be SK. They have a very strong presence in the mobile sector and also very strong in the internet sector because they have a subsidiary called  SK Communications widely known for its social network service named Cyworld. About one year ago they acquired a broadband company called Hanaro Telecom now renamed SK Broadband. So they have SK Broadband, SK Communications, SK Telecom, SK Telink for the long distance calls. These are the two big players.

The other possibility you can see is the consolidation of LG Group. LG has a very strong position in Electronics especially as a handset maker but at the same time they have the number 3 mobile network : LG Telecom, and they have a strong recent move to broadband using the bakcbone of the broadband called LG Powercom. What we can predict is these 3 big players will be competing and I don’t think there will be much more room for other players except KT, SK and LG will play a critical role and I think the consolidation is nearly done. Maybe there will be some new players, but they will be niche players, they cannot become the main driving force.

So this is about the operators, now what about the manufacturers ? Since the Wipi is not mandatory anymore in Korea, do you expect any significant change in the hierarchy of phone manufacturers in the local market ? Can Nokia or Sony-Ericsson gain significant market shares ? With traditional terminals or smarphones ?

I am asked this question very often by foreign experts, the correspondant of the Wall Street Journal asked me the same question last year. If I say the conclusion first, yes, I am sure there will be more possibilities for foreign players. When you talk about the 5 big handsets makers, Number 1 is Nokia, Number 2 is Samsung, Number 3 is LG, Number 4 is Motorola, Number 5 is Sony Ericsson. In Korea, Samsung and LG are dominating the market. There is no Nokia, there is no Sony Ericsson,  Motorola is in Korea but not that big.

But the point is the handset industry is changing a lot recently with the arrival of the iPhone. We are now moving away from the traditional handset to the smart handset. In Korea RIM (Blackberry) arrived and some specific smart handsets companies like HTC or Sony Ericsson with Experia. I think there is a good opportunity for the foreign players. But having said that, you have to understand that Samsung and LG are really strong players and having doing this business for many years and they do have also the bargaining power, they know the very demanding Korean consumers. There is not a very high possibility for players who are not able to fill their needs. Samsung and LG are testing their very good handsets in Korea while Nokia is competing in Korea with a very old outdated model. Why should koreans get interested in this old fashioned model. If they want to come to Korea, they have to come in a more appropriate way and I am sure for that reason, and this is my personal opinion, that RIM and the iPhone will make some good impact because they have very specific technologies edge and at the same time very good features. I don’t think others will be very powerfull especially Motorola, Sony Ericsson, or Nokia are not anymore sexy to people.

Between their high investments in Wibro and the little success of the service, Korean operators are in an uncomfortable position. What is the future of Wibro according to you ?

Wibro, in other words mobile Wimax has a mixed outcome in different countries. I think that Wibro will no perform very well in Korea because there is already good infrastructures. We have already FFTH, we are in the stage of 3.5G with HSDPA/HSUPA and also very strong connections with broadband, Wifi is very much deployed, so why should we use the Wibro ? Wibro is a Korean developed technology so the governent wants to make it a success but the private companies are not anymore interested by it because if they want to lay down the infrastructures it will cost a lot and it will not give the required ROI.

But when we talk about the emerging countries, such as India, China, Russia, Southern America many countries lack the broadband infrastructures. Using traditional bradband infrastructures cost a lot but Wimax is a relatively cheap and easy to use and already commercialy proven so it’s much better than LTE. LTE is still evolutionary and can’t be in the market before 3 or 4 years time. Wibro is growing very fast especially in countries of central Asia like Kazakhstan, Afghanistan so I think that even if it is not a success in Korea, it will work very well in other countries.

Despite a very high adoption rate, mobile TV can be considered as a commercial failure in Korea. According to you, what is the appropriate business model : subscription or advertising-based and why ?

Korea is well known as a pioneer of mobile TV and among the different technologies standard like DMB or DBBH, we adopted DMB. DMB technology can be divided in two categories. One is the satellite DMB operated by TU Media, again a subsidiary of SK Telecom and another which is terrestrial DMB operated by the traditional broadcasters.

S DMB and T DMB are operated under different models : T DMB uses the advertisement model which is quite natural for broadcasters but S DMB cannot rely on advertisment because mobile TV is a relatively new medium and not may advertisers will trust this one and in order to make the ROI they have to charge a lot subscribers. Mobile TV was successful in terms of the deployment but not in business terms because the companies who are operating the DMB are not making good money. The reason is that there is many alternatives out there. DMB is good when you are out on the move but mobile TV doesn’t provide you the full experience because it is a very small thing. The quality is very great but at the same time this has limits. I can use T DMB without paying so why people should use the S DMB which is at least 10 dollars a month.

I think the advertisement model will work well. One good example of success is American, even not from the mobile TV sector, it is the growing power of Hulu.com which is an advertisement based model. Hulu is free, driven by advertisement and provide really good content which is the good combination. People are becoming more and more picky so they are not going to pay. I personally think the advertisement model will work much better.

Even in a period of crisis when advertisers are cutting their budget ?

I have been studying in UK so I know the situation in UK quite well, people who wants to watch the English Premier league they cannot watch on BBC, they have to buy the SKY satellite and they pay a lot of money, but people are watching that because there is content. Content is always the king and if I am a big fan of English Premier League either I go to the pub or I buy satellite TV.

So paying model might work with very specific high quality content ?

Of course. There is someting very interesting in Korea. Koreans are very fascinating by baseball, TU Media had the exclusivity of the World Baseball Classics this year. At that time people subscribed a lot which means for exclusive content, people are willing to pay. I can predict that contents such as adult contents, such as specific news, let’s say Bloomberg will work as you cannot see on T DMB.

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La fin du WIPI obligatoire suffira-t-elle à ouvrir le marché coréen du mobile aux fabricants étrangers ?

Depuis le 1er avril 2009, les fabricants de téléphones portables n’ont plus l’obligation d’embarquer le WIPI sur les terminaux destinés au marché coréen. Le WIPI (Wireless Internet Platform for Interoperability) est une plateforme logicielle, spécifique à la Corée, qui sert d’environnement d’exécution pour les programmes et applications sur les mobiles. Les seuls terminaux non équipés du WIPI disponibles en Corée : HTC Dual Touch,  Blackberry étaient jusqu’alors réservés à la clientèle professionnelle.

Même s’il perd son caractère obligatoire, les fabricants coréens pourraient continuer à utiliser ce standard. En effet, il facilite la création de contenus et leur diffusion en rendant les applications tierces compatibles avec tous les terminaux et quelque soit l’opérateur. En revanche, la suppression du WIPI marque un tournant pour les fabricants étrangers qui, à l’exception de Motorola, se refusaient jusqu’à présent à produire des terminaux spécifiques pour le marché coréen. Désormais ils pourront proposer les mêmes produits qu’ailleurs dans le monde.

Si la suppression du WIPI, synonyme d’ouverture du marché, est un progrès, elle ne doit pas laisser penser aux fabricants étrangers qu’elle leur suffira pour s’imposer sur le marché coréen. En effet, la compétition reste inégale tant les 3 fabricants coréens sont dominants. Samsung, le n°2 mondial capte 50% du marché local, suivi de LG (28%), et Pantech & Curitel (18%). Par ailleurs, les fabricants étrangers doivent garder à l’esprit que les attentes des consommateurs coréens en termes de fonctionnalité sont particulièrement élevées (télévision mobile personnelle, solution de paiement, etc).

En revanche, le marché naissant (1% des ventes de terminaux mobiles en 2008), mais prometteur, des smartphones, offre de belles perspectives. Pour concurrencer le Samsung T-Omnia, et le LG Incite, Nokia et Sony-Ericsson viennent respectivement d’introduire leurs modèles Navigator 6210 et Xperia. En revanche, bien qu’attendu depuis des mois, l’iPhone d’Apple manque toujours à l’appel. Il faut cependant relativiser le potentiel des smartphones. En effet, s’ils séduisent les opérateurs télécoms qui voient dans les nouveaux usages complémentaires à la téléphonie (Internet, VOD, etc) un relais de croissance, les consommateurs ne les ont pas encore adoptés massivement car leurs prix restent élevés (450 à 750 USD).

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Internet mobile et Wibro en Corée

En Corée, 40% des abonnés à la téléphonie mobile utilisent les réseaux mobiles de troisième génération (3G) et peuvent donc se connecter à l’internet haut-débit sur leur téléphone portable. Cependant, comme ailleurs, l’ergonomie des terminaux  et le coût du service constituent des freins à la migration des usages de l’internet fixe vers le mobile. Depuis un an environ, ces usages se développent grâce à un équipement croissant en téléphones à grand écran et smartphones d’une part, et d’autre part à la généralisation de forfaits data illimités à faible coût (4 à 6 euros par mois), auxquels ont déjà souscrit 3 millions d’abonnés.

Par ailleurs, la connexion des autres terminaux mobiles, en particulier les netbooks, se fait principalement par 3G, Wifi (20 000 hotspots) et Wibro (version coréenne du Wimax). Depuis son lancement en 2006, malgré des investissements importants, le Wibro a attiré seulement 170 000 abonnés, et les opérateurs hésitent à soutenir cette technologie de crainte de cannibaliser leurs services 3G.

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La VOIP en Corée

Les opérateurs télécoms coréens ont également mis du temps à développer les services de VOIP pour le grand public. A partir de 2004, aux côtés des services de PC-to-phone (soft phone comme Skype et USB phone), des opérateurs spécialisés ont commencé à proposer la VoIP phone-to-phone sur des terminaux spéciaux (IP Phone). Puis en 2005, les opérateurs de téléphonie fixe classique ont obtenu des licences et sont donc entrés sur le marché avec l’obligation d’utiliser un préfixe spécifique pour la numérotation (070).

Mais c’est véritablement en 2008, avec la suppression de ce préfixe, et grâce à des politiques commerciales plus agressives de la part des opérateurs que le marché a décollé. Ainsi le nombre d’abonnés a été quasiment multiplié par 4 entre mars 2008 et mars 2009, à 3 millions de ménages abonnés, soit 12% des utilisateurs de la téléphonie fixe. Avec 1,3 millions d’abonnés, contre 74 000 fin 2007, l’opérateur leader LG Dacom s’octroie aujourd’hui 43% du marché. Samsung Networks (400 000 abonnés), KT (390 000) et SK Broadband (270 000) se partagent le reste du marché avec les câblo-opérateurs qui fournissent ce service à 400 000 foyers.

De plus, l’introduction dans les mois prochains de la portabilité du numéro devrait favoriser la croissance du marché local. La VOIP domestique pourrait ainsi atteindre 5 millions d’utilisateurs fin 2009. Selon une étude Maekyung Research, à moyen terme, près de 3 abonnés coréens à la téléphonie fixe sur 5 envisagent de passer à la VOIP, pour des raisons économiques mais aussi pour profiter des services additionnels proposés par les opérateurs, comme la vidéo-téléphonie.

Par ailleurs, les opérateurs cherchent à séduire les clients professionnels dont l’ARPU est supérieur à celui des ménages. Ainsi, aux côtés des opérateurs grands publics, des prestataires comme Samsung Networks et SK Telink s’intéressent plus particulièrement à ce marché, et se démarquent en proposant des services additionnels à leurs clients : messagerie d’entreprise, communication de groupe, ou encore appels vidéo.

En termes de revenus, le cabinet d’étude IDC Korea estimait le marché coréen des services de VOIP à  261 millions d’euros en 2008, soit 71% de plus qu’en 2007, et prévoit un marché de 851 millions d’euros à l’horizon 2012.

Marché coréen de la VOIP (en millions d’euros)

Untitled3IDC Korea, décembre 2008

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L’IPTV en Corée

La diffusion de chaînes de télévision en temps réel via internet (IPTV) a mis du temps à voir le jour en Corée. En effet, les acteurs historiques : câblo-opérateurs et chaînes hertziennes faisaient pression sur les autorités pour empêcher les opérateurs télécoms d’accéder au marché de l’audiovisuel. D’une part les câblo-opérateurs souhaitaient que le câble demeure le principal canal de diffusion des programmes télévisés, et d’autre part les chaînes hertziennes redoutaient la concurrence de nouveaux contenus. Seuls les services de VOD (vidéo à la demande) précurseurs de l’IPTV étaient donc disponibles. Mais la décision de la KCC (Commission coréenne des communications) d’autoriser les opérateurs télécoms à diffuser des programmes en direct a donné le feu vert pour lancer de nouvelles offres commerciales d’IPTV fin 2008. Les opérateurs télécoms ayant obtenu des licences : KT, SK Broadband et LG Dacom ont donc décidé d’investir plus de 2 milliards d’euros sur 5 ans pour développer leur plateforme et pour la création de contenus.

KT avait pris de l’avance sur ses concurrents en proposant, dès le 17 novembre 2008, une quarantaine de chaînes ainsi que des services interactifs, d’e-commerce ou de banque en ligne. En effet, en Corée, l’IPTV prend le sens d’un bouquet de services divers accessibles sur un écran de télévision en naviguant grâce à sa télécommande. KT annonçait déjà 780 000 abonnés fin janvier 2009. Mais après le lancement de leurs services en janvier 2009, SK Broadband et LG Dacom rattrapent leur retard en proposant respectivement 48 et 60 chaînes à leurs quelques 800 000 et 100 000 abonnés respectifs.

Marché coréen de l’IPTV

Untitled2Korea Communications Commission, septembre 2008.Ces estimations correspondent à un bouquet incluant la VOD et des services périphériques, en plus de la télévision.

Par ailleurs, le gouvernement finance le développement de services éducatifs utilisant cette technologie au travers d’un plan de la commission coréenne des communications (KCC) de 33 millions d’USD qui prévoit d’équiper à partir de 2010 plus de 11 000 écoles et 240 000 salles de classe.

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Internet en Corée du Sud en 2009, infrastructures et services

Les Coréens sont souvent perçus, à juste titre, comme des champions de l’internet. En janvier 2009, on recensait 15,5 millions d’abonnés à l’internet haut-débit fixe en Corée du Sud soit 5% de plus que l’année précédente. Ainsi 93% des foyers sont équipés d’une connexion à internet haut débit. De plus les PC Bang, ces 25 000 cybercafés du pays, sont aussi très fréquentés, en particulier par les amateurs de jeux vidéos en ligne. Les Coréens passent en moyenne 15 heures par semaine sur internet et s’y connectent à un débit moyen de 46 Mbps en réception.

Abonnés à l’internet haut-débit en Corée (en millions)

Untitled1Korea Communications Commission, mars 2009

Concernant les types d’accès à l’internet haut-débit fixe en Corée, c’est le câble et la fibre qui dominent,  avec respectivement 33% et 32% des abonnés, suivis par l’ADSL (24%), et la fibre optique (11%), alors que les connexions par satellite sont marginales. Depuis 2 ans, les opérateurs majeurs, dont le leader incontesté KT, investissent massivement dans les infrastructures de lignes FTTH (fibre optique) permettant des accès allant jusqu’à 100 Mbps. De plus, l’objectif du gouvernement est d’équiper, d’ici 2012, la totalité du pays d’un réseau de nouvelle génération (Broadband convergence Network) proposant un débit théorique de 1Gbps.

Paradoxalement, malgré des infrastructures de grande qualité, la Corée peut sembler moins mûre que la France sur le développement de la VOIP et de l’IPTV, ainsi que sur la convergence des différents services accès internet, VoIP et IPTV. Ainsi l’offre commerciale packagée de type « triple play » est relativement nouvelle. A partir d’un boîtier unique (set-top box), les prestataires locaux proposent aux clients de souscrire à la carte à 2, 3 services, ou plus : Internet, téléphonie fixe sur IP ou non, téléphonie mobile, Wibro (Wimax mobile) et IPTV. A titre indicatif, pour une période d’engagement longue, un service de type « triple play » incluant accès Internet + VOIP + IPTV peut être souscrit pour 35 000 wons ou environ 20 euros.

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Le gouvernement coréen décide d’une prime à la casse

Les autorités coréennes viennent d’annoncer une « prime à la casse » pour l’achat d’un véhicule neuf en remplacement d’un véhicule âgé de plus de 9 ans. Cette mesure, applicable à compter du 1er mai et jusqu’à la fin de l’année 2009, concerne les véhicules particuliers et commerciaux, quelque soit leur origine et leurs caractéristiques techniques. Les automobilistes bénéficieront d’une réduction de 70% sur les taxes à l’achat et sur les frais d’immatriculation dans la limite de 2,5 millions de wons, soit 1400 € environ.

Fin 2008, on comptait 5,48 millions de véhicules admissibles en Corée, soit 33% du parc automobile national. Les autorités espèrent la vente de 250 000 véhicules supplémentaires sur 8 mois. A titre de  comparaison, la prime à la casse française de 1 000 € a bénéficié à 70 000 acheteurs depuis décembre 2008. En Allemagne, la prime de 2 500 € aurait déjà attirée 600 000 demandes en 2 mois.

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